30/06/2008

Glanage et cueillette : cherche des personnes pour parler de leurs expériences de glanage et cueillette

Champis.jpgChers lectrices, chers lecteurs,

Urgent : je cherche pour témoigner dans une émission de télévision très connue sur M6 des gens qui pratiquent le glanage et la cueillette dans la nature pour des raisons économiques.

Typiquement, les personnes qui intéressent cette émission sont celles qui glanent et cueillent parce que la vie est chère, pour réduire leur budget alimentation, ou pour revendre les produits de leurs cueillettes, etc. bref en tant qu'activité principale ou d'appoint pour des raisons économiques.

Si vous êtes adeptes du glanage ou si vous connaissez du monde autour de vous, merci de me contacter. C'est assez urgent.

Une journaliste entrera alors en contact avec ces personnes en vue éventuellement d'une interview et d'un passage sur M6.

Merci ! 

 

09/10/2007

Apiculture ou "Happy culture" ? Une récolte de miel dans la Brenne.

Mais pour combien de temps encore ?

/nature/b81bb5534d1e721625634323816bb8c6.jpg Je vous avais déjà parlé des ruches et des abeilles situées sur mon bout de prairie dans le cadre d'un article sur les spectaculaires essaimages qui se sont déroulés fin mai.

Cette fois-ci, on a fait tout aussi fort ! Voici pour vous, en exclusivité depuis le blog campagnard, une récolte de miel en vidéo !

Je ne suis pas moi-même apiculteur. Je prête à un professionnel local mon petit terrain coincé entre un verger en pleine nature, un étang, une prairie et un champ. Non pas que cette noble activité ne m'intéresse pas, bien au contraire, mais pour s'occuper sérieusement d'apiculture il faut être disponible, attentionné et surtout présent. Ces conditions ne sont pas réunies pour le moment car je vis actuellement une vie hélas trop urbaine pour des raisons professionnelles.

Cependant, ayant manqué l'essaimage, j'ai cette fois-ci eu la chance d'assister à une récolte de miel en direct.

L'apiculteur a disposé douze ruches sur le terrain. Deux de plus que l'an passé. Selon lui l'emplacement est favorable aux abeilles. C'est un indicateur de la qualité du secteur qui est aussi rassurant pour les humains qui y vivent.

Mais qu'on ne se méprenne pas ! J'ai eu un échange intéressant avec l'apiculteur au sujet de l'effondrement des colonies d'abeilles. La France aussi est touchée. Certes elle l'est moins que d'autres pays d'Europe ou les Etats-Unis. Toutefois, l'apiculteur me précise que la production de miel a diminué de 40% (à moins que ce soit 50%) depuis ces cinq dernières années.

Très impliqué auprès des instances de la profession, l'apiculteur précise que la cause des effondrements de colonies d'abeilles reste inexpliquée. Dans les ruches affectées, on ne constate aucun cadavre d'abeille à l'entrée des ruches contrairement aux maladies précédemment identifiées.

C'est comme si les abeilles, une fois sorties de la ruche, étaient désorientées et ne retrouvaient plus le chemin du retour. On désigne les pesticides (Regent & Gaucho) comme la cause la plus directe de ce mal. Bien que l'utilisation de ceux-ci ne soit plus autorisée, la disparition des abeilles ne s'est pas arrêtée pour autant. Il doit y avoir autre chose. Les apiculteurs n'ont pas de réponses et sont dans le désarroi complet. Certains montrent du doigt le changement climatique, d'autres la multiplication des ondes dans l'air (téléphone, radio-transmissions de toutes sortes...), la modification des champs magnétiques voire une contamination du pollen. Beaucoup d'hypothèses, peu de certitudes qui rendent ce phénomène particulièrement sournois.

Il ne reste plus qu'à attendre qu'un diagnostic certain soit établi. Quoiqu'il en soit, si les abeilles venaient à disparaitre prochainement, ce ne serait pas un bon signe pour l'espèce humaine non plus.

 

 

Le résultat de la récolte

Les douze ruches ont produit 35 kg de miel. L'apiculteur note que compte-tenu du problème affectant les ruches, cette récolte est exceptionnelle ! D'après ses dires, le terrain est très productif. Il faut dire que la situation est idéale : verger, prairie, étangs, arbres divers (acacias, tilleuls, châtaigners...).

L'apiculteur m'a offert 3 kg de "mon" miel (il ne l'a pas mélangé). C'est tout simplement le meilleur miel du monde !

 

Quelques photographies

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07/09/2007

Vu sur les bords de Marne, à à peine quelques km de Paris, des martins-pêcheurs !

875e58ef000d6504c3af9fd1ec01d56f.jpgAprès quelques longues semaines estivales de paresse intellectuelle, il est temps de me remettre à partager avec vous mes pensées sur le monde comme il est... et des soupirs sur comment il aurait pu être.

C'est donc en allant faire mon tour rituel sur les bords de Marne dimanche dernier que je suis tombé sur une rencontre impromptue : un oiseau avec un dos bleu métallique qui a escampé de la berge pour aller se réfugier dans les taillis de l'une de ces paisibles îles du fleuve.

Comme je n'avais jamais vu un tel oiseau irisé sous nos latitudes j'ai pas mal gambergé pour savoir à quelle espèce il aurait pu appartenir. Je ne l'ai vu que furtivement de sorte que sa forme générale et le détail m'ont complètement échappé. D'emblée je me suis mis dans l'esprit que c'était un oiseau tropical qui s'était enfui d'une volière ou d'une cage.  Je me  suis souvenu vaguement de ces tonalités similaires chez les colibris que j'avais pu observer de près dans le magnifique jardin de Balata à la Martinique. Bref, quelques jours se passent...

***

J'habite (pour plus très longtemps) dans un secteur pas mal éloigné d'un transport en commun. Pour accéder à une station du RER A, j'ai le choix de longer les bords de Marne. Ainsi, en habituellement vingt-cinq minutes de marche soutenue le long de la berge, j'accède à la station Neuilly-Plaisance.

Il faut s'imaginer la Marne à cet endroit. Nous sommes à quelques 10 km à peine du centre de Paris ! La Marne dans ce secteur est un fleuve assez fréquenté. D'une part il y a les péniches, mais aussi les écoles d'aviron, les pêcheurs et souvent des m'as-tu-vus avec leurs puissants bâteaux à moteur. De plus, les berges sont la plupart du temps bétonnées. Il y a certes quelques arbres et massifs tout le long, mais nous sommes dans un milieu assez urbain et sous affluence surtout les fins de semaine. Je passe l'aspect pollution. On y voit de tout ! Depuis les bouteilles et des caddies de supermarché jusqu'à des drôles de mousses... Un jour, j'ai même aperçu une peluche géante qui dérivait les membres ballants. Le genre de peluche qu'on trouve à la Foire du Trône.

C'est donc en revenant du RER que j'ai pu tomber presque nez à nez avec ce même oiseau. Cette fois-ci il observait paisiblement le fleuve debout sur le chemin de la berge. J'ai bien reconnu ce profil caractéristique d'oiseau trappu au bec long et fort. Je me situais à environ quatre ou cinq mètres. Au moment où j'ai sorti mon téléphone mobile pour le prendre en photo, évidemment il s'est envolé !

Puis hier matin en faisant le trajet inverse, j'en ai revu un dans les mêmes circonstances. Et lors de son envol j'ai bien perçu son dos bleu métallique.

Cela signifie donc que malgré la pression exercée sur le milieu par l'urbanisme et la pollution, une troupe de martins-pêcheurs a réussi à s'installer entre grosso-modo la passerelle de Bry et la pont de l'A86 à Nogent. Je n'en avais jamais vu jusqu'à ce jour. Pourtant je vous garantis que j'emprunte plusieurs fois par semaine les bords de Marne.

C'est plutôt réjouissant. Toute la question est de savoir si ces martins-pêcheurs ne sont que de passage (ils iraient vers le nord suite au réchauffement climatique ?) ou bien s'ils s'installent ou se ré-installent de façon durable parce qu'en fin de compte ils se sont adaptés à ces conditions urbaines.

Je ne suis pas sûr de la sous-espèce observée, alors il se peut que la photographie de cet Alcedo atthis (Martin-pêcheur commun) ne soit pas fidèle. Celui que j'ai vu me semblait moins roux, plus noir...

 

Pour en savoir plus sur cet "oiseau fabuleux" visitez la page Wikipedia sur le Martin pêcheur d'Europe et le portail Oiseaux.net.

Crédit photo : NaturePhoto-CZ 

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07/08/2007

La saga des chatons continue sur http://ustream.tv/channel/campesino

5755bc28478c9fee572e2811334d6fbd.jpgLes chatons de Crna ont un succès phénoménal, et ça se passe s'est passé sur la chaine internationale dédiée CrnatTV sur Ustream.tv en direct live !

 

Rejoignez le channel interactif et chattez avec des passionnés de Crna et ses 6 chatons du monde entier grâce au "chat" associé !

A bientôt... 

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Credits photo: NB 

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The saga of Crna's kittens goes on was broadcasted on CrnaTV, a Ustream dedicated live webTV channel.

Join Crna's community and discuss about various topics in the associated live chat.

See you soon on CrnaTV! 

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Photo: NB

 

Et un clin d'oeil à TomaGladiator pour qu'il gagne son concours 

30/06/2007

Des nouvelles des Minimoys

Puisque vous avez été tou(te)s gentil(le)s, j'ai décidé de vous donner des nouvelles des six Minimoys ! Tous sont en bonne santé. Leur mère s'occupe d'eux de manière remarquable et leur témoigne une affection qui n'a rien à envier à  celle qui a cours chez les humains. Elle les entoure de ses pattes protectrices pendant la sieste. Elle les rassure par des miaulements brefs lorsque l'inquiétude et les cauchemars gagnent ses petits protégés.

Vous pouvez continuer à suivre les facéties de ces graines de stars dans l'album photo. Les nouvelles photos sont toutes celles après le cliché "Famille nombreuse". Voici donc un raccourci vers la suite. Mais bien sûr vous avez le droit de regarder l'album depuis le début.

Je vous gratifie, en bonus, d'une petite vidéo. C'est même une partie de catch !

 

 

 

A très bientôt pour de nouvelles aventures ! Et bonne fin de semaine !

PS : quelques chatons cherchent encore leurs futurs "maîtres" alors vous savez comment me joindre ;-) 

26/06/2007

Un miracle de la vie dans un appartement sans âme de banlieue !

4237acc07383662c4016d16323f35910.jpgJe vous avais déjà parlé de la facétieuse Črna, la petite chatte noire qui me tient compagnie encore quelque temps.

Et bien elle a fait une nouvelle bêtise la nuit dernière. Elle a donné naissance à six petits chatons tigrés. Et oui, elle est comme ça Črna ! Quand elle a envie, elle va jusqu'au bout de ses envies.

Alors que s'est-il passé ?

A la campagne elle a toujours eu peur du gros matou rustique qui trainait dans le jardin.

Mais en ville, mademoiselle semble bien plus disposée à compter fleurette. Que voulez-vous c'est une girlie 2.0 Črna !

Comme l'appartement que j'occupe dans cette petite banlieue dortoir parisienne est au rez de chaussée la chatte n'est pas autorisée à sortir. Non pas que je sois un tortionnaire mais la précédente, Bagheera, s'est échappée un soir et puis a disparu pour toujours dans la nuit noire. Elle était déjà assez agée. Elle est peut-être partie se chercher une cache pour son ultime voyage.

Quant à Črna, c'est à la faveur des chaleurs d'avril qu'elle a répondu à la pression de ses instincts de reproduction.

Une fenêtre était entrebaillée et, déterminée à réaliser son destin de jeune chatte parisienne, elle a pris la tangente de façon très opportuniste. Trois jours d'absence et d'inquiétude... Alors que cette s..... façon "Femme du boulanger" de Marcel Pagnol faisait la noce.

"Ah ! Te voilà, toi ? Regarde, la voilà la Pomponnette... Garce, salope, ordure, c'est maintenant que tu reviens ? Et le pauvre Pompon, dis, qui s'est fait un mauvais sang d'encre pendant ces trois jours ! Il tournait, il virait, il cherchait dans tous les coins... Plus malheureux qu'une pierre, il était... Et elle, pendant ce temps-là avec son chat de gouttières... Un inconnu, un bon à rien... Un passant du clair de lune... qu'est-ce qu'il avait, dis, de plus que lui ?"


En définitive, Črna est revenue de son aventure un peu amochée, apeurée et surtout... affamée !

Ha ! Comme quoi les humains servent à quelque chose ;-)

Donc résultat des courses, hier soir entre minuit et deux heures du matin, j'ai pu assister en "live" au miracle de la vie de l'espèce felis domestica.

J'en ai fait un petit reportage photo et vidéo que je vous livre ci-après.

Album photo
(Mode photo par photo recommandé pour bénéficier des commentaires loufoques. Le mode diaporama est en "muet")

--> Voir l'album photo 


Vidéo en ligne


Six chatons, tous tigrés et multicolores comme le monde, sont nés de cette union d'un soir. Si vous en voulez un, faites le moi savoir. Ce serait dommage de les donner à des non bloggeurs ! Ha ! Il resteront avec leur maman environ deux mois, le temps qu'il faut pour qu'ils soient sevrés. On leur souhaite à tous un trajet vital bienheureux.

Ensuite, ce sera sans déchirements que leur maman les priera de... prendre la poudre d'escampette ! Faut pas pousser tout de même ! Y a une vie de chatte... après !

04/06/2007

Alors Erinaceus... concolor ou europaeus ? (le retour)

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Le Furtif, un lecteur régulier de ce petit blog, me fait parvenir deux magnifiques photos d'un hérisson qui s'est complètement domestiqué, semble t-il.

 


Cet hérisson participe donc à la gamelle du chien qui le laisse faire avec bienveillance.

Vraiment deux images fabuleuses démontrant qu'un animal sauvage peut se sentir très à l'aise parmi les humains, pourvu que ces derniers le laissent tranquille.

Bravo donc à Le Furtif pour avoir su capter ces exceptionnels instants de vie ! Merci pour le respect que tu portes à la Nature !


Devinette : à quelle sous-espèce appartient cet hérisson : Erinaceus... concolor ou europaeus ?

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27/05/2007

Spectaculaires essaimages

9c1c516e9c5ae77599432e8cefbfd56f.jpgIl y a peu le jardin de la petite maison enfouie dans la végétation a été le théâtre d'un phénomène spectaculaire : un symphonie bourdonnante de vie.

Ce lopin de terre perdu aux confins de la Brenne et de la Touraine abrite depuis un an une douzaine de ruches. Elles ne m'appartiennent pas.

Un apiculteur local avec qui je fus mis en contact a déterminé que l'exceptionnelle situation du terrain augurait d'une récolte de miel pleine de promesses.

Ce lopin de prairie est à l'écart de toute pollution industrielle. Pour être honnête, il borde un champ qui est copieusement arrosé par un agriculteur. Or, visiblement, cet agriculteur est un tant soit peu consciencieux pour ne pas utiliser des produits de traitement léthaux pour les hyménoptères (Gaucho et Régent interdits !). Les colonies que j'héberge semblent bien se porter pour le moment aux dires de l'apiculteur.

Moi-même je n'utilise aucun produit de traitement. Je laisse faire la Nature. Parfois, je déplore des ravageurs (pucerons) qui s'attaquent aux rosiers ou cerisiers et les flétrissent. Toutefois, j'accepte ces inconvénients afin que les règles de la Nature soient toujours privilégiées au dépens de celles des hommes.

La Nature est la cause et sa propre solution.

La prairie fleurie et tondue qu'occasionnellement ainsi que la présence du verger ont convaincu l'apiculteur d'y placer ses ruches. Cette année il en a même rajouté deux supplémentaires. Cela me rassure sur la qualité de l'emplacement de la maison.

Au départ, l'apiculteur avait proposé de payer un loyer pour placer ses rûches.

C'est quelque chose que j'ai refusé. Le deal est le suivant : il donne quelques pots de miel produits par les abeilles du jardin et en échange il fait ce qu'il veut avec ses abeilles sur le terrain.

Mais au-delà de ce "deal", je suis aussi gagnant sur d'autres tableaux en acceptant des ruches sur le terrain.

En effet, les abeilles vont accroitre la pollinisation du verger et donc vraisemblablement favoriser l'obtention de fruits (cerises, mirabelles, prunes, poires, pommes...).

A ce propos, lorsque j'ai visité le Jardin des Parfums et Epices à l'île de La Réunion, j'ai attentivement écouté les propos du guide aux allures fantasques qui nous expliquait les secrets du monde des végétaux. Il nous a posé la question de ce qui se passerait si les abeilles venaient à disparaitre. La réponse a été foudroyante... De dramatiques crises alimentaires et des famines que l'humanité aurait beaucoup de difficultés à résoudre et serait probablement amenée à s'éteindre. Déjà Einstein en son temps avait prédit une telle hypothèse.

En effet, c'est la pollinisation qui permet à la fleur de produire le fruit. Cette pollinisation est plus ou moins bien assurée par le vent. Mais l'action du vent est limitative. En fait, ce sont les insectes qui sont les principaux acteurs de la pollinisation. Et en particulier les abeilles, papillons et autres insectes spécialisés.

Après un an de présence de ces ruches, un phénomène impressionnant s'est produit chez moi : un essaimage.

Je n'ai pas assisté moi-même à cet évènement. Mais mon ancêtre en fut le témoin. Et, en bon reporter, il me transmet les photos ci-après.

L'étrange société des abeilles

Une colonie d'abeilles (une par ruche) est constituée d'une unique reine, de quelques centaines de faux-bourdons (durant la belle saison) et d'ouvrières dont le nombre peut s'échelonner de vingt à cent mille individus ainsi que d'œufs, larves, nymphes (couvains).

La vie et l'organisation des abeilles nous ferait peur à nous humains. Ainsi, la reine n'a pour seul rôle que de pondre ses grosso modo 2 500 oeufs par vingt-quatre heures !

Retenons qu'au départ une reine est une larve comme les autres. Cette larve lambda ne devient reine que parce qu'à un moment donné de sa vie les ouvrières se sont mises à la nourrir de gelée royale puis de continuer à lui réserver ce régime. Alors pourquoi et sur quels critères se basent les abeilles pour se mettre à programmer une reine, je ne saurai vous dire ? Un instinct de groupe et coordonné ? Je demanderai à l'apiculteur.

Donnez de la gelée royale à vos enfants et peut-être deviendront-ils rois ou reines !

Comme il ne peut y avoir qu'une seule reine par colonie, le premier travail de la première reine née est d'identifier les larves de futures reines et de les tuer. Parfois il y a un combat à mort entre deux reines nées en même temps. Et vous savez comment ça se passe ? C'est pas celle qui pique qui gagne !

Ensuite cette reine devra s'accoupler au cours d'un vol nuptial sous la forme d'une impressionante nuée faite de mâles surexcités. J'espère qu'il me sera donné un jour d'observer ce phénomène. Mon petit côté voyeur sûrement !

Et comme chez beaucoup d'espèces, ce sont les mâles les plus opportunistes qui féconderont la reine (il en faut plusieurs pour remplir sa spermathèque). Or, en donnant sa semence, le mâle meurt sur le coup en laissant son appareil génital dans la reine. Je vous invite à voir ou revoir ce dramatique film franco-japonais autour du thème de l'Eros et Thanatos, l'amour fusionnel et passionné qu'est L'Empire des sens. Vous vous imaginerez peut-être mieux le monde des abeilles avec la scène finale du film. Le faux-bourdon n'a pas d'autre rôle. Il est incapable de se nourrir (sa trompe est trop petite !). Celui qui survit devient indésirable car inutile à la colonie. Il est chassé.

A partir de là, la reine ne va avoir pour occupation durant les jusqu'à cinq ans de sa vie que de pondre. Elle ne fait rien d'autre. Tout le reste est géré par les ouvrières.

Encore une bizarrerie, un mâle nait d'un oeuf non fécondé (il faut que je vérifie ce point auprès de mon ami apiculteur car cela me semble tout simplement stupéfiant).

Alors qu'est-ce que l'essaimage ?

L'essaimage survient, lorsque la ruche est pleine à craquer de miel. A ce moment là, les ouvrières se mettent à élever quelques reines. Et fatalement, l'une des nouvelles reines voit le jour. Avant la naissance des nouvelles reines, l'ancienne reine à pour réflexe (peut être à la suite d'un stimulus hormonal) de quitter la ruche avec la moitié de la colonie. Cette organisation est un véritable mystère.

C'est cela qu'on appelle l'essaimage. L'essaim s'envole alors dans un fracas assourdissant pour se fixer provisoirement sur la branche d'un arbre proche. Certaines abeilles, les éclaireuses, vont ensuite partir à la recherche d'un site propice pour fonder une nouvelle colonie.

Il est très important à ce moment crucial et rare de prévenir l'apiculteur afin qu'il récupère l'essaim et sa reine pour les installer dans une ruche.

Voyez par vous mêmes le talent de l'apiculteur qui accomplit cette tâche sans aucune protection. La personne qui l'assiste munie d'une combinaison d'astronaute est mon père qui a pu en même temps réaliser ce mini reportage. 

d41e008e87189b4d3da4f15ad36b332f.jpgL'essaim se fixe sur un arbre proche.
 

 

  


65cc4f4c4f3507eac923e104208a108b.jpgL'essaim formé autour de la reine restera compact jusqu'à ce qu'un emplacement favorable soit trouvé pour fonder une nouvelle colonie.
 

 

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L'apiculteur arrive pour récupérer l'essaim et sa reine. 

 

 

 

 

 
1bdf894151dff9b09ce9b240666c62b2.jpgEt hop ! 

 

 

 

 

 


3d718f5b084c1aca7344392a43b9ee46.jpg On enfume un peu.

 

 

 

 

88d8ba1422fde99a1a74aea587d377da.jpg Maintenant il faut récupérer le deuxième essaim (essaim  secondaire).
 




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 Et voilà l'artiste !

 

 

 

 

 

Les abeilles semblent sensibles à certains dégagements hormonaux de notre peau, notamment celles de la peur. Elles auraient tendance à devenir agressives en présence de ces substances. Et si vous écrasez une abeille, quittez vite les lieux ! L'abeille écrasée émet une hormone d'alerte risquant d'attirer une nuée complète de ses congénères. En dehors de cela, même si vous n'êtes pas trop "hormonal(e)", il vaut mieux éviter d'être dans la trajectoire d'envol des abeilles (de sud à ouest) pour éviter de vous faire piquer (je sais de quoi je parle).

Il y aurait tant de choses à dire sur les abeilles. J'ai eu l'occasion de dialoguer avec plusieurs apiculteurs d'origines différentes. J'ai noté que c'étaient toutes des personnes passionnées au regard pétillant et d'une douceur remarquable. Ca m'a fait un peu m'interroger sur les approches, attitudes et orientations de vie à envisager pour la recherche d'une existence la plus harmonieuse possible.

 

Pour en savoir un peu plus...

Le site perso d'un apiculteur passionné (merci à cet apiculteur pour la qualité de son site de vulgarisation que j'ai dégusté patiemment pour apporter du contenu utile à cette note)

Apiculture (Wikipedia) 

Traité Rustica de l'apiculture (c'est l'ouvrage que mon ami apiculteur m'a prêté. Il doit donc être utile)

 

NB : ne m'en veuillez pas si vous constatez des informations approximatives ou inexactes. Je ne suis pas apiculteur moi-même ! En revanche, signalez-les moi afin que je corrige. 

19/05/2007

Les petits êtres de chez nous (2)

/nature/medium_Le_Furtif_Herisson.jpgJe profite de cette fin de semaine pour ajouter un petit être de chez nous. Cette magnifique photo de hérisson semble être celle d'un Erinaceus concolor (le petit sympa, originiare d'Europe centrale et orientale). Apparemment, il ne s'agit pas d'Erinaceus europaeus, ou hérisson commun, plus gros à la truffe humide et un peu "puant".

Pour en être bien sûr, il faudrait vérifier la couleur du pelage sur son poitrail. S'il est clair il y a des chances que ce soit le concolor. A l'inverse, il se pourrait bien que ce soit l'europaeus. Il me faudrait d'autres photos de plus près pour confirmer.

Ce qui me surprend c'est que l'habitat du concolor est situé davantage en Europe centrale et orientale. Je dois sûrement me tromper dans l'identification. Je suis preneur de toute précision pour résoudre cette énigme.

Pour une fois, la photo n'est pas de moi. J'en ai bien quelques unes mais il faudrait que je les scanne. De plus, elles ont été prises hors contexte (capturé, puis relâché). C'est Le Furtif qui m'envoie amicalement cette photo-ci ! Le Furtif est disons un presque voisin du Berry. Il a dans son jardin un visiteur peu farouche qui aime bien se restaurer dans la gamelle du chien.


Merci au Furtif pour ces compléments de vie et de ta fidélité sur ce blog !

NB : de belles vues de hérisson sont aussi à admirer du côté de la tanière numérique de Din-Diu.

12/05/2007

Les petits êtres de chez nous

Voici quelques animaux que l'on trouve couramment dans nos jardins campagnards. Et bien d'autres encore qui ne se laissent pas prendre.

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  Musaraigne

 

 

  

 

medium_IMG_0217.jpgLapin de Garenne









medium_IMG_0330.jpgEcureuil









medium_IMG_2110.2.jpgRagondin







medium_IMG_0269.jpgLézard (appelé aussi Lisette)

 

 

 

 

 

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  Couleuvre

 

  

 

 

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  Mésange

 

 

 

 


medium_IMG_1206.jpg Grenouille (Rainette)

 

 

  

  

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  Abeilles

 

  

 

 

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  Mante religieuse

 

 

 

 

 

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  Araignée "tarentule"

 

 

 

  

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Lucane cerf-volant

 

 

 

 

medium_IMG_1983.2.jpgSorte de hanneton noir

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