24/05/2007

Le temps des fraises

d08c11e263b2f6b41b70354d85797b09.jpgMalgré le total abandon du jardin, malgré sa végétalisation imparable celui-ci continue à donner le meilleur de lui-même.

Ainsi, ces fraises sont les discrets témoins d'une abondance insoupçonnée. Sous les hautes herbes le jardinier négligent que je suis peut encore découvrir des fruits charnus qui ne croissent que pour réjouir les papilles.

Ces fraises pudiques et pourprées, croquantes et suaves ont été dégustées telles quelles juste saupoudrées de sucre dans lequel ont été mises à confire deux gousses de véritable vanille Bourbon.

Croyez-moi ou pas, ce fut un régal. Ces fraises se sont épanouies dans la pénombre, protégées par un sanctuaire végétal, sans aucun traitement et contre toute attente épargnées par les hordes d'insectes.

Bonne dégustation.

01/05/2007

Le jardin abandonné

medium_IMG_2427.jpgS'il est un mois de l'année où il faut absolument être présent au jardin c'est bien le mois d'avril.

 


 

Durant ce mois, il faut désherber et gratter la terre du potager afin de la préparer à recevoir les semences. Ce travail de la terre ne peut se faire qu'à certaines conditions : que la terre ne soit ni trop humide, ni trop sèche. Elle doit avoir un peu la consistance d'un "brownie". Elle doit se laisser travailler aisément. Elle ne doit donc pas être trop collante, pas trop "amoureuse" comme disent les jardiniers. Mais plutôt friable tout en gardant un peu d'humidité.

/jardinage/medium_IMG_2566.jpgLe mois d'avril est ce mois où la nature et la vie émergent avec puissance et violence du substrat chtonien. Les herbes folles affirment leur irrésistible domination sur le jardin si on n'y prend pas bien garde. On peut très vite, en quelques semaines, être envahi par une nature qui ne demande qu'à conquérir.

medium_IMG_2432.jpgVous devrez alors lutter et dépenser une énergie considérable pour garder la maitrise de votre jardin. Arracher à la main les vigoureuses plantes, les tailler avec respect en leur demandant pardon.

medium_IMG_2569.jpgCette année mon avril à moi fut urbain et hype... J'ai toutefois eu un moment d'immense plaisir en retrouvant mon jardin dans une nature qui a repris ses droits. Ce n'est que fleurissements, herbes grasses, végétations hautes et mal peignées !

Un fouillis végétal tel une chevelure de gamin resté un peu trop longtemps sauvage...

/jardinage/medium_IMG_2441.jpgJe crois que cette année ne m'offrira pas beaucoup de bons légumes, elle ne sera pas très fertile dans mon lopin... intérieur. Mais 2007 m'offrira la joie d'une nature éxubérante, une Nature qui étend sa domination sur mon petit monde.

25/03/2007

Retour aux sources campagnardes après trois mois d'une vie hype dans la mégalopole !

/jardinage/medium_Photo_0004.jpgDepuis le début de l'année, j'ai vécu une vie particulièrement urbaine. Des raisons personnelles autant que professionnelles m'ont contraint à passer mon temps presque exclusivement à Paris. En temps normal, je passe environ 40% de mon temps en pleine nature aux confins de la Brenne sauvage et le reste dans la mégalopole. J'expliquerai dans une prochaine note les raisons de mon (trop) long tropisme parisien.

Je n'ai ainsi pas vu grand chose de l'hiver 2006-2007 à la campagne. J'ai juste constaté quelques précocités dans le monde végétal et animal. Mon petit potager est dans un état de semi-abandon. Je m'enorgueillis toutefois d'avoir du beau persil et de splendides oignons et échalotes plantés courant octobre. Un hiver doux a boosté leur croissance. Les abeilles semblent avoir repris leur activité butinière. Il semble que l'une des rûches ait été décimée. Je demanderai à Gérard, l'apiculteur, son point de vue sur cette disparition.

Et maintenant, alors que la saison végétative redémarre, je vais devoir réfléchir à la manière dont je vais planifier l'année de jardinage.

Je vais devoir désherber les carrés en friche avant que les mauvaises herbes ne montent à graine. C'est un travail manuel qui peut-être un peu harassant. Très bon pour fondre les couches lipidiques accumulées durant l'hiver ! Pas question d'utiliser un produit chimique. Ce blog est Round Up-free !

Par ailleurs, il va falloir créer de nouvelles parcelles et donc découper des carrés dans la prairie. C'est un boulot assez physique que de retirer des mottes d'herbe compactes ! Sauf que... Cette année, j'ai appliqué l'une des méthodes de désherbage proposées par Din-Diu qui consiste à poser des tôles à l'endroit où l'on souhaite réaliser son carré potager. L'herbe ainsi privée de soleil pendant plusieurs mois ne se développe plus et c'est une terre nue qui s'offre alors au labeur du jardinier. Il n'y a plus d'efforts à faire hormis d'être patient et permettre au temps de faire son oeuvre. Il ne reste ensuite plus qu'à gratter les quelques touffes d'herbe jaunie et préparer la couche superficielle de la terre pour qu'elle accueille les semis.

Je ne créé pas de grandes parcelles. En général, je définis des carrés de 2x2m ou bien des rectangles de cinq mètres sur 1,20m. Ainsi, on peut jardiner à peu près proprement sans avoir à poser ses pieds alourdis de gros sabots ou bottes dans la terre même du carré. Tout est à portée de bras ! Je me suis inspiré des techniques jardinières aperçues en Afrique mais aussi dans les jardins urbains où l'espace pour jardiner vient à manquer. Je privilégie le micro-potager. C'est plus simple à gérer pour un fainéant comme moi !

Small is beautiful !

Bonne année de jardinage à vous tous. Que la terre vous procure de beaux fruits et légumes naturels et savoureux !

 

Hype [hajp] : dans la tendance, branché, de ce de quoi on parle le plus en ce moment 

22/08/2006

Humus

/jardinage/medium_Humus_Detail.jpgLe jardinage n'est pas toujours chose facile. Tous les sols ne se prêtent pas de façon égale à la culture de plantes potagères. On rencontre dans le Berry et la Touraine un type de terre appellé "perruches" et constitué d'argile à silex. La terre est donc plutôt compacte, très caillouteuse et formant une épaisse et dure croûte qui se craquèle par temps de sécheresse et qui peut devenir poudreuse lorsqu'on la travaille. Autant dire que sur ce type de sol, il n'est pas aisé de faire pousser les légumes racines tels que carottes, radis ou poireaux. Ceux-ci on tendance à se fendre au contact des silex tranchants. Quant aux salades dont la frêle racine n'arrive pas à se frayer un chemin jusqu'aux couches inférieures du sol plus humides elles sèchent sur place. Je rencontre des difficultés avec les haricots mais je ne sais si cela vient du sol, du micro-climat, des graines ou d'un mode de semis inapproprié. En revanche, ce type de sol semble assez bien convenir aux oignons, échalottes, courgettes, tomates qui produisent de façon satisfaisante sans toutefois fournir de récoltes mirobolantes. Quoique ce genre de terrain est aussi problèmatique pour ces légumes bulbes surtout au moment de la récolte ! Tellement le bulbe est pris en masse, piégé dans sa gangue argileuse, que la tête d'oignon reste coincée dans la terre au point de se retrouver qu'avec les feuilles dans les mains lors de l'arrachage. Dans ces cas, il n'y a rien d'autre à faire que de casser la terre avec une fourche bêche au risque d'endommager l'oignon.

Du coup, avec mon épouse, pour quand même essayer de produire quelques salades, nous avons décidé d'influencer ce sol ingrat en lui ajoutant de nouveaux composants. Nous pensons que ce type de sol mérite deux constituants supplémentaires : de l'humus et du sable pas trop fin. Nous avons commencé par l'adjonction d'humus.

Nous pouvons nous tromper. Faire du "terraforming" dans son jardin n'est pas une science exacte. Il faut faire du temps son allié avant de trouver la formulation idéale. Nous effectuons ce premier test sur une petite parcelle de 2 m².

/tag/terre/medium_Tas_de_compost.jpgNous avons obtenu un excellent humus à partir du compostage que nous avons mis en oeuvre depuis quatre ans. Normalement, faire du compost nécessite un peu de travail comme arroser et le retourner régulièrement pour bien l'oxygéner. Mais nous ne nous en sommes pas tellement occupés par manque de temps voire fainéantise. Nous avions à l'époque juste fiché en terre quatre piquets et tendu une bâche plastique verte pour faire une sorte de cube de 1 m de côté (système vendu dans le commerce). Nous y avons déversé l'herbe des tontes, des feuilles de l'automne en particulier de chêne et bien sûr les déchets compostables en provenance de la cuisine. J'y ai ajouté fréquement un petit peu de moi-même principalement du NH2-CO-NH2 (urée) puisque cela me servait aussi euh... comment dire ? de pot de chambre de jardin. (A ce propos voir ce système de toilettes à compost).

/jardinage/medium_Parcelle_humique.jpgMiraculeusement, malgré notre technique de "on en fait le minimum", nous avons découvert que notre tas de compost était devenu une belle terre marbrée noire et marron façon "Savane" de Brossard, inodore, humide et compacte mais facile à travailler rappelant la terre des forêts. Ensuite, nous avons désherbé notre parcelle, retourné la terre sur environ 20 cm et retiré les cailloux les plus gros de notre "perruche". Nous avons ajouté une couche de 10-15 cm de cet humus auto-produit. Puis, nous avons mélangé la terre et aplani le carré. Nous allons attendre quelques jours le temps qu'une averse providentielle stabilise ce substrat et se gorge un peu d'eau. Voilà, on va essayer maintenant de semer quelques chicorées (frisées) et des radis en espérant obtenir un peu de satisfaction d'ici les prochaines gelées.

Il existe plusieurs méthodes pour essayer de corriger ou enrichir la terre du potager. Je privilégie plutôt les méthodes "naturelles". Je peux en citer au moins deux proposées par des lecteurs et commentateurs réguliers : Din-Diu et la Terra Preta et chez PhilFree sur "Un monde qui change" le Bois Raméal Fragmenté (BRF). Je vous tiendrai donc au courant au sujet de l'éventuel succès ou échec de ma parcelle test saupoudrée d'humus.

29/07/2006

Le temps des récoltes, enfin...

"récoltes" est un bien grand mot.

medium_IMG_1843.jpgToujours dans l'idée de se préparer lentement mais sûrement à l'après pétrole, je persiste obstinément à croire que produire une part de sa nourriture localement sous la forme d'un potager vivrier peut représenter l'une des options disponibles permettant de tendre vers un degré d'autosubsistance. Bien sûr, c'est plus facile pour ceux qui disposent d'un lopin de terre ! Pour les autres, les citadins par exemple, il existe une palette de formules possibles telles que les jardins ouvriers, jardins sociaux, jardins collectifs et de s'adonner ainsi à l'agriculture urbaine. Encore, faut-il avoir la chance de résider dans une commune qui développe une véritable politique allant dans ce sens. Je répète, l'autarcie à 100% je n'y crois guère. Nous vivons en interdépendance et cette situation est une chose plutôt positive car cela permet la pratique de l'échange et une certaine forme de socialisation. Nous sommes après-tout des êtres sociaux. Je suis favorable à l'interdépendance locale. Je dirais oui aussi à l'importation de bananes d'un pays où elles poussent spontanément car ce commerce contribue au développement des populations distantes. En revanche, cela ne me parait pas très logique d'importer des cerises de l'autre bout du monde en hiver alors qu'elles poussent très bien chez nous en juillet !

Quand j'évoque l'après pétrole, je fais allusion en particulier aux années qui vont suivre ce fameux pic pétrolier (peak oil) où l'humanité aura épuisé plus de la moitié des réserves de pétrole disponibles. Avec l'avénement d'un pétrole de plus en plus cher, on devrait arriver à une situation où le coût de transport des produits alimentaires devrait rendre ces produits tellement hors de prix que cela ne vaudra plus le coup (ou le "coût", si vous préférez) de les faire venir de loin. Mais il n'y a pas que l'aspect économique dans la civilisation du pétrole. Il y a aussi des conséquences, comme vous le savez, environnementales. Chaque fois qu'on fait venir des produits de loin alors qu'on pourrait les faire venir de près on contribue à accroitre le taux de CO2 dans l'atmosphère, l'un des gaz qui favorise l'effet de serre. Bien sûr, je sais bien qu'on parle de plus en plus d'une économie de l'hydrogène. Toutefois, personne aujourd'hui n'a une vision suffisament claire au sujet de cette alternative pour être bien certain que cela résoudra nos futurs problèmes de transport et de logistique et environnementaux.

Alors, je m'adonne avec mon épouse au joies du jardinage. Nous faisons cela à titre expérimental pour le moment car nous ne sommes pas en mesure d'exploiter à ce stade toutes les possibilités vivrières du jardinage. Mais bon, on essaie de faire cela avec le souçi de respecter la nature. C'est vraiment pas de gaïté de coeur que nous nous sommes résolus à pulvériser quelques jeunes arbres fruitiers avec un traitement anti-pucerons au printemps dernier. A ce moment, je n'avais pas connaissance d'un remède plus ou moins naturel qui consiste à pulvériser un mélange d'eau, d'huile de cuisine et de sel sur ces pucerons. Enfin, j'ai lu cette recette quelque part sur un forum (Oleocène). Je ne sais pas encore si c'est vraiment efficace.

Quoi qu'il en soit, comme nos doigts sont plutôt vert pâle mais alors très, très pâle le vert des doigts hein, notre petit potager (au total environ 25 m²) nous donne quand même quelques produits et ce malgré la sécheresse, la canicule et les orages.

medium_IMG_1848.jpgNous avons fait une récolte satisfaisante d'oignons et d'échalottes. Il faut que je pèse cette production car il est possible que cela représente une bonne part de notre consommation annuelle de ces bulbes. Je vous montrerai prochainement notre relevé de consommation de fruits et légumes annuel.

medium_IMG_1837.jpg De même, notre petite parcelle de pommes-de-terre nous a aussi donné une récolte intéressante. Alors, on trouve de tout dans la récolte, des grosses patates comme de la grenaille !


medium_IMG_1845.jpgEnsuite, les tomates s'annoncent bien aussi. Merci à notre voisine LuLu qui nous a fait don de plusieurs pieds. Dans le style "méditerranéen", on a cueilli nos deux premières courgettes.





Alors, au niveau des ratés au premier semestre 2006, on retrouve les salades (temps trop sec), les radis (terre trop dure et trop caillouteuse), les fraises (soit prélevées par des passants indélicats, soit picorées par les oiseaux), les haricots (trop froid puis trop sec, puis trop tard), les cerises (trop je ne sais quoi).

Enfin, sans me hasarder dans des spéculations hasardeuses, j'ai l'impréssion que la partie méridionale de la région Centre commence à acquérir quelques traits climatiques méditerranéens. Je vois cela aux types de cultures potagères réussies et à celles qui ont échoué. Mon sentiment est que nous devrons nous habituer dans le "nord" à ces étés secs et chauds et à des hivers secs et froids avec épisodes tardifs. Avec cette nouvelle donne climatique, il va falloir apprendre à semer et planter les plantes de façon plus opportuniste et surtout à envisager une serre.

23/05/2006

Quelques nouvelles du front

Une atmosphère un peu agitée a quelque peu malmené ce weekend sans avoir, toutefois, réussi à le terrasser. Les violentes rafales qui sont passées au-dessus du ciel berrichon ainsi que l'alternance des éclaircies et des petites chutes de pluies ont finalement rendu possible plusieurs activités de plein air : jardinage et observation de la nature. La terre avait une texture parfaite pour jardiner. Bien chaude, légèrement humide et friable à la fois, le top.

Voici, un peu "brut de décoffrage", quelques extraits de ce weekend.


Les coquelicots sont apparus en bordure des champs et commencent à donner une impression générale de pointillisme au sein du grand tableau rural.


La première photo a été prise le samedi matin.






La seconde dimanche après-midi. Cherchez l'erreur.
J'ai constaté cette même précocité en ce qui concerne les groseillers. Certaines baies ont déjà pris une jolie teinte rose.


J'avais semé, il y a un mois de cela, du basilic dans un gros pot. Et bien, voilà, ça pousse !





Ma nouvelle parcelle dédiée aux pommes de terre tient aussi ses promesses (pour le moment). En espérant que le doryphore ne viendra pas trop contrarier mon plan "pommes de terre".


Et finalement, les petites mésanges bleues qui squattent un trou de mon vieux pommier "Grand Alexandre" attendent bien sagement de terminer le grand cycle de la nature et de prendre leur premier envol.

03/05/2006

Avril se termine, bilan mitigé d'un mois de jardinage

[Avant de commencer des sujets de fond, voici, en guise d'intermède, une micro-série de vues numériques un peu, comment dire ?, scabreuses, du moins pour certaines d'entre elles. Je vous présente la secte des insectes infectes. Ces photos ont été prises en avril et illustrent les capacités "macro" du Canon PowerShot S80.]


A part cela, voici des nouvelles de l'activité jardinage :

  • les échalottes et les oignons poussent bien. Ils culminent déjà à pratiquement 15 cm,
  • les radis "de cinq semaines "ont sorti leurs feuilles
  • les oignons blancs (semis) sont bien sortis,
  • le basilic aussi germe bien apparement,
  • les patates restées en terre l'année dernière ont repoussé spontanément et ont déjà de quatre à six feuilles. J'ai récupéré 17 patates germées que j'ai transplantées (on verra bien) dans la nouvelle parcelle dédiée aux pommes de terre,
  • les haricots aussi sont sortis spontanément. Il faut dire que la terre commence à être bien chaude au toucher !
  • les fraisiers ont déjà de belles fleurs,
  • les groseillers ont déjà des baies apparentes...


Parlons de quelques ratés :

  • les semis de tomates semés il y a trois semaines dans des caissettes de poissonnier recouvertes d'une vitre sont bof-bof. J'ai donc ressemé par-dessus. Peut-être que c'était encore un peu frisquet ou la terre trop desséchée ? Pour sécuriser une petite récolte de tomates, je me suis résolu à acheter 6 plants de tomates de la variété "Coeur de boeuf" pour 3,60 EUR. C'est pas ce que je préfère, mais bon faut être pragmatique.
  • les semis de salades n'ont pas levé, ni dans les caissettes, ni en pleine terre,
  • ma grosse source d'inquiètude : le pêcher de vigne acheté en container à l'automne dernier n'a aucune feuille. Il ne semble pourtant pas mort (le bois est vert). Mais rien ne part des branches. Je ne sais pas d'où vient ce problème. Parfois ils appliquent un traitement anti-germatif pour le stocker. A moins que ce soit la terre de l'endroit où je l'ai planté qui soit incriminée. Pour le moment je le laisse en place à des fins d'observation.


En résumé, le mois d'avril est un peu sioux pour le jardinage. C'est un peu le mois du test. Tout dépend de la fraicheur. Ce que je constate d'ores et déjà dans le Berry c'est un manque de pluviosité flagrant. La première année, il y a cinq ans, lorsque j'avais semé les salades en pleine terre, je n'avais presque pas besoin d'arroser. Il pleuvait au moins une fois par semaine. La terre était bien humide et n'avait pas le temps de s'assécher de tout le printemps. Rien de tout cela depuis deux ou trois ans. Ma terre de jardin, plutôt argileuse, forme une croûte friable sur plusieurs centimètres d'épaisseur. C'est pas top pour réussir ses semis. Le bac de récupération d'eau de pluie de 500 L qui s'était rempli l'hiver dernier est déjà presque vide. Ce n'est pas de très bon augure pour les prochains mois. Il faudrait à terme vraiment envisager un système d'arrosage de type goutte à goutte. Vous allez me dire que je psychote, mais on en reparlera. Il y a certains signes.

Bref, c'est pas comme ça qu'on atteindra notre objectif d'autosuffisance partielle ;-)

21/04/2006

Saines activités durant le weekend pascal

Comme il n'a pas fait trop moche ce weekend pascal aux confins du Berry et de la Touraine, les activités jardinage et observation de la nature ont été privilégiées.

J'en ai profité pour jardiner un peu. En particulier, j'ai préparé une nouvelle planche pour mon potager. Tandis que mon épouse à désherbé à la main (je précise). La mission a consisté à transformer environ 7 m2 de prairie bien grasse en une parcelle de potager comportant une bonne terre, débarrassée de ses cailloux. Ne croyez pas qu'ôter 7 m2 de prairie à la pelle et la bêche soit une chose aisée. C'est plutôt du sport vu que j'ai pour parti pris de ne pas recourir à des moyens mécanisés tels que le motoculteur. Je me suis retrouvé avec un joli "steack" dans la paume (mes mains de bloggeur ne sont pas assez endurcies) et des courbatures le lendemain.

Cette nouvelle parcelle portera la surface totale de mon potager à environ 25 m2. Au total, il y a deux planches rectangulaires et trois planches carrées. L'idée est de faire de petites planches larges de 1,2 m car c'est plus pratique pour l'entretien et la récolte qu'une vaste planche. Avec ce système, de mini planches je ne suis pas obligé de patauger dans la boue. Je reste sur les bords, dans l'herbe et je jardine sans trop me salir. Par ailleurs, c'est plus simple d'organiser la rotation des cultures.

Au final, au mois d'avril, j'ai planté :

  • trois pieds de vigne de table (Muscat de Hambourg, Sultanine et Chasselas, je crois),
  • deux groseillers à maquereaux,
  • des rangs d'oignon jaune,
  • des rangs d'échalottes,
  • (je n'ai pas encore planté l'ail, je le ferai à la fin du mois mais c'est en principe un peu tard).

Et j'ai semé :

  • une caissette (mini-serre) de tomates "Noire de Crimée" et "St Pierre",
  • une caissette de laitues "Grosse blonde paresseuse"
  • des radis de cinq semaines (directement en place),
  • des batavias (en place),
  • du basilic dans un gros pot,
  • des oignons blancs (dans une jardinière).

Je ne sais pas si j'ai bien fait. On verra bien. L'important est que la terre reste bien humide durant cette délicate phase de levée des graines. Il faut espérer aussi que la température minimale monte à au moins aux alentours des 10 degrés pour que la germination ait plus de chance de s'opérer. Je note dans un carnet toutes ce que je sème et plante dans le potager ainsi que la date et le temps qu'il a fait ce jour. En fait, il faut des années avant d'avoir une bonne vision de ce qui pousse bien ou mal dans son potager. Une année on loupe un semis dans une planche, l'année d'après on essaie dans une autre planche.

La nouvelle planche sera réservée aux pommes de terre.

Maintenant guettons le mystérieux phénomène de germination et la vie qui renait. L'oignon et l'échalotte ont déjà commencé à émerger de la terre. Espérons que les autres semis suivront.

19/04/2006

Ma mo..., ma momo..., ma morille !

C'est tout à fait par hasard que j'ai découvert une authentique morille du genre Morchella rotunda. Il faut dire qu'on est en plein dans la saison (avril, mai).

La morille est un excellent comestible. Toutefois, crue elle se révèle toxique ! En revanche, quand il est cusiné dans les règles de l'art, ce champignon compte parmi les plus fins. Voici une recette de "Noix de ris de veau aux morilles poêlées au beurre de cidre" qui a l'air fort appétissante, dévoilée par le chef Thierry Joubert.

La morille affectionne les "bois aérés, bosquets, lisières de feuillus, en bordure des haies, dans les vergers à pommes et même sur des terrains vagues et des décombres ou sols calcinés, voire des décharges". Si vous souhaitez en savoir davantage sur la morille et les autres champignons, jetez un oeil sur le site Mycorance qui me parait bien documenté.

Quant à ma morille solitaire, je l'ai trouvé au pied d'un cerisier. Les gens du Berry le répètent souvent, c'est dans les vergers qu'il faut chercher la morille !

En tout cas, très sympa ce champignon avec son look un peu cérébral. C'est l'intello de la catégorie champignons.

 

NB : concernant la cueillette des champignons ma référence est le Guide Vigot des champignons

26/03/2006

La saison du jardinage est de retour : initiez-vous au potager et au verger

La fin du mois de mars se profile et avec elle l'espoir que les journées deviennent plus douces et plus ensoleillées. C'est le signal de la reprise de la végétation pour une nouvelle saison de jardinage.

Plutôt que de vous fournir directement des conseils de jardinage que je pratique pour le moment uniquement de façon expérimentale faute de temps (le jardin vivrier nécessite une certaine présence et une assiduité qu'il m'est pour le moment difficile de fournir), je trouve plus utile de vous livrer ici une sélection de liens en rapport avec les techniques de jardinage (potager). Les sites et blogs correspondants sont animés soit par des professionnels, soit par des amateurs qui en savent long.

Attention, cette liste n'a pas la prétention d'être exhaustive. La sélection des liens a été réalisée sur la base des critères suivants : sérieux du contenu, respect de l'esprit du blog "S'installer et vivre à la campagne" à savoir techniques de jardinage respectant l'environnement, clarté, honnêteté et côté pratique du contenu.


Liens web et portails d'information


Liens blogs ou Wikipedia


Forums de jardinage


Annuaires


Fiches conseils et dossiers (proposés par les sites commerciaux)

Attention ! Il s'agit pour cette catégorie de sites à caractère commercial. Il faut rester vigilant quant à l'intention et la portée des conseils des fiches commerciales.


Liens jardinages écologiques ou éthiques

  • http://www.kokopelli.asso.fr (célèbre association militant la protection de la biodiversité et à la production et distribution de semences issues de l'agriculture biologique et biodynamique.)


Livres (ceux que je connais ou apprécie)


N'oubliez pas non plus de suivre de temps en temps, les conseils d'Alain Lompech qui propose quelques intéressantes chroniques sur http://www.lemonde.fr .

Comme d'habitude, vos remarques et suggestions seront appreciées.