07/08/2007

La saga des chatons continue sur http://ustream.tv/channel/campesino

5755bc28478c9fee572e2811334d6fbd.jpgLes chatons de Crna ont un succès phénoménal, et ça se passe s'est passé sur la chaine internationale dédiée CrnatTV sur Ustream.tv en direct live !

 

Rejoignez le channel interactif et chattez avec des passionnés de Crna et ses 6 chatons du monde entier grâce au "chat" associé !

A bientôt... 

Sponsorisé par Blogdimension.com, le moteur de recherche Web 2.0!

Credits photo: NB 

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The saga of Crna's kittens goes on was broadcasted on CrnaTV, a Ustream dedicated live webTV channel.

Join Crna's community and discuss about various topics in the associated live chat.

See you soon on CrnaTV! 

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Photo: NB

 

Et un clin d'oeil à TomaGladiator pour qu'il gagne son concours 

26/06/2007

Un miracle de la vie dans un appartement sans âme de banlieue !

/tag/nature/4237acc07383662c4016d16323f35910.jpgJe vous avais déjà parlé de la facétieuse Črna, la petite chatte noire qui me tient compagnie encore quelque temps.

Et bien elle a fait une nouvelle bêtise la nuit dernière. Elle a donné naissance à six petits chatons tigrés. Et oui, elle est comme ça Črna ! Quand elle a envie, elle va jusqu'au bout de ses envies.

Alors que s'est-il passé ?

A la campagne elle a toujours eu peur du gros matou rustique qui trainait dans le jardin.

Mais en ville, mademoiselle semble bien plus disposée à compter fleurette. Que voulez-vous c'est une girlie 2.0 Črna !

Comme l'appartement que j'occupe dans cette petite banlieue dortoir parisienne est au rez de chaussée la chatte n'est pas autorisée à sortir. Non pas que je sois un tortionnaire mais la précédente, Bagheera, s'est échappée un soir et puis a disparu pour toujours dans la nuit noire. Elle était déjà assez agée. Elle est peut-être partie se chercher une cache pour son ultime voyage.

Quant à Črna, c'est à la faveur des chaleurs d'avril qu'elle a répondu à la pression de ses instincts de reproduction.

Une fenêtre était entrebaillée et, déterminée à réaliser son destin de jeune chatte parisienne, elle a pris la tangente de façon très opportuniste. Trois jours d'absence et d'inquiétude... Alors que cette s..... façon "Femme du boulanger" de Marcel Pagnol faisait la noce.

"Ah ! Te voilà, toi ? Regarde, la voilà la Pomponnette... Garce, salope, ordure, c'est maintenant que tu reviens ? Et le pauvre Pompon, dis, qui s'est fait un mauvais sang d'encre pendant ces trois jours ! Il tournait, il virait, il cherchait dans tous les coins... Plus malheureux qu'une pierre, il était... Et elle, pendant ce temps-là avec son chat de gouttières... Un inconnu, un bon à rien... Un passant du clair de lune... qu'est-ce qu'il avait, dis, de plus que lui ?"


En définitive, Črna est revenue de son aventure un peu amochée, apeurée et surtout... affamée !

Ha ! Comme quoi les humains servent à quelque chose ;-)

Donc résultat des courses, hier soir entre minuit et deux heures du matin, j'ai pu assister en "live" au miracle de la vie de l'espèce felis domestica.

J'en ai fait un petit reportage photo et vidéo que je vous livre ci-après.

Album photo
(Mode photo par photo recommandé pour bénéficier des commentaires loufoques. Le mode diaporama est en "muet")

--> Voir l'album photo 


Vidéo en ligne


Six chatons, tous tigrés et multicolores comme le monde, sont nés de cette union d'un soir. Si vous en voulez un, faites le moi savoir. Ce serait dommage de les donner à des non bloggeurs ! Ha ! Il resteront avec leur maman environ deux mois, le temps qu'il faut pour qu'ils soient sevrés. On leur souhaite à tous un trajet vital bienheureux.

Ensuite, ce sera sans déchirements que leur maman les priera de... prendre la poudre d'escampette ! Faut pas pousser tout de même ! Y a une vie de chatte... après !

17/06/2007

La promenade plantée : entre nature reconstituée et étonnement architectural, pour une balade alternative dans Paris

ff44f08deeca8af17f89dbc6a04ef08b.jpgLa Promenade plantée est une sorte de "ligne verte" au coeur de Paris. Elle traverse le 12e arrondissement depuis Saint-Mandé jusqu'à l'opéra de Bastille. Sa longueur est de 4,5 km. Mais en réalité elle peut trouver sans forcer un prolongement logique vers le Bois de Vincennes jusqu'à Nogent sur Marne.

Et si on est un fana de "walking", rien n'empêche ensuite de continuer (ou de démarrer)  sur les bords de Marne qui offrent eux aussi un peu de nature urbaine.

Cette "coulée verte" est une ancienne voie ferrée recyclée en une astucieuse promenade plantée et arborée. Elle a été aménagée de telle sorte que les piétons aussi bien que les cyclistes et les aficionados du roller puissent l'utiliser en bonne intelligence. Les voies ont en général été conçues pour que ce petit monde puisse coévoluer pacifiquement sans trop se gêner (en particulier au niveau des tranchées à l'est).

A pied, le segment parisien se parcourt en une bonne heure. Toutefois, ce délai est difficilement tenable vu le nombre de curiosités inattendues qui s'offre aux promeneurs. Il est exclu d'éviter les pauses photos, les moments d'étonnements architecturaux et autres farnientes...

La Promenade plantée trouve son inspiration quelque part dans le mythe des antiques Jardins suspendus de Babylone enfin de Sémiramis pour être plus juste, voire Ninive pour ajouter encore plus à la confusion.

On peut s'aventurer à dire que cette idée d'urbanisme représente l'une des merveilles de Paris. Recycler une ancienne voie de chemin de fer encombrante et à l'abandon en une artère végétale en plein Paris est plutôt une bonne idée. L'alternative aurait été de la  bétonner ou de l'offrir aux prédateurs immobiliers. Remarque, dans un tout autre registre, on aurait pu imaginer un énorme mall (galerie commerciale). Enfin, cela n'a pas été le parti pris de la ville de Paris et c'est tant mieux !

Si vous aimez les surprises urbanistiques, les créations jardinières déroutantes et un peu de calme relatif au sein de notre grande Babylone à nous alors la Promenade plantée est une balade providentielle !
 
Vous ferez l'expérience de vallées encaissées et sombres de l'ancienne voie ferrée transformée en espaces verts, des tunnels réhabilités avec parfois une touche artistique, des allées rectilignes bordées de tilleuls fleuris, des prairies rationnelles en pleine ville, des passerelles qui bougent, des canyons architecturaux, des canaux méridionaux, des bambouseraies, des jardins quasi-tropicaux, des fleurs "Téquila sunrise"...

Profitez d'une jolie soirée d'été, l'heure de fermeture est à 21:30 du 15 mai au 31 août. De plus, en fin de journée la lumière est plus propice pour vivre une scénographie spéctaculaire.


Accès

Au niveau de l'Opéra de Bastille --> Prendre le Viaduc des Arts en surplomb de l'Avenue Daumesnil --> Poursuivre en hauteur jusqu'au Jardin de Reuilly  --> Foncer tout droit Allée Vivaldi --> Traverser la série de tunnels et s'engouffrer dans les anciennes tranchées --> Arrivée : Porte  Dorée --> Poursuivre vers le Bois de Vincennes pour prolonger l'aventure cosmopolitaine.

Equipement indispensable : l'appareil photo.

 

Reportage

Ce samedi après-midi n'augurait rien de bon : un ciel assombri, un sentiment de solitude, un besoin latent d'activité... Bref le cocktail idéal pour une sieste ou un sabbat oeucuménique.

Mais il se trouve qu'O., mon ami d'enfance, me fit part du même état d'âme. Une heure après, nous nous retrouvons devant chez lui pour une session de walking de deux heures. Notre point de départ fut le Bois de Vincennes au niveau du RER Fontenay-sous-Bois et le point d'arrivée rue de la Roquette pour une terminaison en toute cohérence dans un restaurant.

Voici quelques flashes de notre trekking urbain :

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- Fin -

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04/06/2007

Alors Erinaceus... concolor ou europaeus ? (le retour)

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Le Furtif, un lecteur régulier de ce petit blog, me fait parvenir deux magnifiques photos d'un hérisson qui s'est complètement domestiqué, semble t-il.

 


Cet hérisson participe donc à la gamelle du chien qui le laisse faire avec bienveillance.

Vraiment deux images fabuleuses démontrant qu'un animal sauvage peut se sentir très à l'aise parmi les humains, pourvu que ces derniers le laissent tranquille.

Bravo donc à Le Furtif pour avoir su capter ces exceptionnels instants de vie ! Merci pour le respect que tu portes à la Nature !


Devinette : à quelle sous-espèce appartient cet hérisson : Erinaceus... concolor ou europaeus ?

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27/05/2007

Spectaculaires essaimages

9c1c516e9c5ae77599432e8cefbfd56f.jpgIl y a peu le jardin de la petite maison enfouie dans la végétation a été le théâtre d'un phénomène spectaculaire : un symphonie bourdonnante de vie.

Ce lopin de terre perdu aux confins de la Brenne et de la Touraine abrite depuis un an une douzaine de ruches. Elles ne m'appartiennent pas.

Un apiculteur local avec qui je fus mis en contact a déterminé que l'exceptionnelle situation du terrain augurait d'une récolte de miel pleine de promesses.

Ce lopin de prairie est à l'écart de toute pollution industrielle. Pour être honnête, il borde un champ qui est copieusement arrosé par un agriculteur. Or, visiblement, cet agriculteur est un tant soit peu consciencieux pour ne pas utiliser des produits de traitement léthaux pour les hyménoptères (Gaucho et Régent interdits !). Les colonies que j'héberge semblent bien se porter pour le moment aux dires de l'apiculteur.

Moi-même je n'utilise aucun produit de traitement. Je laisse faire la Nature. Parfois, je déplore des ravageurs (pucerons) qui s'attaquent aux rosiers ou cerisiers et les flétrissent. Toutefois, j'accepte ces inconvénients afin que les règles de la Nature soient toujours privilégiées au dépens de celles des hommes.

La Nature est la cause et sa propre solution.

La prairie fleurie et tondue qu'occasionnellement ainsi que la présence du verger ont convaincu l'apiculteur d'y placer ses ruches. Cette année il en a même rajouté deux supplémentaires. Cela me rassure sur la qualité de l'emplacement de la maison.

Au départ, l'apiculteur avait proposé de payer un loyer pour placer ses rûches.

C'est quelque chose que j'ai refusé. Le deal est le suivant : il donne quelques pots de miel produits par les abeilles du jardin et en échange il fait ce qu'il veut avec ses abeilles sur le terrain.

Mais au-delà de ce "deal", je suis aussi gagnant sur d'autres tableaux en acceptant des ruches sur le terrain.

En effet, les abeilles vont accroitre la pollinisation du verger et donc vraisemblablement favoriser l'obtention de fruits (cerises, mirabelles, prunes, poires, pommes...).

A ce propos, lorsque j'ai visité le Jardin des Parfums et Epices à l'île de La Réunion, j'ai attentivement écouté les propos du guide aux allures fantasques qui nous expliquait les secrets du monde des végétaux. Il nous a posé la question de ce qui se passerait si les abeilles venaient à disparaitre. La réponse a été foudroyante... De dramatiques crises alimentaires et des famines que l'humanité aurait beaucoup de difficultés à résoudre et serait probablement amenée à s'éteindre. Déjà Einstein en son temps avait prédit une telle hypothèse.

En effet, c'est la pollinisation qui permet à la fleur de produire le fruit. Cette pollinisation est plus ou moins bien assurée par le vent. Mais l'action du vent est limitative. En fait, ce sont les insectes qui sont les principaux acteurs de la pollinisation. Et en particulier les abeilles, papillons et autres insectes spécialisés.

Après un an de présence de ces ruches, un phénomène impressionnant s'est produit chez moi : un essaimage.

Je n'ai pas assisté moi-même à cet évènement. Mais mon ancêtre en fut le témoin. Et, en bon reporter, il me transmet les photos ci-après.

L'étrange société des abeilles

Une colonie d'abeilles (une par ruche) est constituée d'une unique reine, de quelques centaines de faux-bourdons (durant la belle saison) et d'ouvrières dont le nombre peut s'échelonner de vingt à cent mille individus ainsi que d'œufs, larves, nymphes (couvains).

La vie et l'organisation des abeilles nous ferait peur à nous humains. Ainsi, la reine n'a pour seul rôle que de pondre ses grosso modo 2 500 oeufs par vingt-quatre heures !

Retenons qu'au départ une reine est une larve comme les autres. Cette larve lambda ne devient reine que parce qu'à un moment donné de sa vie les ouvrières se sont mises à la nourrir de gelée royale puis de continuer à lui réserver ce régime. Alors pourquoi et sur quels critères se basent les abeilles pour se mettre à programmer une reine, je ne saurai vous dire ? Un instinct de groupe et coordonné ? Je demanderai à l'apiculteur.

Donnez de la gelée royale à vos enfants et peut-être deviendront-ils rois ou reines !

Comme il ne peut y avoir qu'une seule reine par colonie, le premier travail de la première reine née est d'identifier les larves de futures reines et de les tuer. Parfois il y a un combat à mort entre deux reines nées en même temps. Et vous savez comment ça se passe ? C'est pas celle qui pique qui gagne !

Ensuite cette reine devra s'accoupler au cours d'un vol nuptial sous la forme d'une impressionante nuée faite de mâles surexcités. J'espère qu'il me sera donné un jour d'observer ce phénomène. Mon petit côté voyeur sûrement !

Et comme chez beaucoup d'espèces, ce sont les mâles les plus opportunistes qui féconderont la reine (il en faut plusieurs pour remplir sa spermathèque). Or, en donnant sa semence, le mâle meurt sur le coup en laissant son appareil génital dans la reine. Je vous invite à voir ou revoir ce dramatique film franco-japonais autour du thème de l'Eros et Thanatos, l'amour fusionnel et passionné qu'est L'Empire des sens. Vous vous imaginerez peut-être mieux le monde des abeilles avec la scène finale du film. Le faux-bourdon n'a pas d'autre rôle. Il est incapable de se nourrir (sa trompe est trop petite !). Celui qui survit devient indésirable car inutile à la colonie. Il est chassé.

A partir de là, la reine ne va avoir pour occupation durant les jusqu'à cinq ans de sa vie que de pondre. Elle ne fait rien d'autre. Tout le reste est géré par les ouvrières.

Encore une bizarrerie, un mâle nait d'un oeuf non fécondé (il faut que je vérifie ce point auprès de mon ami apiculteur car cela me semble tout simplement stupéfiant).

Alors qu'est-ce que l'essaimage ?

L'essaimage survient, lorsque la ruche est pleine à craquer de miel. A ce moment là, les ouvrières se mettent à élever quelques reines. Et fatalement, l'une des nouvelles reines voit le jour. Avant la naissance des nouvelles reines, l'ancienne reine à pour réflexe (peut être à la suite d'un stimulus hormonal) de quitter la ruche avec la moitié de la colonie. Cette organisation est un véritable mystère.

C'est cela qu'on appelle l'essaimage. L'essaim s'envole alors dans un fracas assourdissant pour se fixer provisoirement sur la branche d'un arbre proche. Certaines abeilles, les éclaireuses, vont ensuite partir à la recherche d'un site propice pour fonder une nouvelle colonie.

Il est très important à ce moment crucial et rare de prévenir l'apiculteur afin qu'il récupère l'essaim et sa reine pour les installer dans une ruche.

Voyez par vous mêmes le talent de l'apiculteur qui accomplit cette tâche sans aucune protection. La personne qui l'assiste munie d'une combinaison d'astronaute est mon père qui a pu en même temps réaliser ce mini reportage. 

d41e008e87189b4d3da4f15ad36b332f.jpgL'essaim se fixe sur un arbre proche.
 

 

  


65cc4f4c4f3507eac923e104208a108b.jpgL'essaim formé autour de la reine restera compact jusqu'à ce qu'un emplacement favorable soit trouvé pour fonder une nouvelle colonie.
 

 

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L'apiculteur arrive pour récupérer l'essaim et sa reine. 

 

 

 

 

 
1bdf894151dff9b09ce9b240666c62b2.jpgEt hop ! 

 

 

 

 

 


3d718f5b084c1aca7344392a43b9ee46.jpg On enfume un peu.

 

 

 

 

88d8ba1422fde99a1a74aea587d377da.jpg Maintenant il faut récupérer le deuxième essaim (essaim  secondaire).
 




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 Et voilà l'artiste !

 

 

 

 

 

Les abeilles semblent sensibles à certains dégagements hormonaux de notre peau, notamment celles de la peur. Elles auraient tendance à devenir agressives en présence de ces substances. Et si vous écrasez une abeille, quittez vite les lieux ! L'abeille écrasée émet une hormone d'alerte risquant d'attirer une nuée complète de ses congénères. En dehors de cela, même si vous n'êtes pas trop "hormonal(e)", il vaut mieux éviter d'être dans la trajectoire d'envol des abeilles (de sud à ouest) pour éviter de vous faire piquer (je sais de quoi je parle).

Il y aurait tant de choses à dire sur les abeilles. J'ai eu l'occasion de dialoguer avec plusieurs apiculteurs d'origines différentes. J'ai noté que c'étaient toutes des personnes passionnées au regard pétillant et d'une douceur remarquable. Ca m'a fait un peu m'interroger sur les approches, attitudes et orientations de vie à envisager pour la recherche d'une existence la plus harmonieuse possible.

 

Pour en savoir un peu plus...

Le site perso d'un apiculteur passionné (merci à cet apiculteur pour la qualité de son site de vulgarisation que j'ai dégusté patiemment pour apporter du contenu utile à cette note)

Apiculture (Wikipedia) 

Traité Rustica de l'apiculture (c'est l'ouvrage que mon ami apiculteur m'a prêté. Il doit donc être utile)

 

NB : ne m'en veuillez pas si vous constatez des informations approximatives ou inexactes. Je ne suis pas apiculteur moi-même ! En revanche, signalez-les moi afin que je corrige. 

19/05/2007

Les petits êtres de chez nous (2)

/tag/nature/medium_Le_Furtif_Herisson.jpgJe profite de cette fin de semaine pour ajouter un petit être de chez nous. Cette magnifique photo de hérisson semble être celle d'un Erinaceus concolor (le petit sympa, originiare d'Europe centrale et orientale). Apparemment, il ne s'agit pas d'Erinaceus europaeus, ou hérisson commun, plus gros à la truffe humide et un peu "puant".

Pour en être bien sûr, il faudrait vérifier la couleur du pelage sur son poitrail. S'il est clair il y a des chances que ce soit le concolor. A l'inverse, il se pourrait bien que ce soit l'europaeus. Il me faudrait d'autres photos de plus près pour confirmer.

Ce qui me surprend c'est que l'habitat du concolor est situé davantage en Europe centrale et orientale. Je dois sûrement me tromper dans l'identification. Je suis preneur de toute précision pour résoudre cette énigme.

Pour une fois, la photo n'est pas de moi. J'en ai bien quelques unes mais il faudrait que je les scanne. De plus, elles ont été prises hors contexte (capturé, puis relâché). C'est Le Furtif qui m'envoie amicalement cette photo-ci ! Le Furtif est disons un presque voisin du Berry. Il a dans son jardin un visiteur peu farouche qui aime bien se restaurer dans la gamelle du chien.


Merci au Furtif pour ces compléments de vie et de ta fidélité sur ce blog !

NB : de belles vues de hérisson sont aussi à admirer du côté de la tanière numérique de Din-Diu.

12/05/2007

Les petits êtres de chez nous

Voici quelques animaux que l'on trouve couramment dans nos jardins campagnards. Et bien d'autres encore qui ne se laissent pas prendre.

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  Musaraigne

 

 

  

 

medium_IMG_0217.jpgLapin de Garenne









medium_IMG_0330.jpgEcureuil









medium_IMG_2110.2.jpgRagondin







medium_IMG_0269.jpgLézard (appelé aussi Lisette)

 

 

 

 

 

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  Couleuvre

 

  

 

 

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  Mésange

 

 

 

 


medium_IMG_1206.jpg Grenouille (Rainette)

 

 

  

  

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  Abeilles

 

  

 

 

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  Mante religieuse

 

 

 

 

 

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  Araignée "tarentule"

 

 

 

  

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Lucane cerf-volant

 

 

 

 

medium_IMG_1983.2.jpgSorte de hanneton noir

19/04/2007

Country song : Coocoo's song

Une campagne bruyante, une Nature obsédante !


podcast
 

NB : régler le volume à fond !

12/04/2007

Sacrés humains !

/tag/nature/medium_IMG_0881.jpgVous les humains, vous êtes très étranges... Je vous observe avec vos gestes rapides et saccadés. Vous êtes toujours à courir, à vous précipiter. Vous êtes toujours en mouvement, à changer les objets de place. Puis vous les remettez au même endroit. Mais cela n'a aucun sens !

J'étais tranquillement allongée là sur cette couette douillette à me reposer. Je réfléchissais à ma prochaine tactique. Pourquoi voulez-vous encore me déloger ? Laissez cette couette tranquille. Vous êtes encore en train de vous agiter.

Quand je chasse vous me raflez toujours ma proie. Vous ne comprenez pas ! J'ai passé des heures à attendre là sur le tas de bois, que cette chose poilue que je convoite depuis plusieurs jours sorte enfin.

medium_IMG_1364.2.jpgVous dites tout le temps : "Laisse ce petit campagnol tranquille !". Mais c'est quoi au juste un campagnol ? Je ne comprends rien à votre cha(t)rabia.



Vous me dites que j'ai suffisamment à manger. Manger ? Vous me gavez deux fois par jour de ces "croquettes" qui ont toujours ce même goût salé et fumé. Toujours cette même couleur de terre. Et vous vous mangez pleins de trucs de toutes les couleurs et qui sentent si bon. Moi aussi j'en veux du poulet. Et pourquoi je n'en ai pas moi ? Mais vous êtes fous ! Pourquoi vous jetez le gras du rosbif ? Et vous ne pensez pas à moi ?

medium_IMG_2241.jpgEncore vous ? Mais laissez-moi tranquille ! Pourquoi vous me tripotez sans arrêt et me grattez tout le temps entre les deux oreilles. J'étais en paix et vous venez encore m'importuner. Bon très bien alors ! Puisque ça vous fait plaisir je vais ronronner alors. Je sais que vous aimez bien quand je ronronne. Vous pensez que vous avez du pouvoir sur moi, que vous me dominez. Mais attention, deux minutes hein ! Pas plus, autrement je sors mes griffes.

"Aïe !" Quoi "aïe" ? Ben je vous avais dit, deux minutes. Mais vous ne m'écoutez-donc pas ? Et maintenant vous me jetez parterre. Mais ça va pas la tête ?

/tag/nature/medium_IMG_1478.jpg Comment ça je suis "casse pieds" ? Mais j'ai envie de me frotter à vos jambes moi ! Hé pardi ! C'est l'heure de manger. Vous avez dix minutes de retard. Bonjour la ponctualité. Ha, tu veux pas me donner à manger ? Et bien tu vas voir, je vais m'accrocher à ton pantalon, tu vas voir ce que tu vas voir, jusqu'à ce que tu comprennes que je veux manger. M-A-N-G-E-R ! C'est clair non ? Tiens pour la peine je vais te scratcher ton document sur l'ordi !

Non, je n'irai pas faire mes besoins dans la caisse ! Je regrette, je ne fais pas dans une caisse qui sent pas bon. Moi je ne fais que dans une litière parfaitement propre. Je préfère la baignoire. C'est plus sympa, y a de la place, c'est blanc et ça sent bon. Et ben quoi ? Vous aussi vous vous asseyez sur ces machins blancs. Pourquoi pas moi ?

Oh non, pas ça ! Mais qu'est ce qui vous prend encore avec votre petit instrument de torture ? Comment ça mes griffes sont trop longues ? Mais je ne vous ai rien demandé moi ! Moi je m'occupe de mes griffes toute seule. Les charnières de porte et le canapé c'est bien fait pour ça, non ? Foutez-moi la paix un peu ! Allez circulez !

medium_IMG_0843.jpg Mais laissez-moi sortir ! Vous voyez pas qu'il y a une mésange là. Comment ça je ne sors pas sur le rebord de la fenêtre ? Mais la mésange elle, si je ne sors pas, elle va finir par s'envoler ! Voilà pfuit, maintenant la proie à plumes s'est envolée. C'est malin ! Bravo ! Vous êtes de vrais boulets !


Quoi chut, il fait nuit ! Mais moi je ne dors pas ! J'ai dormi toute la journée ! C'est pas parce que vous ne voyez rien la nuit que tout le monde est comme vous. Puisque je vous dis que j'ai vu un truc qui bougeait par la fenêtre ! Oui. Deux yeux phosphorescents de l'autre côté de la rue. Mais pourquoi elle est fermée cette fenêtre, bon sang ? Waouw ! Quel beau matou. Il est si musclé, si puissant, si beau avec son pelage blanc et tigré et sa truffe rose. Rrrrrr ! Mais laissez-moi sortir. Vous voyez pas qu'il m'appelle ? Mais c'est qui celle-là, qui lui tourne autour ? Ha ! C'est la pimbêche du pavillon d'à côté ! La petite bourge birmane là, toute permanentée. Mais il a aucun goût lui ! Mouais... vraiment aucun goût !

Bon, puisque vous m'avez torpillé mon plan, ben vous allez voir, ha ha ! Déjà toi-là qui te dit mon maître ! Paf, je te saute sur le ventre ! Ouch ! Bien fait ! Ah pardon, pardon, je savais pas que tu dormais. Ca t'apprendra à pas me laisser sortir.

C'est quoi ces longs poils là sur le canapé ? On va pas commencer à mélanger les poils là ! Mais à qui ils sont au fait ? Des poils aussi longs, c'est pas des poils de chat ça ! Mama mia ! Ah je vois ! On dirait qu'il y en a un peu moins en ce moment... Dommage, j'aimais bien m'amuser avec.

medium_IMG_0484.jpg Bref c'est pas mes oignons ! Moi ce que je veux c'est manger et qu'on me foute une paix royale.


11/11/2006

Désir de nature : fondements sousjacents et motivations personnelles

/tag/nature/medium_IMG_1598.jpgCe mois-ci, cela fera cinq ans que je suis devenu ce qu'on appelle un peu péjorativement un néorural, ou un rurbain, si vous préférez. Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'exprimer ici même, nous sommes tous, moi, vous, cher lecteur ou chère lectrice, quelque part des ruraux. Regardez bien autour de vous, vos origines, vos parents, vos voisins... Chacun de vous peut revendiquer une origine campagnarde (au sens large du terme) : bretonne, picarde, auvergnate ou méridionale, voire même plus lointaine encore. Pour certains, leurs sources sont aussi là-bas, loin, dans le bled. Là où un soleil incandescent et une terre âpre rendent l'homme humble et mystérieusement attaché à ses racines. Mêmes nés en ville, nous disons souvent et assez fièrement : "Je suis fils ou fille de..., petit-fils ou petite-fille d'un authentique...". Nous disons beaucoup plus rarement "je suis un pur parisien !". Comme si la facinante capacité d'attraction qu'exerce cette magnifique ville sur nous était contrebalancée par la volonté de ne pas s'y identifier.

Beaucoup d'entre-nous avons pour refuge une maison familiale idéalisée située quelque part dans un village ou un hameau ou, pour certains, de l'autre côté de la Grande Bleue. Une maison qui nous sert de matrice et de lieu de retrouvailles avec les nôtres, avec nous-mêmes. Ainsi est faite la France d'aujourd'hui, un subtil mélange de cultures, influences et couleurs qui présage, malgré un difficile travail de fusion de ses différentes composantes et origines, un avenir hors du commun pour notre nation. Serons-nous le Brésil de l'Europe ? Une bienheureuse synthèse du monde. Est-ce si grave de perdre un petit peu de notre identité pour retrouver au final quelque chose de plus complet, de plus abouti ? La France de demain, ce pays que nous aimons et qui est envié de tous. Garder le coeur et accepter de modifier légèrement la coquille externe. Voici quelques pistes tentant d'expliquer une probable origine de ce désir de nature et de campagne basé sur un parcours personnel. Mais chacun d'entre vous concerné par une soif inextinguible de nature pourra remplacer à sa guise les variables de ces observations par ses propres expériences.

 

Enfance


Pour ma part, né dans une banlieue de type "9-3" peu après que les pavés se soient tus, j'avais pour vocation initiale à devenir un citadin, un fils des cités et des tours (ce que je reste à tout jamais puisque c'est, d'une certaine façon, codifié dans mon numéro de Sécurité Sociale. Il faut bien être né quelque part !) si je n'avais eu la chance providentielle d'être mis, dés ma plus primitive enfance et ce plutôt brusquement, au contact de la Nature. Parfois, certains évènements douloureux s'avèrent être des clés inespérées pour comprendre que le bonheur peut être simple. En l'occurrence, vivre au contact permanent de la Nature me rend heureux mais aussi dépendant d'elle. J'ai donc passé quatre merveilleuses années du côté ensoleillé des Alpes, là où on ne sait plus très bien si ces chaînes de montagnes sont dolomitiques, karstiques ou dinariques ! De parents slovènes, j'ai donc vécu en Slovénie à l'époque où celle-ci n'existait pas véritablement. C'était une des six républiques de la fédération de Yougoslavie. Et c'est donc là-bas que mon ADN s'est enrichi du chromosome supplémentaire N comme "Nature". Le territoire de l'ours, du lynx, du chamois et du grand tétras. Le pays des immenses et obscures forêts de sapins dans lesquelles les slovènes et à l'instar de tous les peuples slaves aiment perpétuer les traditions familiales dans leurs cabanons en bois.


Post-adolescence

A ce premier stigmate enfantin, s'ajoute aussi, à l'adolescence, telle une nouvelle strate géologique, une ouverture sur le monde et un parcours vital disons mouvementé. Les années 80 et 90 permettaient encore de voyager en relative sécurité dans des régions du monde qui font rarement partie des brochures touristiques d'aujourd'hui. J'ai donc eu l'opportunité de trainer sans grandes contraintes parentales, mais en contrepartie avec peu de moyens, dans la partie orientale de la Turquie (le Kurdistan), le Pakistan et les fameuses zones tribales, dans la toundra lapone, soit avec des copains un peu fracassés comme moi soit seul. Vous imaginez bien comment ce spectacle, c'est vrai parfois un peu dur, de paysages grandioses et la rencontre de peuples qui vivent simplement entourés de leurs chèvres, sans confort, ou souvent même survivent, peuvent imprimer à tout jamais des sentiments et des points de vue forts dans le coeur et l'esprit d'un jeune homme ! A chaque escapade correspond une expérience presque mystique contribuant à affiner un peu plus le caractère futur du néocampagnard que je suis aujourd'hui.


Age adulte

Même durant mon service militaire, je n'ai pas échappé à ces expériences avec la Nature. Comme par hasard, je suis tombé en 1992 dans un régiment un peu "pêchu" comme on dit, à Mutzig en Alsace, le célèbre 153ème R.I.. Et bien, c'était un régiment plutôt semi-disciplinaire avec des unités commandos. Cette période, encore une fois, m'a permis d'approfondir ma relation avec la Nature. En effet, j'ai participé à de nombreuses manoeuvres en pleine nature, dans les Vosges, le plateau de Valdahon, Bitche, puis en Bosnie Herzégovine dans le cadre du second mandat de la Forpronu en tant que casque bleu. J'y ai vécu des moments mentalement et physiquement difficiles. La nature, à l'Armée, je l'ai reniflée et touchée intimement avec mon corps, en rampant. J'ai trainé ma peau frileuse, sous un treillis F1, dans la boue, le froid et l'humidité. Mais au final, avec ces nombreuses années de recul, l'Armée m'a fait découvrir une nouvelle facette de la Nature, celle de la nécessité de survivre. Et en matière de survie, c'est la Nature qui offre les meilleures options.

Puis, plus tard, lorsque j'ai sauté à pieds joints dans la vie professionnelle, mon histoire de Nature ne s'est pas arrêtée là. Pour des besoins professionnels, j'ai eu la chance de faire deux séjours en Russie. L'un de six mois en 1991 dans la région du Nord-Caucase à Rostov-sur-le-Don, là où le fleuve Don se jette dans la Mer d'Azov puis la Mer Noire. L'autre en 1994-95 dans une petite ville chimique (Torzhok) enchâssée dans la vaste plaine forestière, la taïga, située entre Moscou et St Petersbourg. Ce dernier séjour a duré un an et demi. La Russie est omniprésente de Nature. Elle est recouverte d'une alternance d'étendues, en apparence monotones, constituées d'immenses forêts de conifères, de bouleaux, de steppes, de marécages aux abords desquelles il n'est pas rare d'entendre le hurlement plaintif du loup. Toujours cette présence envoûtante de la Nature. C'est à cet âge aussi de célibat un peu tardif qu'on dispose encore de quelques ressources pour se faire des "trips". On prenait l'avion avec insouciance pour traverser continents et océans, sans avoir conscience d'un quelconque réchauffement climatique. D'autres paysages, d'autres impréssions, d'autres lieux surprenants à découvrir : Dakar, Pétra, l'Amérique... tous avec une dimension nature unique !


L'âge "entre-deux", comme le bon Cantal

Et puis fatalement, on fait un jour la rencontre de sa vie. A ce moment, je me suis dit :"Mon gars, c'est fini ta soif de Nature !". Et bien, j'ai eu la chance de rencontrer celle qui allait devenir mon épouse. Loin d'être une pure citadine, mon épouse, d'origine languedocienne, est aussi proche de la Nature. Elle est fille de la garrigue et de la mer. Certes, les temps ont changé : il est de plus en plus risqué ou coûteux de partir découvrir ensemble le côté encore vierge et sauvage de notre planète. Je ne dis pas que c'est impossible. Or, de tels voyages représenteraient maintenant, pour nous, faute de ressources et de temps, les voyages d'une vie. Ainsi, nous rêvons de Kirgizstan, de Mongolie, d'Inde, d'Himalaya et de déserts du monde entier. Chacun a des rêves de voyages fous. Mais nous sentons bien que cela restera dans le domaine de l'onirique tellement ces voyages nous semblent inacessibles pour le moment, vu notre situation professionnelle, familiale ou individuelle. Et puis, une certaine forme de tourisme de masse commence à me perturber. Je me sens  de moins en moins à l'aise, même si je connais quelques agences qui pratiquent une forme de tourisme solidaire. Il y a quelque chose qui devient de plus en plus artificiel pour certaines destinations.

Nous avons effectué quelques sauts de puces calibrés exactement à la semaine par-ci, par-là plutôt au soleil. Mais cela ne pourra plus durer très longtemps. Le monde est de moins en moins sûr et notre capacité à prendre l'avion va peu à peu diminuer que ce soit pour des questions environnementales, économiques ou géopolitiques. Aujourd'hui, nous découvrons la Nature simple, accessible et proche. Celle de la cueillette des champignons, des randonnées dans la forêt ou la neige, celle des petits animaux du jardin. Il s'agit d'une Nature un peu plus douce, plus pacifiée, plus domestiquée, mais cela reste de la nature.Dans quelques années, cette nature de proximité sera la seule qu'il nous restera.

C'est donc cette patiente accumulation de sensations personnelles distillées par la vie et la chance d'avoir rencontré une compagne qui est enthousiaste à l'idée de migrer vers plus de Nature qui nous a incité à entreprendre ce projet de restauration d'une ancienne maison de journalier située dans le Berry aux portes de la Brenne en pleine Nature. Nous sacrifions  beaucoup d'autres choses et mettons l'essentiel de nos économies dans les travaux, au fur et à mesure des disponibilités. Nous avançons lentement mais nous y mettons beaucoup de coeur. Nous ne sommes pas pressés.


Vieillesse

Ce n'est pas encore le moment pour moi de vous dire quoi que ce soit sur cette période de la trajectoire vitale. Je ne suis pas encore rendu à cette case-là du grand jeu de la vie, même si j'ai le sentiment que l'horloge tourne de plus en plus vite. Je parie que si j'atteins ce stade de la vie, la Nature continuera à jouer un grand rôle. Souvenez vous dans le film Soleil Vert (de Richard Fleischer avec Charlton Heston), les dernières images projetées dans le mouroir sont celles d'une Nature inviolée. Alors passons directement à la conclusion.



Epilogue

Hormis nos motivations individuelles et notre attrait respectif pour la Nature, le choix de tenter l'expérience d'une installation en milieu rural procède également d'une vision assez pessimiste du mode de vie urbain dans lequel il n'y a pas que des aspects sécuritaires, de qualité de vie ou environnementaux qui entrent en jeu. Il y a quelque chose de plus que le seul malaise urbain. Je sais bien que tout est discutable, qu'il y aura toujours quelqu'un pour dire que vivre en milieu rural a tout autant d'impact sur l'environnement que vivre en ville. Que c'est écologiquement plus respectueux de vivre en habitat collectif qu'en habitat individuel, que la campagne c'est le royaume des pesticides et des rivières polluées. Nous savons tous cela. Nous savons que choisir ce mode de vie, après vingt ou trente ans de vie citadine, attire toujours des railleries ou des sourires en coin. Mais, pour nous, ce qui compte c'est de retrouver une vie plus naturelle, plus simple, plus calme avec le sentiment qu'en changeant nos habitudes nous parviendrons peut-être aussi à réduire notre empreinte humaine" sur la planète au quotidien. Il y a tant de maisons qui tombent en ruine à la campagne. C'est bien dommage.

Vivre à la campagne, c'est se fournir localement. C'est aussi composter, recycler, gaspiller moins. C'est la possibilité d'utiliser des matériaux naturels, le bois pour construire et pour se chauffer, par exemple. C'est aussi obtenir des produits de son potager et de son verger ou ceux de voisins. C'est s'adonner à des sessions de cueillettes saisonnières. Il y a de nombreux avantages mais aussi beaucoup d'inconvénients, en particulier pour trouver sa place à la campagne, pour s'insérer discrètement et de façon pérenne dans une organisation humaine préexistante, avec ses codes et ses rythmes que certains néoruraux viennent parfois bousculer, comme récemment à Sainte-Offenge-Dessous, où un habitant exaspéré a porté plainte contre un éleveur pour une histoire de tintamarre de cloches (clarines) de vaches. Même si dans le match mode de vie urbain vs mode de vie rural on peut arriver à un match nul, de mon point de vue, la campagne offrira toujours un degré de liberté supplémentaire, celui d'être proche de la Nature et de se retrouver soi-même.

Bien sûr, les motivations ou l'histoire personnelles qui poussent quelqu'un à devenir un néorural ne sont pas nécessairement les mêmes pour tous. Pour certains, s'installer à la campagne correspondra à une fuite de quelque chose. Pour d'autres, ce sera des retrouvailles avec un monde idyllique ou idéalisé. D'autres encore, chercheront à reproduire leur mode de vie urbain mais en remplaçant leur décor urbain par un décor rustique. Toutefois, ce que je puis affirmer, sans grand risque d'erreur, c'est que le néorural authentique aime la Nature. Son amour pour la Nature l'emporte sur son désir de confort. Même si les deux ne sont pas en opposition, surtout quand on a compris que la Nature nous fournit l'essentiel de ce dont nous avons besoin, depuis le logement jusqu'à l'estomac en passant par la paix intérieure. On ne s'engage pas dans une telle aventure, si on considère la Nature comme un élément hostile. Ainsi, si cette expérience s'avère peu concluante d'ici quelques années il ne sera jamais trop tard pour (re)devenir, cette fois-ci, un néourbain.

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