27/05/2008

Le blog "S'installer et vivre à la campagne"... vers un site collectif ?

1205624582.jpgChers petits lecteurs et lectrices,

J'ai créé ce blog en 2003. Et son succès ne tarit pas ! Ainsi vous êtes chaque mois plus de 5000 visiteurs uniques à consulter ces contenus axés sur la vie à la campagne... Et chaque mois affiche une croissance presque insolente en général supérieure au mois précédent.

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Je vous en remercie infiniment car vous avez permis à ce blog une longévité exceptionnelle !

Cela indique que ce sujet passionne de plus en plus de nos concitoyens.

Or, en ce moment il m'est difficile d'animer seul le site. Et vous l'avez sans doute remarqué car mes articles se font plus rares... Pour plusieurs raisons : personnelles et professionnelles. Ces raisons font de moi actuellement davantage un urbain qu'un campagnard. Mais ce n'est que temporaire car on ne peut pas lutter durablement contre "sa nature" profonde.

C'est pour cela que l'idée m'était venue d'ouvrir ce site à vous autres afin de vous le rendre car il vous appartient.

Ainsi chacun(e) de vous pourrait devenir un membre rédacteur et publier (ou dupliquer) ses points de vue sur le sujet "s'installer et vivre à la campagne" et tous autres thèmes philosophiques liés aux styles de vie ruraux et urbains.

Vous avez remarqué que le champ d'exploration est vaste puisque ce blog couvre aussi bien la nature, le jardinage, la réhabilitation d'une maison que des sujets sociologiques voire écologiques et technologiques (connectivité Internet en milieu rural !). Donc, chacun pourra y trouver un espace cohérent en rapport avec ses idées et opinions.

Le ton ici est libre et les commentaires polis et courtois en général. Les articles de fond son pédagogiques et ne cherchent pas à créer de polémiques. L'explication prévaut. Mais on a le droit de défendre ses convictions... dans le respect aussi bien des rédacteurs que des commentateurs.

Vous constaterez également que des liens publicitaires sont affichés, assez discrètement j'espère. Sachez que ces liens ne m'ont rien rapporté pour le moment. Toutefois, si le succès est au rendez-vous je suggère que ces revenus soient 1) soit partagés et restitués à tous les rédacteurs de ce blog devenu communautaire, 2) soit reversés à une association de votre choix ou à créer !

A ce propos, je suis aussi ouvert à créer une association permettant de fédérer ceux qui sont dans une démarche (ou réflexion) de migration de la ville vers la campagne et d'entraide entre les membres. Cela peut être l'un des prochains sujets à aborder dans le nouveau "S'installer et vivre à la campagne" communautaire.

Concrètement, si vous êtes partant(e)s pour co-animer ce site, c'est très simple. Faites-le moi savoir afin que je vous ouvre un compte vous permettant de publier et administrer ce blog. Actuellement, la formule prise auprès de l'hébergeur (Haut & Fort) ne permet pas de multiples comptes. Pour cela, il faut souscrire une option payante à 150 € / an. Je suis prêt à y souscrire s'il y a suffisamment de rédacteurs passionnés et impliqués.

Je serai particulièrement fier et honoré de transformer cette aventure au départ individuelle en un succès et une expérience collective.

Je compte beaucoup sur vous pour impulser une nouvelle dynamique au blog "S'installer et vivre à la campagne".

Bien à vous,

HK

12/01/2008

Je vous la souhaite Bonne et Heureuse !

2008 sera pour vous (aussi) peut-être une année de changements. En attendant, je vous souhaite d'accomplir tous vos projets.

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09/07/2007

No comment!

Certaines situations se passent de mots. Il suffit d'ouvrir grand ses oreilles et se laisser envahir par une ambiance. A bientôt !



podcast

 NB : pousser le volume à fond...

03/05/2007

Interfertilisations, un exemple de coopération entre les blogs et la presse magazine

medium_arrondir_25_couv.jpgEn début d'année, je vous avais dévoilé qu'un journaliste d'un magazine bimestriel s'était intéressé au blog "S'installer et vivre à la campagne". Je fus plutôt flatté qu'un journaliste de presse me contacte pour me demander de coopérer dans le cadre de la réalisation d'un dossier  thématique.

Depuis quelques temps, on a le sentiment que les médias traditionnels se méfient du développement fulgurant des contenus auto-produits par les internautes et publiés en ligne.

Ce journalisme citoyen est aujourd'hui impulsé en France par des plateformes telles Agoravox, Naturavox, leaders incontestés en "Francophonie", mais aussi des sites émergents tels YouVox.com.

Je fus donc agréablement surpris que le magazine "Arrondir ses fins de mois" me propose une sorte de partenariat sur un dossier "S'installer à la campagne".

Je crois tout simplement que l'initiative de ce journaliste visionnaire préfigure la manière dont les médias traditionnels devraient prendre en compte l'essor des contenus de type blogs et Web 2.0. Non pas en luttant contre un phénomène inéluctable d'auto-production de contenus, mais, au contraire, en travaillant main dans la main avec les bloggeurs (-ses)

J'ai trouvé cette approche d'interfertilisation entre la presse et la blogosphère particulièrement intelligente et novatrice !

Suite à cela, le journaliste de ce magazine m'a proposé une liste de sujets pour son dossier "S'installer à la campagne : économique ?". Il m'a donc suggéré de l'aider à synthétiser du contenu issu de mon blog et créer un ensemble de sujets cohérents en rapport avec une démarche d'installation à la campagne : logement, travaux, coût de la vie, autosuffisances énergétique et alimentaire, travail en milieu rural, scolarisation, etc. Bref des thèmes couramment abordés dans "S'installer et vivre à la campagne" !

Certains contenus, de grands standards, existaient déjà sur le blog. Cependant, pour compléter j'ai lancé plusieurs sujets ad hoc et créé une rubrique "Faque des champs" !

A ce propos, notre ami journaliste m'a confirmé que les commentaires sont tout aussi intéressants que les notes qui les suscitent. Ainsi, c'est vous, chère lectrice, cher lecteur, qui avez rendu possible la réalisation de ce dossier magazine par la précision de vos commentaires. Je pense en particulier à Baronette, Sofye, lalita, mamazon, Mabile, Glabou, Xavier de Zevillage, Le Furtif, Lightman de Testadaz, et tant d'autres...

Alors que dire maintenant ? J'ai parcouru donc ce N° 25 du magazine "Arrondir ses fins de mois". La couv' est un peu classique et aguichante type "Capital". Mais il ne faut pas s'arrêter à cela. Le contenu de ce magazine est tout à fait utile et intéressant. Comme le titre l'indique, le magazine ne propose que des bons plans de façon concrète, clarifiée et chiffrée : économiser 900 euros sur le couches pour les enfants, produits alimentaires remboursés par les fabricants, échantillons gratuits, etc.

Mais on trouve aussi des conseils pour ne pas se faire arnaquer. Enfin pour être plus vigilants ! Je pense que les 3 euros de ce magazine ne sont pas excessifs parce qu'ils vous feront économiser bien plus à travers les astuces dévoilées. Il est disponible dans la plupart des kiosques et ce jusqu'à fin juin.

Sympa. Ils ont même mis ma photo. C'est risqué. J'espère pour eux que cela ne diminuera pas leurs ventes ! :) Du coup, je sors un peu de l'anonymat. Je suis grillé !

Je note en résumé que la coopération entre bloggeurs et journalistes est une opportunité pour un journalisme un peu plus interactif que le journalisme classique.

Bonne lecture et merci à toutes et à tous d'avoir participé à cette expérimentation journalistique d'un genre nouveau.

Bonne continuation à "Arrondir ses fins de mois" et à l'auteur du dossier "S'installer à la campagne" !

17/02/2007

Le phénomène des cabanes

/s_installer_et_vivre/medium_IMG_1599.2.jpgLa cabane est une sorte d'atavisme qui accompagne l'humanité depuis le fin fonds des âges. L'homme a quitté la caverne pour façonner son habitat et être en conformité avec sa nature humaine. Il s'est affranchi du rôle protecteur de la forêt et des hasards de la géologie en devenant maître de son habitat. Lors de ce passage, un saut majeur a du probablement se produire au niveau du développement de son intelligence. En quittant l'abri naturel, il s'est affranchi de sa bestialité. Ce faisant, en adoptant un mode de vie en cabanes (ou huttes), l'homme a acquis un degré de liberté supplémentaire.

En effet, la cabane est légère, mobile, parfois démontable et transportable. Les habitants des steppes transportent leurs yourtes sur des centaines de kilomètres en fonction de la disponibilité des pâturages. C'est de l'IKEA avant l'heure ! Les cabanes, puis les villages de cabanes, sont aussi symboles de sédentarisation. Elles furent construites au bord des terres fertiles et des champs. La cabane donc est polyvalente puisqu'elle permet aussi bien la sédentarité que le nomadisme. Aujourd'hui, nos habitats en dur nous imposent un seul mode de vie. C'est en réalité même l'inverse qui se produit : le mode de vie nous impose la sédentarité et donc l'habitat en dur.

Après la dimension civilisationnelle de la cabane, on peut lui attribuer un rôle plus symbolique. Un rôle qui touche cette fois-ci l'individu ou la famille.

C'est ainsi que la cabane est devenue de nos jours un refuge. Un lieu pour s'éloigner des tracas de la ville. Mais un endroit aussi pour s'éloigner des siens, de sa famille momentanément comme le "banga" aux Comores et à Mayotte. Le "banga" est un refuge dans lequel les garçons aiment bien se réfugier et se mettre à l'écart de leur famille. Eventuellement pour y accueillir une petite copine. Ce "piège à filles" n'a rien de secret. Les traditions veulent cela. D'ailleurs, la communauté entière aide l'adolescent à construire son "banga". La cabane y a un rôle social. Le garçon fait de gros efforts pour la décorer aux goûts de la bien-aimée. Cela fait penser un peu à la parade de certains oiseaux !

Dans d'autres cultures, Slaves par exemple, on trouve la "datcha", "vikend" ou "vikenditza". Ce sont des lieux à l'écart de la ville et du foyer principal où les familles se retrouvent le weekend pour jardiner, se reposer, jouer ou pêcher. Ce phénomène "datcha" est presque une donnée incontournable pour les familles slaves quand elles ont quelques économies.

Dans les pays scandinaves on retrouve aussi ce type de cabane appelé "hytta". Ces maisons de bois sont aussi des refuges sur les chemins de randonnée.

Enfin, on ne pourrait pas terminer ce court texte sur le rôle de la cabane sans évoquer la "Fête des cabanes" ou Tabernacles chez les Hébreux. Ce moment du parcours religieux annuel des Juifs correspond à un moment où la Torah préscrit aux familles de prendre leurs repas voire dormir dans une cabane (une "Soukka") qu'ils auront construite eux-mêmes. La construction d'une "soukka" est un évènement familial. L'édification respecte des règles très précises. Cette fête serait une façon de se souvenir de la traversée du désert du peuple juif suite à sa fuite d'Égypte.

Il ya beaucoup de choses à dire sur la cabane et son rôle dans l'imaginaire.


Pour en savoir un peu plus

FAPE 2006, "Abris, cabanes et autres refuges"
Le "banga" à Mayotte
La "Fête des cabanes" ou "Soukkot"

 

A lire

Cabanons à vivre : Rêverie, écologie et conseils pratiques, Christian Lagrange

 

13/01/2007

Vers un début de notoriété pour ce petit blog ?

medium_IMG_1232.2.jpgPeu avant Noël, "S'installer et vivre à la campagne", petit blog décrivant les pérégrinations d'un urbain qui tente de s'installer à la campagne, a reçu la visite d'un commentateur un peu particulier. Ce visiteur venu d'une autre dimension médiatique est un journaliste de la presse magazine. J'étais à des années lumières de croire (espérer) qu'un jour le "quatrième pouvoir" s'intéresserait à cet alignement de chaînes de caractères bucolique, à cette 'fixette' sur la possibilité d'une vie meilleure quelque part entre nature et modernité !

Comment les hasards de la séréndipité (l'art de trouver quelque chose par hasard sans qu'on l'ait cherché) ont-ils pu amener un journaliste de la presse à accoster sa pirogue sur les rives numériques d'une vie au vert fantasmée ? Je l'ignore. Il n'existe pas encore de moteur de recherche blog entièrement dédié à la blogosphère francophone qui soit une référence universellement reconnue. Il en existe bien quelques uns (Blogdimension, par exemple), mais cela reste pour le moment très disparate contrairement au monde du web.

Peu importe, le fait que ce journaliste s'intéresse de près aux potentialités de la vie à la campagne indique que ce thème est amené à prendre de l'ampleur dans les prochaines années.

Ce journaliste intervient pour un bimestriel "distribué dans 11 000 kiosques à travers toute la France, et comptant environ 60 000 lecteurs. Le but avoué du magazine est d'augmenter les revenus disponibles du lecteur de 30 %. Il bénéficie de nombreux passages à la télé y compris sur TF1. Ce magazine essaie de montrer comment on peut vivre mieux, sans se priver, en passant autant par les gains d'argent que par les économies du quotidien. Loin d'être un magazine pour radins, il défend au contraire la consommation intelligente". Pour des questions de confidentialité, je ne citerai pas le nom du magazine. Il n'est pas impossible que ce journaliste intervienne directement ici pour fournir des détails.

On est pile-poil dans le sujet avec "S'installer et vivre à la campagne" même si ce blog ne se limite pas qu'aux aspects pécuniaires. Il s'interroge également sur la place de l'être humain au sein de son environnement et au sein d'une civilisation qui tend à devenir de plus en plus urbaine, rationnelle et "bétonnée" et ce à l'échelle planétaire (50% de la population mondiale vivra en ville à la fin de cette décennie). A ce rythme, on peut se poser la question de l'impact qu'aura l'empreinte humaine sur les zones encore sauvages de la terre. Quel est donc le scénario : une terre recouverte d'un vaste réseau de mégalopoles et un "derrière", un "outback" sauvage, préservé... un peu comme le suggère le film Blade Runner ? Ou bien l'étalement urbain rongera t-il peu à peu la totalité des terres encore vierges ? A moins que ce soit tout autre chose ? Et parmi ces scénarios, quel rôle jouera la campagne : va t-elle s'urbaniser, va t-elle être avalée par la ville, est-ce souhaitable, qu'y perdrions-nous ?

Pour en revenir à notre journaliste, il souhaite réaliser un dossier à partir de témoignages et d'expériences vécues d'urbains qui ont décidé de changer de vie et de s'installer à la campagne. Son dossier serait construit autour de questions que des citadins désireux de s'établir à la campagne se poseraient. Il y a ainsi une cinquantaine de questions classées en plusieurs thèmes qui seront posées directement sur ce blog.

J'envisage, de répondre à la plupart des questions ici, sous la forme d'un post par famille de questions. Cependant, étant donné l'importance de la tâche et surtout les questions auxquelles je ne saurai pas répondre, je vous sollicite, vous les lecteurs et commentateurs, pour m'aider, par vos interventions, à rédiger ce qui sera probablement l'une des rares expériences de rédaction collective d'un article de magazine grâce aux blogs. On obtiendra ainsi une vaste FAQ dédiée à l'installation et la vie à la campagne.

Avec mes remerciements par anticipation pour votre coopération et le partage de vos expériences (positives ou négatives) d'installation et de vie à la campagne. Les questions seront disponibles au fur et à mesure, alors n'hésitez pas à mettre votre petit grain de sel, même si vous n'aimez pas la campagne!

01/01/2007

Heureuse Année 2007 : mettons un peu plus de nature dans nos vies !

Pour une année 2007 paisible et pleine de plaisirs simples !

 


Bonne_Année_2007
Vidéo envoyée par fleetox

 

18/12/2006

Un temps à raclette et... à amis, à moins que ce soit le plat de la discorde !

medium_Raclette_blogesque.jpgOn nous annonce (enfin) pour les tout prochains jours quelques températures négatives. Il est temps de songer aux bonnes petites soirées entre amis (*). La raclette fait partie de ces plats fédérateurs et emblématiques indissociables de l'amitié.

Aujourd'hui, on trouve des appareils à raclette électriques dans presque chaque foyer. On ne s'en sert guère que deux ou trois fois par an.

A la campagne, il est possible de se passer d'électricité pour se préparer une délicieuse raclette. Il suffit d'utiliser les braises de l'âtre pour faire fondre le fromage. Mais pas trop près quand même ! Le fromage doit fondre lentement sans griller.

Il faut savoir qu'à l'origine l'appareil à raclette n'était pas électrique. C'était un ustensile en fer forgé permettant de maintenir la demi meule de fromage en diagonale et placé près de la cheminée justement. Le fromage s'écoulait ainsi lentement sous l'effet de la gravité sur le plat de pommes de terre ou de charcuterie. Le raclage n'était donc pas nécessaire. Lentement oui, n'oublions pas que ce mets nous vient de Suisse.

Plus exactement, la raclette serait originaire du canton de Valais. Elle y a d'ailleurs obtenue une AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) qui fait débat en Suisse. Cette affaire d'AOC oppose les producteurs de fromage à raclette Valaisans, qui ont obtenu cette AOC, aux autres producteurs suisses qui produisent un fromage identique. Ces producteurs en colère tentent de faire annuler l'AOC des Valaisans par un recours en justice.

Ce que l'on peut dire c'est que lorsque cette bataille intra-suisse sera gagnée, il faudra se battre à nouveau car l'autre pays de la raclette, et bien, c'est... la France. Notre pays produit en effet autant de fromage à raclette que la Suisse. Alors, pour gagner cette bataille les Suisses ont intérêt à rester unis afin que la raclette ne suive pas le même cheminement que l'Emmental ou le Gruyère, des produits aujourd'hui fortement mondialisés.

Ce n'est quand même pas la peine d'en faire un fromage, avec force de marketing les Suisses parviendront bien à redorer  leur blason et à faire reconnaitre la paternité du fromage à raclette au monde entier.


(*) je réctifie en disant qu'il n'y a pas de saison pour l'amitié !


Quelques liens

Tout (presque) sur la raclette sur Saveurs du Monde  
La raclette vue par Wikipedia
Litige au sujet de l'Aoc de la raclette
Les Valaisans veulent gagner la bataille de la raclette

Querelle de clocher autour de la raclette 

06/12/2006

La campagne, un milieu propice aux surnoms

medium_Personnage.JPGEn ville, on mène la plupart du temps une vie anonyme ou presque. En milieu urbain, nous sommes tous un peu tels de vraies stars, nous vivons incognito ! Personne vous connait et vous ne connaissez personne. C'est à peine si on se dit les bonjour et bonsoir de courtoisie entre voisins dans le couloir. Bien qu'on se serre la louche, on se connait guère plus loin que la paume de la main. On ne connait les détails de la vie d'un voisin qu'en cas de "clash" dans le hall ou à la réunion des copropriétaires, pour ceux qui sont proprios de leur appartement. C'est lors de ces évènements ponctuels et désolants que les voisins s'exteriorisent et se présentent sous leurs véritables habits et de temps à autre de façon peu glorieuse.


Bien sûr, je ne suis pas en train d'affirmer avec véhémence que cet état de fait est systématique. Ne généralisons tout de même pas et ne vous focalisez pas sur le côté ironique de mon propos ! Il arrive que cela se passe très bien entre voisins, y compris en ville. On s'invite à l'apéro, on se rend de menus services : "Euh, excusez-moi de vous déranger, mais, euh... vous n'auriez pas un peu de vinaigre à me prêter ?". L'autre jour, une voisine ayant un enfant de quatre ou cinq ans et habitant plus haut à l'étage est descendue au rez-de-chaussée et... hasard, c'est à notre porte qu'elle a sonné. Elle m'a demandé si nous pouvions la dépanner avec une bouteille de lait. Et bien, en fait, j'ai été content de faire ce geste moi qui ne connais que la gardienne, et encore. Je me suis dit intérieurement qu'elle avait dû nous trouver sympathiques, mon épouse et moi, ou tout simplement "sans histoires", ce qui est déjà appréciable dans un immeuble. Dans les blocs d'immeubles, il s'installe un "modus vivendi" minimaliste mais guère autre chose. Il faut dire qu'en ville, surtout dans les grandes, c'est toujours le qui vive entre les transports, les courses, les enfants, le ménage, les démarches administratives qui ne laissent guère l'opportunité de socialiser. En ville, on cherche une paix royale. Du coup, on est juste un quidam, parfois un nom de famille, et plus rarement un prénom ! La "Fête des voisins" est à ce propos une initiative utile !

A la campagne, il en va autrement. Chacun a non seulement un nom de famille, souvent un prénom mais parfois on acquiert aussi un surnom !

Le processus d'affectation et la genèse d'un surnom restent mystérieux et pas toujours très flatteurs. Un surnom s'obtient parce que les villageois non seulement se croisent, mais se fréquentent et au final se connaissent bien, trop bien même ! Et c'est ainsi qu'on peut se retrouver un jour ou l'autre avec un surnom. Quoi que vous fassiez, à la campagne, on (le "ON" est une sorte de réseau de personnes indéfinissable) vous attribuera votre surnom définitif. A la campagne, on peut presque dire que celui qui n'a pas de surnom n'est pas sociable ! Maintenant, il y a tous types de surnoms. Il faut s'estimer heureux quand on hérite d'un surnom "neutre". Mais en général, votre surnom est un des avatars perçu par la collectivité de votre manifestation extérieure. Le surnom émane soit de votre apparence vestimentaire ou physique, soit il fait suite à une de vos paroles qui a marqué les esprits, soit est une caractéristique de votre vie, comme par exemple votre métier ou votre origine. Voici donc quelques surnoms observés dans un village berrichon et aimablement transmis par une source sûre : le tenancier d'un petit bar typiquement rural. Sachez-le, le bistrot du coin est la plateforme du surnom. Voyez par vous-même !

  • "Raboliot" : patois pour "braconnier",
  • "Concorde" : un appendice nasal évocateur,
  • "Ritou" : Henri (lui, il s'en sort bien),
  • "La Science" : un homme qui à réponse à tout, une sorte de champion du Trivial Poursuite,
  • "Deux de tension" : hyper-nerveux, "plus que cool",
  • "Gosier sec" : no comment,
  • "Petit chapeau" : un personnage toujours habillé pareil et portant toujours un petit chapeau tyrolien,
  • "Chien blanc" : un coureur de jupons, un "chaud",
  • "Rusé" : comme le trop classique renard,
  • "Démonte pneu" : ex-chauffeur de Chaban-Delmas,
  • "Kiki" : surnom d'origine indéterminée,
  • "Toto" : car il y a toujours un "Toto" quelque part,
  • "Zouzou" ou "Gros nounours" : on sent que la corpulence du personnage joue un rôle,
  • "Prost" : ressemblance physique avec le fameux sportif,
  • "Co boy" : chapeau + vélo = cowboy du Middle West français,
  • "Pot au feu" : ancien boucher,
  • "La Ferraille" : comme son nom l'indique,
  • "Cochonou" : roule du cochon, routier spécialisé dans le transport du cochon vivant,
  • "Caucy" : ce surnom demeure un mystère,
  • "Un 90" : le prix d'un Pastis est de 90 cts,
  • et pour finir l'incontournable "Kékètte" : bien monté, à ce que la rumeur dit.
  • Dernière minute - Nouveau surnom : "Le Doryphore" !


Cette liste, me dit-ON, a vocation à s'enrichir dans un futur proche.

Si vous envisagez de vous installer à la campagne et que vous êtes plutôt sociable, dans le sens fréquentable, ON vous honorera probablement d'un surnom, voire même d'un diminutif ou d'un "augmentatif" (le "Lumineux", le "Phénix du Poitou", "Grand guide suprême", "Bienfaiteur du peuple",... pour les plus chanceux. Ceux-là terminent mal en général).

Obtenir un surnom est manifestement un signe de sociabilité, voire d'hyper-sociabilité. Il faut tout de même s'arranger pour ne pas obtenir un surnom qui vous desserve trop, un sobriquet, par exemple. Si vous n'en obtenez pas du tout, c'est pas plus mal non plus. Dans tous les cas, vous serez toujours et secrètement le "Parigot" ou le "gars de la ville" ! Ce n'est pas le pire des surnoms que vous auriez pu obtenir, soit dit en passant. Alors, bonne installation à la campagne !

11/11/2006

Désir de nature : fondements sousjacents et motivations personnelles

medium_IMG_1598.jpgCe mois-ci, cela fera cinq ans que je suis devenu ce qu'on appelle un peu péjorativement un néorural, ou un rurbain, si vous préférez. Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'exprimer ici même, nous sommes tous, moi, vous, cher lecteur ou chère lectrice, quelque part des ruraux. Regardez bien autour de vous, vos origines, vos parents, vos voisins... Chacun de vous peut revendiquer une origine campagnarde (au sens large du terme) : bretonne, picarde, auvergnate ou méridionale, voire même plus lointaine encore. Pour certains, leurs sources sont aussi là-bas, loin, dans le bled. Là où un soleil incandescent et une terre âpre rendent l'homme humble et mystérieusement attaché à ses racines. Mêmes nés en ville, nous disons souvent et assez fièrement : "Je suis fils ou fille de..., petit-fils ou petite-fille d'un authentique...". Nous disons beaucoup plus rarement "je suis un pur parisien !". Comme si la facinante capacité d'attraction qu'exerce cette magnifique ville sur nous était contrebalancée par la volonté de ne pas s'y identifier.

Beaucoup d'entre-nous avons pour refuge une maison familiale idéalisée située quelque part dans un village ou un hameau ou, pour certains, de l'autre côté de la Grande Bleue. Une maison qui nous sert de matrice et de lieu de retrouvailles avec les nôtres, avec nous-mêmes. Ainsi est faite la France d'aujourd'hui, un subtil mélange de cultures, influences et couleurs qui présage, malgré un difficile travail de fusion de ses différentes composantes et origines, un avenir hors du commun pour notre nation. Serons-nous le Brésil de l'Europe ? Une bienheureuse synthèse du monde. Est-ce si grave de perdre un petit peu de notre identité pour retrouver au final quelque chose de plus complet, de plus abouti ? La France de demain, ce pays que nous aimons et qui est envié de tous. Garder le coeur et accepter de modifier légèrement la coquille externe. Voici quelques pistes tentant d'expliquer une probable origine de ce désir de nature et de campagne basé sur un parcours personnel. Mais chacun d'entre vous concerné par une soif inextinguible de nature pourra remplacer à sa guise les variables de ces observations par ses propres expériences.

 

Enfance


Pour ma part, né dans une banlieue de type "9-3" peu après que les pavés se soient tus, j'avais pour vocation initiale à devenir un citadin, un fils des cités et des tours (ce que je reste à tout jamais puisque c'est, d'une certaine façon, codifié dans mon numéro de Sécurité Sociale. Il faut bien être né quelque part !) si je n'avais eu la chance providentielle d'être mis, dés ma plus primitive enfance et ce plutôt brusquement, au contact de la Nature. Parfois, certains évènements douloureux s'avèrent être des clés inespérées pour comprendre que le bonheur peut être simple. En l'occurrence, vivre au contact permanent de la Nature me rend heureux mais aussi dépendant d'elle. J'ai donc passé quatre merveilleuses années du côté ensoleillé des Alpes, là où on ne sait plus très bien si ces chaînes de montagnes sont dolomitiques, karstiques ou dinariques ! De parents slovènes, j'ai donc vécu en Slovénie à l'époque où celle-ci n'existait pas véritablement. C'était une des six républiques de la fédération de Yougoslavie. Et c'est donc là-bas que mon ADN s'est enrichi du chromosome supplémentaire N comme "Nature". Le territoire de l'ours, du lynx, du chamois et du grand tétras. Le pays des immenses et obscures forêts de sapins dans lesquelles les slovènes et à l'instar de tous les peuples slaves aiment perpétuer les traditions familiales dans leurs cabanons en bois.


Post-adolescence

A ce premier stigmate enfantin, s'ajoute aussi, à l'adolescence, telle une nouvelle strate géologique, une ouverture sur le monde et un parcours vital disons mouvementé. Les années 80 et 90 permettaient encore de voyager en relative sécurité dans des régions du monde qui font rarement partie des brochures touristiques d'aujourd'hui. J'ai donc eu l'opportunité de trainer sans grandes contraintes parentales, mais en contrepartie avec peu de moyens, dans la partie orientale de la Turquie (le Kurdistan), le Pakistan et les fameuses zones tribales, dans la toundra lapone, soit avec des copains un peu fracassés comme moi soit seul. Vous imaginez bien comment ce spectacle, c'est vrai parfois un peu dur, de paysages grandioses et la rencontre de peuples qui vivent simplement entourés de leurs chèvres, sans confort, ou souvent même survivent, peuvent imprimer à tout jamais des sentiments et des points de vue forts dans le coeur et l'esprit d'un jeune homme ! A chaque escapade correspond une expérience presque mystique contribuant à affiner un peu plus le caractère futur du néocampagnard que je suis aujourd'hui.


Age adulte

Même durant mon service militaire, je n'ai pas échappé à ces expériences avec la Nature. Comme par hasard, je suis tombé en 1992 dans un régiment un peu "pêchu" comme on dit, à Mutzig en Alsace, le célèbre 153ème R.I.. Et bien, c'était un régiment plutôt semi-disciplinaire avec des unités commandos. Cette période, encore une fois, m'a permis d'approfondir ma relation avec la Nature. En effet, j'ai participé à de nombreuses manoeuvres en pleine nature, dans les Vosges, le plateau de Valdahon, Bitche, puis en Bosnie Herzégovine dans le cadre du second mandat de la Forpronu en tant que casque bleu. J'y ai vécu des moments mentalement et physiquement difficiles. La nature, à l'Armée, je l'ai reniflée et touchée intimement avec mon corps, en rampant. J'ai trainé ma peau frileuse, sous un treillis F1, dans la boue, le froid et l'humidité. Mais au final, avec ces nombreuses années de recul, l'Armée m'a fait découvrir une nouvelle facette de la Nature, celle de la nécessité de survivre. Et en matière de survie, c'est la Nature qui offre les meilleures options.

Puis, plus tard, lorsque j'ai sauté à pieds joints dans la vie professionnelle, mon histoire de Nature ne s'est pas arrêtée là. Pour des besoins professionnels, j'ai eu la chance de faire deux séjours en Russie. L'un de six mois en 1991 dans la région du Nord-Caucase à Rostov-sur-le-Don, là où le fleuve Don se jette dans la Mer d'Azov puis la Mer Noire. L'autre en 1994-95 dans une petite ville chimique (Torzhok) enchâssée dans la vaste plaine forestière, la taïga, située entre Moscou et St Petersbourg. Ce dernier séjour a duré un an et demi. La Russie est omniprésente de Nature. Elle est recouverte d'une alternance d'étendues, en apparence monotones, constituées d'immenses forêts de conifères, de bouleaux, de steppes, de marécages aux abords desquelles il n'est pas rare d'entendre le hurlement plaintif du loup. Toujours cette présence envoûtante de la Nature. C'est à cet âge aussi de célibat un peu tardif qu'on dispose encore de quelques ressources pour se faire des "trips". On prenait l'avion avec insouciance pour traverser continents et océans, sans avoir conscience d'un quelconque réchauffement climatique. D'autres paysages, d'autres impréssions, d'autres lieux surprenants à découvrir : Dakar, Pétra, l'Amérique... tous avec une dimension nature unique !


L'âge "entre-deux", comme le bon Cantal

Et puis fatalement, on fait un jour la rencontre de sa vie. A ce moment, je me suis dit :"Mon gars, c'est fini ta soif de Nature !". Et bien, j'ai eu la chance de rencontrer celle qui allait devenir mon épouse. Loin d'être une pure citadine, mon épouse, d'origine languedocienne, est aussi proche de la Nature. Elle est fille de la garrigue et de la mer. Certes, les temps ont changé : il est de plus en plus risqué ou coûteux de partir découvrir ensemble le côté encore vierge et sauvage de notre planète. Je ne dis pas que c'est impossible. Or, de tels voyages représenteraient maintenant, pour nous, faute de ressources et de temps, les voyages d'une vie. Ainsi, nous rêvons de Kirgizstan, de Mongolie, d'Inde, d'Himalaya et de déserts du monde entier. Chacun a des rêves de voyages fous. Mais nous sentons bien que cela restera dans le domaine de l'onirique tellement ces voyages nous semblent inacessibles pour le moment, vu notre situation professionnelle, familiale ou individuelle. Et puis, une certaine forme de tourisme de masse commence à me perturber. Je me sens  de moins en moins à l'aise, même si je connais quelques agences qui pratiquent une forme de tourisme solidaire. Il y a quelque chose qui devient de plus en plus artificiel pour certaines destinations.

Nous avons effectué quelques sauts de puces calibrés exactement à la semaine par-ci, par-là plutôt au soleil. Mais cela ne pourra plus durer très longtemps. Le monde est de moins en moins sûr et notre capacité à prendre l'avion va peu à peu diminuer que ce soit pour des questions environnementales, économiques ou géopolitiques. Aujourd'hui, nous découvrons la Nature simple, accessible et proche. Celle de la cueillette des champignons, des randonnées dans la forêt ou la neige, celle des petits animaux du jardin. Il s'agit d'une Nature un peu plus douce, plus pacifiée, plus domestiquée, mais cela reste de la nature.Dans quelques années, cette nature de proximité sera la seule qu'il nous restera.

C'est donc cette patiente accumulation de sensations personnelles distillées par la vie et la chance d'avoir rencontré une compagne qui est enthousiaste à l'idée de migrer vers plus de Nature qui nous a incité à entreprendre ce projet de restauration d'une ancienne maison de journalier située dans le Berry aux portes de la Brenne en pleine Nature. Nous sacrifions  beaucoup d'autres choses et mettons l'essentiel de nos économies dans les travaux, au fur et à mesure des disponibilités. Nous avançons lentement mais nous y mettons beaucoup de coeur. Nous ne sommes pas pressés.


Vieillesse

Ce n'est pas encore le moment pour moi de vous dire quoi que ce soit sur cette période de la trajectoire vitale. Je ne suis pas encore rendu à cette case-là du grand jeu de la vie, même si j'ai le sentiment que l'horloge tourne de plus en plus vite. Je parie que si j'atteins ce stade de la vie, la Nature continuera à jouer un grand rôle. Souvenez vous dans le film Soleil Vert (de Richard Fleischer avec Charlton Heston), les dernières images projetées dans le mouroir sont celles d'une Nature inviolée. Alors passons directement à la conclusion.



Epilogue

Hormis nos motivations individuelles et notre attrait respectif pour la Nature, le choix de tenter l'expérience d'une installation en milieu rural procède également d'une vision assez pessimiste du mode de vie urbain dans lequel il n'y a pas que des aspects sécuritaires, de qualité de vie ou environnementaux qui entrent en jeu. Il y a quelque chose de plus que le seul malaise urbain. Je sais bien que tout est discutable, qu'il y aura toujours quelqu'un pour dire que vivre en milieu rural a tout autant d'impact sur l'environnement que vivre en ville. Que c'est écologiquement plus respectueux de vivre en habitat collectif qu'en habitat individuel, que la campagne c'est le royaume des pesticides et des rivières polluées. Nous savons tous cela. Nous savons que choisir ce mode de vie, après vingt ou trente ans de vie citadine, attire toujours des railleries ou des sourires en coin. Mais, pour nous, ce qui compte c'est de retrouver une vie plus naturelle, plus simple, plus calme avec le sentiment qu'en changeant nos habitudes nous parviendrons peut-être aussi à réduire notre empreinte humaine" sur la planète au quotidien. Il y a tant de maisons qui tombent en ruine à la campagne. C'est bien dommage.

Vivre à la campagne, c'est se fournir localement. C'est aussi composter, recycler, gaspiller moins. C'est la possibilité d'utiliser des matériaux naturels, le bois pour construire et pour se chauffer, par exemple. C'est aussi obtenir des produits de son potager et de son verger ou ceux de voisins. C'est s'adonner à des sessions de cueillettes saisonnières. Il y a de nombreux avantages mais aussi beaucoup d'inconvénients, en particulier pour trouver sa place à la campagne, pour s'insérer discrètement et de façon pérenne dans une organisation humaine préexistante, avec ses codes et ses rythmes que certains néoruraux viennent parfois bousculer, comme récemment à Sainte-Offenge-Dessous, où un habitant exaspéré a porté plainte contre un éleveur pour une histoire de tintamarre de cloches (clarines) de vaches. Même si dans le match mode de vie urbain vs mode de vie rural on peut arriver à un match nul, de mon point de vue, la campagne offrira toujours un degré de liberté supplémentaire, celui d'être proche de la Nature et de se retrouver soi-même.

Bien sûr, les motivations ou l'histoire personnelles qui poussent quelqu'un à devenir un néorural ne sont pas nécessairement les mêmes pour tous. Pour certains, s'installer à la campagne correspondra à une fuite de quelque chose. Pour d'autres, ce sera des retrouvailles avec un monde idyllique ou idéalisé. D'autres encore, chercheront à reproduire leur mode de vie urbain mais en remplaçant leur décor urbain par un décor rustique. Toutefois, ce que je puis affirmer, sans grand risque d'erreur, c'est que le néorural authentique aime la Nature. Son amour pour la Nature l'emporte sur son désir de confort. Même si les deux ne sont pas en opposition, surtout quand on a compris que la Nature nous fournit l'essentiel de ce dont nous avons besoin, depuis le logement jusqu'à l'estomac en passant par la paix intérieure. On ne s'engage pas dans une telle aventure, si on considère la Nature comme un élément hostile. Ainsi, si cette expérience s'avère peu concluante d'ici quelques années il ne sera jamais trop tard pour (re)devenir, cette fois-ci, un néourbain.

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