15/01/2009
Nouvelle émission de France 2 "Tout quitter pour changer de vie" : recherche témoignage d'une famille ayant changé de vie
Avant de revenir vers vous avec un nouveau sujet en préparation, j'aimerais relayer un appel à témoignages.
Récemment, une journaliste travaillant pour une nouvelle émission "Tout quitter pour changer de vie", m'a contacté via ce blog.
Pour les besoins de cette émission TV, la production cherche quelques familles qui seraient d'accord pour témoigner de leur démarche de changement de mode de vie. Il s'agit typiquement de personnes ayant quitté la ville pour s'installer à la campagne (le sujet de ce blog donc).
Deux types de témoignages et de partage d'expérience sont privilégiés :
- ceux de familles ayant un projet assez avancé et mûrement réfléchi de quitter leur vie en ville pour s'installer en milieu rural,
- ceux qui ont déjà franchi le pas et viennent de s'installer récemment.
D'après ma compréhension des choses, la production de l'émission recherche autant les motivations à l'origine de ce changement de mode de vie que les premières impressions et les éventuelles difficultés rencontrées lors ou juste après l'installation.
Si vous même êtes intéressé(e) pour témoigner ou si vous connaissez une famille actuellement dans cette démarche, merci de me laisser un commentaire. Je vous contacterai pour vous mettre en relation. Ou si vous préférez entrer en relation directement avec cette journaliste, suivez ce lien vers son message.
Bonne année à toutes et à tous !
11:12 Publié dans S'installer et vivre | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : quitter, ville, campagne, changer de vie, projet, projet de vie
27/05/2008
Le blog "S'installer et vivre à la campagne"... vers un site collectif ?
Chers petits lecteurs et lectrices,
J'ai créé ce blog en 2003. Et son succès ne tarit pas ! Ainsi vous êtes chaque mois plus de 5000 visiteurs uniques à consulter ces contenus axés sur la vie à la campagne... Et chaque mois affiche une croissance presque insolente en général supérieure au mois précédent.
Je vous en remercie infiniment car vous avez permis à ce blog une longévité exceptionnelle !
Cela indique que ce sujet passionne de plus en plus de nos concitoyens.
Or, en ce moment il m'est difficile d'animer seul le site. Et vous l'avez sans doute remarqué car mes articles se font plus rares... Pour plusieurs raisons : personnelles et professionnelles. Ces raisons font de moi actuellement davantage un urbain qu'un campagnard. Mais ce n'est que temporaire car on ne peut pas lutter durablement contre "sa nature" profonde.
C'est pour cela que l'idée m'était venue d'ouvrir ce site à vous autres afin de vous le rendre car il vous appartient.
Ainsi chacun(e) de vous pourrait devenir un membre rédacteur et publier (ou dupliquer) ses points de vue sur le sujet "s'installer et vivre à la campagne" et tous autres thèmes philosophiques liés aux styles de vie ruraux et urbains.
Vous avez remarqué que le champ d'exploration est vaste puisque ce blog couvre aussi bien la nature, le jardinage, la réhabilitation d'une maison que des sujets sociologiques voire écologiques et technologiques (connectivité Internet en milieu rural !). Donc, chacun pourra y trouver un espace cohérent en rapport avec ses idées et opinions.
Le ton ici est libre et les commentaires polis et courtois en général. Les articles de fond son pédagogiques et ne cherchent pas à créer de polémiques. L'explication prévaut. Mais on a le droit de défendre ses convictions... dans le respect aussi bien des rédacteurs que des commentateurs.
Vous constaterez également que des liens publicitaires sont affichés, assez discrètement j'espère. Sachez que ces liens ne m'ont rien rapporté pour le moment. Toutefois, si le succès est au rendez-vous je suggère que ces revenus soient 1) soit partagés et restitués à tous les rédacteurs de ce blog devenu communautaire, 2) soit reversés à une association de votre choix ou à créer !
A ce propos, je suis aussi ouvert à créer une association permettant de fédérer ceux qui sont dans une démarche (ou réflexion) de migration de la ville vers la campagne et d'entraide entre les membres. Cela peut être l'un des prochains sujets à aborder dans le nouveau "S'installer et vivre à la campagne" communautaire.
Concrètement, si vous êtes partant(e)s pour co-animer ce site, c'est très simple. Faites-le moi savoir afin que je vous ouvre un compte vous permettant de publier et administrer ce blog. Actuellement, la formule prise auprès de l'hébergeur (Haut & Fort) ne permet pas de multiples comptes. Pour cela, il faut souscrire une option payante à 150 € / an. Je suis prêt à y souscrire s'il y a suffisamment de rédacteurs passionnés et impliqués.
Je serai particulièrement fier et honoré de transformer cette aventure au départ individuelle en un succès et une expérience collective.
Je compte beaucoup sur vous pour impulser une nouvelle dynamique au blog "S'installer et vivre à la campagne".
Bien à vous,
HK
12:53 Publié dans S'installer et vivre | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : campagne, vie rurale, vie à la campagne, site communautaire, site collectif
12/01/2008
Je vous la souhaite Bonne et Heureuse !
2008 sera pour vous (aussi) peut-être une année de changements. En attendant, je vous souhaite d'accomplir tous vos projets.

20:00 Publié dans S'installer et vivre | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : voeux, 2008, projets, projets de vie, changer, changement
09/07/2007
No comment!
00:10 Publié dans S'installer et vivre | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : ambiances, campagne, sons, grenouilles, bal des grenouilles
03/05/2007
Interfertilisations, un exemple de coopération entre les blogs et la presse magazine
En début d'année, je vous avais dévoilé qu'un journaliste d'un magazine bimestriel s'était intéressé au blog "S'installer et vivre à la campagne". Je fus plutôt flatté qu'un journaliste de presse me contacte pour me demander de coopérer dans le cadre de la réalisation d'un dossier thématique.
Depuis quelques temps, on a le sentiment que les médias traditionnels se méfient du développement fulgurant des contenus auto-produits par les internautes et publiés en ligne.
Ce journalisme citoyen est aujourd'hui impulsé en France par des plateformes telles Agoravox, Naturavox, leaders incontestés en "Francophonie", mais aussi des sites émergents tels YouVox.com.
Je fus donc agréablement surpris que le magazine "Arrondir ses fins de mois" me propose une sorte de partenariat sur un dossier "S'installer à la campagne".
Je crois tout simplement que l'initiative de ce journaliste visionnaire préfigure la manière dont les médias traditionnels devraient prendre en compte l'essor des contenus de type blogs et Web 2.0. Non pas en luttant contre un phénomène inéluctable d'auto-production de contenus, mais, au contraire, en travaillant main dans la main avec les bloggeurs (-ses)
J'ai trouvé cette approche d'interfertilisation entre la presse et la blogosphère particulièrement intelligente et novatrice !
Suite à cela, le journaliste de ce magazine m'a proposé une liste de sujets pour son dossier "S'installer à la campagne : économique ?". Il m'a donc suggéré de l'aider à synthétiser du contenu issu de mon blog et créer un ensemble de sujets cohérents en rapport avec une démarche d'installation à la campagne : logement, travaux, coût de la vie, autosuffisances énergétique et alimentaire, travail en milieu rural, scolarisation, etc. Bref des thèmes couramment abordés dans "S'installer et vivre à la campagne" !
Certains contenus, de grands standards, existaient déjà sur le blog. Cependant, pour compléter j'ai lancé plusieurs sujets ad hoc et créé une rubrique "Faque des champs" !
A ce propos, notre ami journaliste m'a confirmé que les commentaires sont tout aussi intéressants que les notes qui les suscitent. Ainsi, c'est vous, chère lectrice, cher lecteur, qui avez rendu possible la réalisation de ce dossier magazine par la précision de vos commentaires. Je pense en particulier à Baronette, Sofye, lalita, mamazon, Mabile, Glabou, Xavier de Zevillage, Le Furtif, Lightman de Testadaz, et tant d'autres...
Alors que dire maintenant ? J'ai parcouru donc ce N° 25 du magazine "Arrondir ses fins de mois". La couv' est un peu classique et aguichante type "Capital". Mais il ne faut pas s'arrêter à cela. Le contenu de ce magazine est tout à fait utile et intéressant. Comme le titre l'indique, le magazine ne propose que des bons plans de façon concrète, clarifiée et chiffrée : économiser 900 euros sur le couches pour les enfants, produits alimentaires remboursés par les fabricants, échantillons gratuits, etc.
Mais on trouve aussi des conseils pour ne pas se faire arnaquer. Enfin pour être plus vigilants ! Je pense que les 3 euros de ce magazine ne sont pas excessifs parce qu'ils vous feront économiser bien plus à travers les astuces dévoilées. Il est disponible dans la plupart des kiosques et ce jusqu'à fin juin.
Sympa. Ils ont même mis ma photo. C'est risqué. J'espère pour eux que cela ne diminuera pas leurs ventes ! :) Du coup, je sors un peu de l'anonymat. Je suis grillé !
Je note en résumé que la coopération entre bloggeurs et journalistes est une opportunité pour un journalisme un peu plus interactif que le journalisme classique.
Bonne lecture et merci à toutes et à tous d'avoir participé à cette expérimentation journalistique d'un genre nouveau.
Bonne continuation à "Arrondir ses fins de mois" et à l'auteur du dossier "S'installer à la campagne" !
17:15 Publié dans S'installer et vivre | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, journalisme citoyen, s'installer à la campagne, arrondir ses fins de mois, économiser
17/02/2007
Le phénomène des cabanes
La cabane est une sorte d'atavisme qui accompagne l'humanité depuis le fin fonds des âges. L'homme a quitté la caverne pour façonner son habitat et être en conformité avec sa nature humaine. Il s'est affranchi du rôle protecteur de la forêt et des hasards de la géologie en devenant maître de son habitat. Lors de ce passage, un saut majeur a du probablement se produire au niveau du développement de son intelligence. En quittant l'abri naturel, il s'est affranchi de sa bestialité. Ce faisant, en adoptant un mode de vie en cabanes (ou huttes), l'homme a acquis un degré de liberté supplémentaire.
En effet, la cabane est légère, mobile, parfois démontable et transportable. Les habitants des steppes transportent leurs yourtes sur des centaines de kilomètres en fonction de la disponibilité des pâturages. C'est de l'IKEA avant l'heure ! Les cabanes, puis les villages de cabanes, sont aussi symboles de sédentarisation. Elles furent construites au bord des terres fertiles et des champs. La cabane donc est polyvalente puisqu'elle permet aussi bien la sédentarité que le nomadisme. Aujourd'hui, nos habitats en dur nous imposent un seul mode de vie. C'est en réalité même l'inverse qui se produit : le mode de vie nous impose la sédentarité et donc l'habitat en dur.
Après la dimension civilisationnelle de la cabane, on peut lui attribuer un rôle plus symbolique. Un rôle qui touche cette fois-ci l'individu ou la famille.
C'est ainsi que la cabane est devenue de nos jours un refuge. Un lieu pour s'éloigner des tracas de la ville. Mais un endroit aussi pour s'éloigner des siens, de sa famille momentanément comme le "banga" aux Comores et à Mayotte. Le "banga" est un refuge dans lequel les garçons aiment bien se réfugier et se mettre à l'écart de leur famille. Eventuellement pour y accueillir une petite copine. Ce "piège à filles" n'a rien de secret. Les traditions veulent cela. D'ailleurs, la communauté entière aide l'adolescent à construire son "banga". La cabane y a un rôle social. Le garçon fait de gros efforts pour la décorer aux goûts de la bien-aimée. Cela fait penser un peu à la parade de certains oiseaux !
Dans d'autres cultures, Slaves par exemple, on trouve la "datcha", "vikend" ou "vikenditza". Ce sont des lieux à l'écart de la ville et du foyer principal où les familles se retrouvent le weekend pour jardiner, se reposer, jouer ou pêcher. Ce phénomène "datcha" est presque une donnée incontournable pour les familles slaves quand elles ont quelques économies.
Dans les pays scandinaves on retrouve aussi ce type de cabane appelé "hytta". Ces maisons de bois sont aussi des refuges sur les chemins de randonnée.
Enfin, on ne pourrait pas terminer ce court texte sur le rôle de la cabane sans évoquer la "Fête des cabanes" ou Tabernacles chez les Hébreux. Ce moment du parcours religieux annuel des Juifs correspond à un moment où la Torah préscrit aux familles de prendre leurs repas voire dormir dans une cabane (une "Soukka") qu'ils auront construite eux-mêmes. La construction d'une "soukka" est un évènement familial. L'édification respecte des règles très précises. Cette fête serait une façon de se souvenir de la traversée du désert du peuple juif suite à sa fuite d'Égypte.
Il ya beaucoup de choses à dire sur la cabane et son rôle dans l'imaginaire.
Pour en savoir un peu plus
FAPE 2006, "Abris, cabanes et autres refuges"
Le "banga" à Mayotte
La "Fête des cabanes" ou "Soukkot"
A lire
Cabanons à vivre : Rêverie, écologie et conseils pratiques
18:40 Publié dans S'installer et vivre | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : cabane, cabanes, hytta, vikend, soukka, banga
13/01/2007
Vers un début de notoriété pour ce petit blog ?
Peu avant Noël, "S'installer et vivre à la campagne", petit blog décrivant les pérégrinations d'un urbain qui tente de s'installer à la campagne, a reçu la visite d'un commentateur un peu particulier. Ce visiteur venu d'une autre dimension médiatique est un journaliste de la presse magazine. J'étais à des années lumières de croire (espérer) qu'un jour le "quatrième pouvoir" s'intéresserait à cet alignement de chaînes de caractères bucolique, à cette 'fixette' sur la possibilité d'une vie meilleure quelque part entre nature et modernité !
Comment les hasards de la séréndipité (l'art de trouver quelque chose par hasard sans qu'on l'ait cherché) ont-ils pu amener un journaliste de la presse à accoster sa pirogue sur les rives numériques d'une vie au vert fantasmée ? Je l'ignore. Il n'existe pas encore de moteur de recherche blog entièrement dédié à la blogosphère francophone qui soit une référence universellement reconnue. Il en existe bien quelques uns (Blogdimension, par exemple), mais cela reste pour le moment très disparate contrairement au monde du web.
Peu importe, le fait que ce journaliste s'intéresse de près aux potentialités de la vie à la campagne indique que ce thème est amené à prendre de l'ampleur dans les prochaines années.
Ce journaliste intervient pour un bimestriel "distribué dans 11 000 kiosques à travers toute la France, et comptant environ 60 000 lecteurs. Le but avoué du magazine est d'augmenter les revenus disponibles du lecteur de 30 %. Il bénéficie de nombreux passages à la télé y compris sur TF1. Ce magazine essaie de montrer comment on peut vivre mieux, sans se priver, en passant autant par les gains d'argent que par les économies du quotidien. Loin d'être un magazine pour radins, il défend au contraire la consommation intelligente". Pour des questions de confidentialité, je ne citerai pas le nom du magazine. Il n'est pas impossible que ce journaliste intervienne directement ici pour fournir des détails.
On est pile-poil dans le sujet avec "S'installer et vivre à la campagne" même si ce blog ne se limite pas qu'aux aspects pécuniaires. Il s'interroge également sur la place de l'être humain au sein de son environnement et au sein d'une civilisation qui tend à devenir de plus en plus urbaine, rationnelle et "bétonnée" et ce à l'échelle planétaire (50% de la population mondiale vivra en ville à la fin de cette décennie). A ce rythme, on peut se poser la question de l'impact qu'aura l'empreinte humaine sur les zones encore sauvages de la terre. Quel est donc le scénario : une terre recouverte d'un vaste réseau de mégalopoles et un "derrière", un "outback" sauvage, préservé... un peu comme le suggère le film Blade Runner ? Ou bien l'étalement urbain rongera t-il peu à peu la totalité des terres encore vierges ? A moins que ce soit tout autre chose ? Et parmi ces scénarios, quel rôle jouera la campagne : va t-elle s'urbaniser, va t-elle être avalée par la ville, est-ce souhaitable, qu'y perdrions-nous ?
Pour en revenir à notre journaliste, il souhaite réaliser un dossier à partir de témoignages et d'expériences vécues d'urbains qui ont décidé de changer de vie et de s'installer à la campagne. Son dossier serait construit autour de questions que des citadins désireux de s'établir à la campagne se poseraient. Il y a ainsi une cinquantaine de questions classées en plusieurs thèmes qui seront posées directement sur ce blog.
J'envisage, de répondre à la plupart des questions ici, sous la forme d'un post par famille de questions. Cependant, étant donné l'importance de la tâche et surtout les questions auxquelles je ne saurai pas répondre, je vous sollicite, vous les lecteurs et commentateurs, pour m'aider, par vos interventions, à rédiger ce qui sera probablement l'une des rares expériences de rédaction collective d'un article de magazine grâce aux blogs. On obtiendra ainsi une vaste FAQ dédiée à l'installation et la vie à la campagne.
Avec mes remerciements par anticipation pour votre coopération et le partage de vos expériences (positives ou négatives) d'installation et de vie à la campagne. Les questions seront disponibles au fur et à mesure, alors n'hésitez pas à mettre votre petit grain de sel, même si vous n'aimez pas la campagne!
12:10 Publié dans S'installer et vivre | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : vivre à la campagne, s'installer, questions, FAQ, journalisme, notoriété, mode vie rural
01/01/2007
Heureuse Année 2007 : mettons un peu plus de nature dans nos vies !
Pour une année 2007 paisible et pleine de plaisirs simples !
Bonne_Année_2007
Vidéo envoyée par fleetox
00:00 Publié dans S'installer et vivre | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : bonne année 2007, mésange bleue, bonheur, prosperité, joie
18/12/2006
Un temps à raclette et... à amis, à moins que ce soit le plat de la discorde !
On nous annonce (enfin) pour les tout prochains jours quelques températures négatives. Il est temps de songer aux bonnes petites soirées entre amis (*). La raclette fait partie de ces plats fédérateurs et emblématiques indissociables de l'amitié.
Aujourd'hui, on trouve des appareils à raclette électriques dans presque chaque foyer. On ne s'en sert guère que deux ou trois fois par an.
A la campagne, il est possible de se passer d'électricité pour se préparer une délicieuse raclette. Il suffit d'utiliser les braises de l'âtre pour faire fondre le fromage. Mais pas trop près quand même ! Le fromage doit fondre lentement sans griller.
Il faut savoir qu'à l'origine l'appareil à raclette n'était pas électrique. C'était un ustensile en fer forgé permettant de maintenir la demi meule de fromage en diagonale et placé près de la cheminée justement. Le fromage s'écoulait ainsi lentement sous l'effet de la gravité sur le plat de pommes de terre ou de charcuterie. Le raclage n'était donc pas nécessaire. Lentement oui, n'oublions pas que ce mets nous vient de Suisse.
Plus exactement, la raclette serait originaire du canton de Valais. Elle y a d'ailleurs obtenue une AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) qui fait débat en Suisse. Cette affaire d'AOC oppose les producteurs de fromage à raclette Valaisans, qui ont obtenu cette AOC, aux autres producteurs suisses qui produisent un fromage identique. Ces producteurs en colère tentent de faire annuler l'AOC des Valaisans par un recours en justice.
Ce que l'on peut dire c'est que lorsque cette bataille intra-suisse sera gagnée, il faudra se battre à nouveau car l'autre pays de la raclette, et bien, c'est... la France. Notre pays produit en effet autant de fromage à raclette que la Suisse. Alors, pour gagner cette bataille les Suisses ont intérêt à rester unis afin que la raclette ne suive pas le même cheminement que l'Emmental ou le Gruyère, des produits aujourd'hui fortement mondialisés.
Ce n'est quand même pas la peine d'en faire un fromage, avec force de marketing les Suisses parviendront bien à redorer leur blason et à faire reconnaitre la paternité du fromage à raclette au monde entier.
(*) je réctifie en disant qu'il n'y a pas de saison pour l'amitié !
Quelques liens
Tout (presque) sur la raclette sur Saveurs du Monde
La raclette vue par Wikipedia
Litige au sujet de l'Aoc de la raclette
Les Valaisans veulent gagner la bataille de la raclette
22:55 Publié dans S'installer et vivre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : raclette, Valais, AOC, fromage, campagne, repas entre amis, suisse
06/12/2006
La campagne, un milieu propice aux surnoms
En ville, on mène la plupart du temps une vie anonyme ou presque. En milieu urbain, nous sommes tous un peu tels de vraies stars, nous vivons incognito ! Personne vous connait et vous ne connaissez personne. C'est à peine si on se dit les bonjour et bonsoir de courtoisie entre voisins dans le couloir. Bien qu'on se serre la louche, on se connait guère plus loin que la paume de la main. On ne connait les détails de la vie d'un voisin qu'en cas de "clash" dans le hall ou à la réunion des copropriétaires, pour ceux qui sont proprios de leur appartement. C'est lors de ces évènements ponctuels et désolants que les voisins s'exteriorisent et se présentent sous leurs véritables habits et de temps à autre de façon peu glorieuse.
Bien sûr, je ne suis pas en train d'affirmer avec véhémence que cet état de fait est systématique. Ne généralisons tout de même pas et ne vous focalisez pas sur le côté ironique de mon propos ! Il arrive que cela se passe très bien entre voisins, y compris en ville. On s'invite à l'apéro, on se rend de menus services : "Euh, excusez-moi de vous déranger, mais, euh... vous n'auriez pas un peu de vinaigre à me prêter ?". L'autre jour, une voisine ayant un enfant de quatre ou cinq ans et habitant plus haut à l'étage est descendue au rez-de-chaussée et... hasard, c'est à notre porte qu'elle a sonné. Elle m'a demandé si nous pouvions la dépanner avec une bouteille de lait. Et bien, en fait, j'ai été content de faire ce geste moi qui ne connais que la gardienne, et encore. Je me suis dit intérieurement qu'elle avait dû nous trouver sympathiques, mon épouse et moi, ou tout simplement "sans histoires", ce qui est déjà appréciable dans un immeuble. Dans les blocs d'immeubles, il s'installe un "modus vivendi" minimaliste mais guère autre chose. Il faut dire qu'en ville, surtout dans les grandes, c'est toujours le qui vive entre les transports, les courses, les enfants, le ménage, les démarches administratives qui ne laissent guère l'opportunité de socialiser. En ville, on cherche une paix royale. Du coup, on est juste un quidam, parfois un nom de famille, et plus rarement un prénom ! La "Fête des voisins" est à ce propos une initiative utile !
A la campagne, il en va autrement. Chacun a non seulement un nom de famille, souvent un prénom mais parfois on acquiert aussi un surnom !
Le processus d'affectation et la genèse d'un surnom restent mystérieux et pas toujours très flatteurs. Un surnom s'obtient parce que les villageois non seulement se croisent, mais se fréquentent et au final se connaissent bien, trop bien même ! Et c'est ainsi qu'on peut se retrouver un jour ou l'autre avec un surnom. Quoi que vous fassiez, à la campagne, on (le "ON" est une sorte de réseau de personnes indéfinissable) vous attribuera votre surnom définitif. A la campagne, on peut presque dire que celui qui n'a pas de surnom n'est pas sociable ! Maintenant, il y a tous types de surnoms. Il faut s'estimer heureux quand on hérite d'un surnom "neutre". Mais en général, votre surnom est un des avatars perçu par la collectivité de votre manifestation extérieure. Le surnom émane soit de votre apparence vestimentaire ou physique, soit il fait suite à une de vos paroles qui a marqué les esprits, soit est une caractéristique de votre vie, comme par exemple votre métier ou votre origine. Voici donc quelques surnoms observés dans un village berrichon et aimablement transmis par une source sûre : le tenancier d'un petit bar typiquement rural. Sachez-le, le bistrot du coin est la plateforme du surnom. Voyez par vous-même !
- "Raboliot" : patois pour "braconnier",
- "Concorde" : un appendice nasal évocateur,
- "Ritou" : Henri (lui, il s'en sort bien),
- "La Science" : un homme qui à réponse à tout, une sorte de champion du Trivial Poursuite,
- "Deux de tension" : hyper-nerveux, "plus que cool",
- "Gosier sec" : no comment,
- "Petit chapeau" : un personnage toujours habillé pareil et portant toujours un petit chapeau tyrolien,
- "Chien blanc" : un coureur de jupons, un "chaud",
- "Rusé" : comme le trop classique renard,
- "Démonte pneu" : ex-chauffeur de Chaban-Delmas,
- "Kiki" : surnom d'origine indéterminée,
- "Toto" : car il y a toujours un "Toto" quelque part,
- "Zouzou" ou "Gros nounours" : on sent que la corpulence du personnage joue un rôle,
- "Prost" : ressemblance physique avec le fameux sportif,
- "Co boy" : chapeau + vélo = cowboy du Middle West français,
- "Pot au feu" : ancien boucher,
- "La Ferraille" : comme son nom l'indique,
- "Cochonou" : roule du cochon, routier spécialisé dans le transport du cochon vivant,
- "Caucy" : ce surnom demeure un mystère,
- "Un 90" : le prix d'un Pastis est de 90 cts,
- et pour finir l'incontournable "Kékètte" : bien monté, à ce que la rumeur dit.
- Dernière minute - Nouveau surnom : "" !
Cette liste, me dit-ON, a vocation à s'enrichir dans un futur proche.
Si vous envisagez de vous installer à la campagne et que vous êtes plutôt sociable, dans le sens fréquentable, ON vous honorera probablement d'un surnom, voire même d'un diminutif ou d'un "augmentatif" (le "Lumineux", le "Phénix du Poitou", "Grand guide suprême", "Bienfaiteur du peuple",... pour les plus chanceux. Ceux-là terminent mal en général).
Obtenir un surnom est manifestement un signe de sociabilité, voire d'hyper-sociabilité. Il faut tout de même s'arranger pour ne pas obtenir un surnom qui vous desserve trop, un sobriquet, par exemple. Si vous n'en obtenez pas du tout, c'est pas plus mal non plus. Dans tous les cas, vous serez toujours et secrètement le "Parigot" ou le "gars de la ville" ! Ce n'est pas le pire des surnoms que vous auriez pu obtenir, soit dit en passant. Alors, bonne installation à la campagne !
12:15 Publié dans S'installer et vivre | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : surnom, surnoms, sobriquet, sobriquets, diminutif, diminutifs







