23/11/2006

Rénovation de maison ancienne : il faut couper tous les ponts... thermiques !

medium_IMG_1095.jpgLorsqu'on s'attaque à la réhabilitation d'une vieille maison, il y a un certain nombre de travaux à entreprendre en priorité, en fonction de l'état du bâtiment. La plupart du temps, on s'attaque spontanément aux améliorations évidentes, celles qui se voient et qui rendent la maison inhabitable si elles ne sont pas effectuées. Celles qui viennent immédiatement à l'esprit sont : une toiture défoncée, une charpente mal en point, des murs lézardés... Or, une fois ces réparations de structure réalisées et le confort minimal (électricité, plomberie, évacuations...) assuré, il subsiste des maux invisibles qui peuvent venir tout simplement vous pourrir la vie ! Et l'un de ces coupables désigné est le "pont thermique", un problème particulièrement saillant en hiver soit près de six mois par an sous nos lattitudes.


Qu'est-ce qu'un pont thermique ?

Il s'agit en fait de contrastes thermiques d'importance localisés dans des zones bien précises d'une maison qui génèrent une sensation de froid pour ses occupants et rendent donc le logement inconfortable.

Vous avez beau avoir installé un système de chauffage et plus ou moins calfeutré les jointures des portes et fenêtres, rien n'y fait ! Dans une maison isolée, surtout en pleine campagne, vous aurez toujours besoin de porter un gros pull et aurez les mains bleuies en saison froide. Le phénomène du pont thermique y est pour quelque chose !

Ainsi, on constate que la chaleur a spontanément tendance à s'échapper de la maison en des points bien précis, à l'instar d'un effet magnétique, vers les zones froides, là où la résistance thermique est la plus faible comme par exemple au niveau des :

  • angles de maison : en effet, à cet endroit la surface du mur en contact avec l'air froid (extérieure donc) est plus importante que la surface en contact avec l'air chaud produit à l'intérieur de la maison,
  • ouvertures (fenêtres, portes et larges baies), surtout si la maison dispose de nombreuses et vastes ouvertures côté nord. En principe, dans une masion ancienne, ce n'est pas le cas, car les anciens bâtisseurs connaissaient ce problème et créaient rarement de larges ouvertures dans la facede nord d'un bâtiment. Tout au plus se contentaient-ils d'un genre de vasistas pour laisser passer un peu de lumière naturelle dans la maison. Toutefois, dans le cadre d'une rénovation, il n'est pas rare que les nouveaux propriétaires s'amusent à ouvrir des murs pour créer un effet de volume ou pour décloisonner des petites pièces et les transformer en grande salle. Attention ! Tenez-bien compte des ponts thermiques surtout côté nord !
  • tuyaux de plomberie : parfois les tuyaux de plomberie prennent leur source à l'extérieur de la maison ou dans un cellier. Dans ce cas, les tuyaux étant conducteurs, ils transmettent la froidure de l'extérieur à l'intérieur.
  • dormants des portes et fenêtres, surtout s'ils ne sont pas isolés : en général, les vitrages sont scellés dans un matériau fin (le bois, l'alu ou le PVC aujourd'hui). Ce sont des zones où généralement le froid de l'extérieur l'emporte sur le chaud de l'intérieur car la paroi y est peu épaisse,
  • micro-fissures : ce sont de petites ouvertures, de petits trous qui existent dans les maisons anciennes et qui pulsent un air frais sous pression à l'intérieur de la maison. L'air frais s'engouffre par ces toutes petites anfractuosités et gagne tellement de puissance qu'il peut parfois annuler l'effet calorique d'un système de chauffage,
  • certains revêtements de sols et muraux : les vastes zones carrelées dans les salles de bains et les cuisines, par exemple, ou les salles comportant des dalles sont particulièrement froides en hiver...


C'est un peu de la physique. Mais c'est avant tout du bon sens.

Faites le tests, inspectez chez vous, même si vous vivez en appartement, toutes ces zones en passant le dos de votre main, par exemple, aux endroits cités ci-dessus. Vous serez surpris !


Conséquences

Les ponts thermiques représenteraient, en France, selon les sources, de 20 à 40% des déperditions d'énergie d'un logement. Ce phénomène pousse les habitants des maisons à chauffer davantage et donc à augmenter leur budget énergie pour atteindre un niveau de confort satisfaisant. Chauffer plus c'est coûteux mais aussi néfaste pour l'environnement (plus de rejets et une contribution accrue au réchauffement climatique).

 

Peut-on y faire quelque chose ?

Même une maison en apparence isolée peut continuer à diffuser une sensation de froid. En particulier, une isolation intérieure (doublage de paroi) peut, contre toute attente, comporter des ponts thermiques si le panneau isolant s'appuie sur un poteau, linteau ou dalle en béton ou métallique exposé à l'air frais de l'extérieur. Et oui, ces éléments d'une habitation conduisent le froid de l'extérieur vers l'intérieur de la maison et inversement !

En réalité, l'élimination totale des ponts thermiques est illusoire, et a fortiori dans le cas d'un habitat individuel ancien. Les pistes à explorer se situent, d'une part, dans le choix des matériaux à employer et, d'autre part, du côté des techniques d'isolation et procédés de rénovation. Ces pistes sont abordées dans un document publié par le CSTB, RT2000 et maintenant RT2005 (voir lien plus bas).

Concrètement, si vous restaurez une ancienne maison, prenez en compte les ponts thermiques. Vous pouvez, par exemple, essayer de :

  • privilégier des matériaux ayant une conductivité thermique moindre du type matériaux naturels (bois, parquets, lambris, liège, lin, laine de mouton, chanvre (!), plâtre, brique de terre cuite, béton cellulaire) pour l'habillage intérieur plutôt que des matériaux qui conduisent le froid (carrelages, dalles, etc.),
  • traquer tous les interstices par lesquels l'air frais s'engouffre : joints de portes et fenêtres, fissures dans les murs, trous dans le toit et les plafonds. Il faut les colmater !
  • finalement, et c'est un poste très coûteux (compter 1500 euros pose comprise par fenêtre) dans une rénovation, il est judicieux de remplacer les fenêtres simple vitrage par des fenêtres double vitrage. On arrive à trouver des styles de fenêtres, y compris en PVC ou en bois pour les puristes, respectant le charme et le style de l'ancien.


Quoi que vous fassiez, vous n'éliminerez pas totalement les ponts thermiques d'une ancienne bâtisse. En revanche, vous pourrez les limiter en :

  •  isolant au maximum (par l'extérieur idéalement et/ou à l'intérieur),
  •  bouchant les trous,
  •  optant pour du double vitrage,
  •  sélectionnant des matériaux avec une conductivité thermique moindre,
  •  évitant de vastes ouvertures côté nord de la bâtisse,
  •  installant une véranda (lorsque cela ne nuit pas au style de la maison bien évidemment) côté sud et sud-est,
  •  fermant les volets le soir,
  •  recourant, si possible, aux doubles rideaux.


Dans mon cas, au stade de rénovation où j'en suis actuellement, je viens de terminer le chantier salle de bains. J'ai isolé de l'intérieur par du parquet et du lambris bois et un isolant thermoréflecteur mince. Je peux vous garantir, que la salle de bains est devenue une pièce chaleureuse et feutrée. Evidemment, il faut faire attention à ne pas trop la mouiller en se douchant. Mais ce n'est pas si difficile, c'est comme dans une salle de bains de châlet au ski !

A noter que les freins à l'isolation par l'extérieur d'une maison ancienne, qui est pourtant la plus efficace, sont importants pour des questions d'esthétique. Dans le cadre d'une construction neuve, n'hésitez pas à vous intéresser à la construction bioclimatique, un sujet que nous aurons l'occasion d'aborder prochainement et probablement compatible en habitat rural. On peut également se pencher sur le concept dit des "maisons passives".


Pour approfondir le sujet

La maison passive
Idées Maison (bas de page)
Site perso sur les ponts thermiques et l'isolation
RT2000/2005 (Réglementation Thermique 2000/2005, Solution technique applicable aux maisons individuelles non climatises)
Site Lebois.com
Promotelec
Une maison passive à Nice (de nombreuses suggestions de matériaux)


Et un peu de lecture technique

Les ponts thermiques dans le bâtiment : Mieux les connaître pour mieux les traiter, de Salem Farkh et Thierry Bel (éditions CSTB)

28/06/2006

Bricoler, retaper et restaurer une maison : partage d'expérience (2)

medium_P1010345.JPGLa restauration de notre bicoque campagnarde est loin d'être achevée et notre plan" de départ est loin d'être respecté. Toutefois, nous avons adopté quelques partis pris qui pourront vous être utiles si vous aussi vous restaurez une ancienne maison. Le billet suivant fait suite à un texte intitulé Bricoler, retaper et restaurer une maison : l'approche générale (1) publié ici même en mai.

Signalons, tout d'abord, que notre maison présentait des murs et une toiture saine. Mais la maison, sorti de là, n'a(vait) aucun confort : les vieilles fenêtres qui laissent passer l'air et le frimas, les murs qui présentent des trous secrets par lesquels passent les lérots, les poutres apparentes qui attirent les toiles d'araignées, le "réseau" électrique qui transforme toute tentative de séjour en hiver en un bivouac de haute montagne, la plomberie qui saute au moindre gel prolongé, le désordre général qui casse le moral...

Alors question. Comment affecter les priorités ? Chronologie d'un bricolage prévu pour durer :

1) Années 1, 2 :

Dormir. Aménager un endroit potable pour dormir. En effet, quand on bricole plusieurs jours d'affilée sur un chantier, il faut pouvoir se reposer au sec, au chaud et au propre. C'est pour cela que très rapidement, nous avons :

  • aménagé les combles en ouvrant une trémie et en y installant un escalier (en bois de type Lapeyre). L'escalier en bois (matière naturelle) passe bien particulièrement dans une maison rustique,
  • installé une fenêtre de toit (attention déclaration en mairie nécessaire !).

Ce sous-chantier n'était pas indispensable la première année mais moralement il nous paraissait important d'avoir un peu de lumière du jour pénétrant dans les combles avec vue sur le verger situé côté nord.

Se laver. Nous avons bricolé un coin salle de bains de chantier. Très important : quand on bricole on se salit vite et cela peut agir rapidement sur le moral. En gros, cela a consisté à :

  • débarrasser un poêle à fioul qui ne nous servirait pas (pas de chauffage à énergie fossile chez nous !),
  • isoler rapidement des courants d'air en provenance du toit en fibrociment (ce coin un peu "favella" est situé dans un module plus récent attenant à la maison principale),
  • dépoussiérer et passer une couche de peinture juste pour donner un aspect propre provisoirement,
  • tirer deux câbles électriques : un pour une ampoule et l'autre pour un ventilateur chauffant !

Manger. Nous avons "propréfié" la pièce cuisine initiale. On peut très bien se passer d'une cuisine durant la période de chantier. En revanche, pour que ce ne soit pas le bagne de venir à la campagne, il est important de simuler un coin cuisine même basique. Cela permet de retrouver une cohésion familiale autour d'un repas normal. La table est l'endroit privilégié ou prennent forme les chantiers futurs et où s'affine le projet commun. Mêmes opérations :

  • dépoussiérage et coup de peinture,
  • un peu de plomberie provisoire.

Jardiner. A défaut d'aménager tout de suite un joli jardin ou mieux un potager, il s'agit tout simplement de lutter contre la jungle. La première année nous n'avons pas tondu jusqu'en juin-juillet car nos weekends ont été accaparés par le bricolage de survie. Grosse erreur ! Nous nous sommes retrouvés avec des herbes hautes d'un demi mètre ! Pour normaliser la situation, je me suis tapé près de 1000 m² à la faux puis ensuite la tonte.

Conseil : tondre régulièrement entre mars et juillet, puis espacer ensuite. Nous avons trouvé une combine pour ces opérations. Nous sollicitons les services de gentils voisins en recourant à un procédé du type échange de bons et loyaux services ;)

2) Années 3, 4 et celle en cours

Autant les trois premières années ont été consacrées à l'aménagement d'un confort de survie, autant ces deux-trois dernières années sont consacrées à la restauration proprement dite. Cette phase peut s'étaler dans le temps car il faut bien réfléchir à l'aspect "déco" des choses. Ce sont des discussions sans fin, des décisions et aussi des retournements... Très animés les débats !

Nous avons privilégié la salle de bains. C'était la pièce la plus miteuse et pour nous la plus stratégique. Se sentir propre nous paraissait beaucoup plus important que d'avoir une jolie chambre ou une cuisine fonctionnelle. Ainsi, nous achevons actuellement la salle de bains par la pose du carrelage et le lambris au plafond. Ensuite, il faudra consacrer quelques heures par-ci, par-là pour des finitions. Mais nous avons aussi privilégié le repos, le jardinage ainsi que des  moments pour le mûrissement de nos idées. Nous avons dorénavant une vision consensuelle de la disposition définitive des futures pièces. Maintenant, commencent les chantiers de confort.

Les projets en cours : nous attaquons dans l'ordre et c'est dans notre ambitieux programme de cette année :

  • le perçage d'un mur porteur pour faire communiquer la future cuisine avec le reste de la bâtisse (la nouvelle cuisine qui sera orientée plein sud-ouest est en fait actuellement une chambre externe !),
  • l'installation d'un conduit de cheminée et du réseau d'air pulsé qui nous permettra de produire une partie de notre chauffage grâce à une cuisinière à bois de type Deville (que nous avons acquise localement presque neuve pour un prix vraiment sympa),
  • le coulage d'une dalle de béton permettant d'agrandir notre petite terrasse. Cette terrasse (dont la surface sera inférieure à 20 m² pour des questions administratives) sera en fait vitrée, permettant ainsi de bénéficier d'une pièce supplémentaire,
  • l'électricité générale (tout le réseau électrique est à revoir),
  • l'aménagement de la future cuisine (carrelage, électricité, plomberie, etc.),
  • l'aménagement de la cuisine actuelle en chambre à coucher qui sera isolée d'une couche de lambris,

Les projets futurs

  • perçage d'une nouvelle porte d'entrée un peu plus rationnelle (actuellement l'entrée se fait dans la pièce à vivre, pas très rationnel tout ça !),
  • installation d'un nouveau chauffe-eau électrique de 150 L près de la salle de bains (actuellement nous avons un chauffe-eau situé dans le cellier),
  • fermeture de la terrasse (sorte de véranda),
  • isolation des combles,
  • remplacement des portes et fenêtres par des éléments en double-vitrage,
  • aménagement du cellier "fourre-tout" en véritable cellier-garde manger avec un congélateur,
  • installation de quelques panneaux solaires pour le chauffage de l'eau sanitaire,
  • installation d'un système de récupération des eaux pluviales enterré.
Bien sûr, tout ceci doit se faire sans dénaturer le charme naturel de la maison vieille de près de 150 ans. La prochaine fois nous essaierons d'aborder les aspects coûts avec quelques exemples.

25/05/2006

Bricoler, retaper et restaurer une maison : l'approche générale (1)

Cette mini série de billets dédiée au bricolage et à la restauration d'une habitation est constituée de trois parties afin d'en faciliter la lecture. Voici les thèmes abordés :

  • Approche générale,
  • Partage d'expérience,
  • Eléments de coûts.


Approche générale

Evidemment, quand on a un budget limité, un projet de vie campagnard peut facilement s'inscrire dans la durée. Lorsqu'on regarde les magazines de bricolage, de déco ou d'architecture régionale, ce sont toujours de belles
images qui sont mises en avant. Un moulin restauré trônant sur une rivière paisible, une grange aux pierres apparentes d'une pureté de dentifrice, une chaumière à colombages enchâssée dans un écrin fleuri...

La réalité de Monsieur Toutlemonde est bien différente. Aujourd'hui pour trouver une maison isolée avec un potentiel de charme, habitable de suite et pour un budget maîtrisé il faut avoir beaucoup de chance. Et lorsqu'on trouve quelque chose qui pourrait correspondre à un "coup de coeur", c'est à dire une habitation située dans un environnement bucolique, les choses se gâtent. C'est souvent une ruine ou bien une maison de village (maison mitoyenne et généralement sans jardin).

Si malgré tout, vous êtes de tempérament courageux et vous privilégiez plutôt le "potentiel" et le contexte de la maison plutôt que le confort immédiat alors il faut vous préparer à vivre une véritable aventure y compris financière. Mais c'est une mission possible en inscrivant son projet dans la durée.

Le rapport au temps est une donnée primordiale. La patience est un art difficile car nous sommes tous très pressés et impatients d'arriver à un résultat visible. Or, obéir à cette pulsion pour arriver à un résultat rapide présente un gros risque : celui de dénaturer le charme primitif de la maison par trop de précipitation et un choix de techniques et de matériaux inapproprié. Il est par exemple très facile et relativement peu coûteux d'habiller des murs de pierre intérieurs avec du "Placoplâtre". Tout sera lisse et net, comme dans un appartement de ville. Voyez donc si vous ne pouvez pas récupérer tranquillement ces jolies pierres en travaillant à votre rythme, en faisant du temps non pas votre ennemi mais votre allié. Le toit de la maison est un peu tordu ? Voyez cela comme une force de la maison et non comme une faiblesse. Le bois travaille et déforme la maison, mais en même temps cela lui ajoute une valeur "patrimoniale" et une dimension "historique". On est fier de dire dans une conversation : "Je restaure une longère de 170 ans !". Imaginez le résultat si votre maison de 170 devient un parallélipipède orthonormé. Bien évidemment, si cela à tendance à se délabrer il faut consolider. Or, vous pouvez consolider en respectant le mouvement naturel de la maison. Pas besoin de rendre tout "droit" et "rectiligne". Donnez une chance aux courbes naturelles de la bâtisse ! Pour cela, soyez aux aguets et n'hésitez pas à sauter sur l'occasion s'il vous faut des matériaux originaux, en les récupérant sur des maisons en ruines.

Alors sauf situation d'urgence, prenez le temps de la réflexion pour ne pas casser ni votre tirelire ni la magie de la maison. De même, écoutez votre entourage et n'hésitez pas à solliciter l'instinct naturellement "déco" des femmes et la patience légendaire des hommes.

26/04/2006

Bricoler, restaurer et retaper

S'installer pour vivre à la campagne ne se fait pas sur un coup de tête. Nous avons vu au fur et à mesure des billets et commentaires des lecteurs que changer de vie, passer d'un mode de vie urbain à un mode de vie rural, nécessitait un certain nombre de transformations dans son mode de vie :

 

  • abaisser son niveau de besoins,
  • s'accommoder d'une inévitable diminution de ses revenus,
  • diversifier parfois ses sources de revenus,
  • se contenter de loisirs simples et plus proches de la nature,
  • consommer moins ou du moins autrement,
  • accepter des échanges parfois basés sur le troc,
  • se mettre à jardiner,
  • concevoir sa maison de façon bioclimatique et écologique...
  • etc.


Pour bien réussir son projet d'implantation campagnard, l'une des composantes des plus structurantes est le logement.

Le logement, en particulier lorsqu'il s'agit d'une maison isolée, est un sujet de préoccupation majeur. Dans mon cas l'aspect "maison" suscite beaucoup de réflexion entre mon épouse et moi. Il s'agit d'une maison berrichone traditionnelle de type "masion de journalier" (sorte de petite longère) située à l'orée des champs à 500 mètres du hameau le plus proche. Imaginez-vous que notre défi est de rendre "confortable" une batisse qui date approximativement de 1814 !

Pas évident. Il faut savoir qu'atteindre une température de 12 degrés en plein hiver (je veux dire à l'intérieur) est déjà un grand succès. Autre exemple, apprendre à doser ses radiateurs électriques de sorte que lorsqu'on allume une lumière, une surtension ne fasse pas disjoncter tout le système.

Restaurer une vieille maison nécessite de l'organisation, de la reflexion et de la patience.

  • La première année, nous avons, nous-mêmes, aidés d'un ami menuisier, ouvert une trémie dans le plafond et installé un escalier en bois pour accéder aux combles,
  • La seconde année, nous avons mis en place une fenêtre de toit et posé du parquet dans les combles,
  • La troisième année, nous avons entamé le vaste chantier de la salle de bain. Ce chantier n'est toujours pas fini et se prolonge la quatrième et cette cinquième année ! La salle-de-bains a été refaite entièrement : cloisons en carreaux de plâtre, plomberie, cuvette, baignoire et lavabo, parquet, lambris... Il ne reste plus que le carrelage, les finitions, l'électricité et les lambris au plafond à réaliser.
  • Nous sommes en cinquième année et voici le pogramme : achever la salle-de-bains, faire deux ouvertures pour des portes dans des murs porteurs, aménager une véritable cuisine, aménager une chambre (lambris et parquet), refonte de tout le circuit électrique.
  • Les années suivantes (6, 7 et 8) seront consacrées à essayer de rendre la maison le plus "bioclimatique" possible : isolation, chauffage au bois + conduit de cheminée, véranda.


Une fois ces travaux achevés on pourra considérer que notre maison campagnarde est "confortable" selon les critères campagnards. Mais ce n'est pas fini. Nous essaierons aussi de la rendre plus écologique : nous prévoyons l'installation de panneaux solaires pour le chauffage de l'eau sanitaire et une cuve pour la récupération d'eau de pluie.

Il faut savoir qu'il est difficile de restaurer sa maison intégralement tout seul. Je ne dis pas que c'est impossible toutefois un seul individu réunit rarement toutes les compétences nécessaires à lui tout seul (maçonnerie, couverture, menuiserie, plomberie, électricité). Il faut par conséquent se faire aider ou bien solliciter, de façon ponctuelle, l'intervention d'artisans.

Afin de vous aider à faire le point avec vos compétences manuelles, vous trouverez ci-après une sélection de liens en rapport avec le bricolage. Consultez-les, cela vous permettra de vous faire une idée de l'ampleur de certains chantiers de restauration d'une vieille maison.


Enseignes


Portails spécialisés


Quand bricoler se décline au féminin !


Sites perso

  • Le site de Julien Manche (très intéressant, suivi du montage d'une maison avec des informations tarifaires, exemples de devis)


Forums


Blogs bricolage

Et maintenant, au boulot !