13/11/2008

Petit essai sur les notions d'interdépendance, autarcie, auto-subsistance, autonomie et solidarité

IMG_5771.JPGDans le précédent billet j'avais développé l'idée que notre civilisation pourrait connaître un retour à des pratiques plus "néolithiques" à savoir un mélange de modes de vie urbains et ruraux (jardinage, cueillette, glanage, etc au sein même d'un mode de vie moderne).

Je suis par conséquent particulièrement attentif aux développements de la crise actuelle. Je devrais dire plutôt des "crises". Car on part d'une crise financière mais qui sait où un phénomène d'origine apparemment financière (ou immobilière, boursière... bref je suis un peu perdu) ne va pas nous mener ? J'imagine pour les populations des pays dits développés des temps très durs comparativement à l'ère d'abondance matérielle dans laquelle nos parents et nous-mêmes avons pris l'habitude de vivre.

J'avais aussi évoqué les notions d'autarcie et d'auto-subsistance. Voici quelques éclaircissements sur les idées que j'avais à l'esprit dans le précédent billet.

Le mode de fonctionnement de nos sociétés basé sur la spécialisation des activités économiques a généré au fur et à mesure du développement du système économique dominant (le capitalisme et le marché libre) une forte interdépendance des acteurs économiques entre eux.

Au niveau des régions du monde cela s'est traduit par le fait qu'un pays disposant d'une grande quantité d'une ressource donnée - par exemple, les hydrocarbures, la banane, le café ou le blé - a eu tendance à se spécialiser dans la production et l'exportation de la ressource la plus abondante et la plus facile à exploiter sur place.

Pour faire bref, la recherche de la rationalité (le rapport entre les bénéfices obtenus  et le coût ou l'énergie mis en oeuvre pour produire la ressource) a induit qu'il serait plus avantageux pour le pays de se spécialiser dans un type de production plutôt que de se diversifier dans plusieurs ressources. Les économistes définissent ce raisonnement comme la division du travail.

Pour illustrer mon affirmation, la Côte d'Ivoire, par exemple, s'est (volontairement ou poussée par des influences externes - mais cela est un sujet en soi qui mérite d'être traité également mais dans une discussion distincte) spécialisée dans la production d'ananas, bananes, cacao ou café, etc. qu'elle exporte dans le monde entier. Ces activités génèrent une grande partie de ses ressources financières. Paradoxalement, alors qu'elle est un pays fortement agricole les cultures vivrières (c'est à dire celles qui permettent la subsistance et l'autonomie alimentaire d'un pays) ne sont qu'un appoint dans son économie. Cette spécialisation induit que le pays ne parvient pas à couvrir ses besoins alimentaires bien que ses productions phares génèrent une grande part de ses ressources financières. La Côte d'Ivoire est contrainte d'importer des biens alimentaires alors qu'elle est un pays traditionnellement agricole. On peut affirmer sans risque qu'à certains égards ce pays n'est pas indépendant.

Il en est ainsi d'une grande majorité de pays : ils sont interdépendants.

Cette situation de dépendance croisée a des avantages économiques certains (maximisation de ressources financières qui permettent d'acquérir ce que le pays ne produit pas) mais pose pas mal de problèmes en cas de crise ou de pénurie. En effet, que se passe t-il si une ressource vitale (nourriture, énergie, biens d'équipement, matières premières...) produite par d'autres vient à manquer ou que son prix s'envole ? Et bien, le pays est en situation de forte dépendance extérieure et se prive d'une certaine façon de degrés de liberté avec des risques importants de troubles politiques, sanitaires et sociaux.

Les pays développés sont tout aussi concernés par cette dépendance. Ainsi, les pays dits industrialisés se sont eux aussi spécialisés. A la grande différence des pays en voie de développement (on dit maintenant "émergents") , les pays du Nord se sont plutôt spécialisés dans des productions peu vitales (technologie, services, biens d'équipement, luxe, etc.) tandis qu'ils sont restés pour la plupart indépendants en ce qui concerne l'alimentation. C'est une stratégie prudente. Il faut dire qu'ils en ont les moyens (géographiques, politiques, technologiques voire géo-politiques).

Ainsi au niveau mondial nous obtenons des spécialisations économiques régionales en fonction de l'abondance d'une ressource ou d'une compétence donnée avec ce sentiment que certaines régions imposent à d'autres régions leurs degrés de liberté et d'indépendance.

Maintenant, ce qui se passe au niveau d'un pays peut très bien se produire au sein même d'une population dans le pays. Ce phénomène de spécialisation se décline ainsi dans un pays : une catégorie de population va se spécialiser dans un type d'activité ou dans un secteur donné : produire, exploiter, conseiller, vendre, diriger... Chacun de nous tire ses moyens de subsistance d'un nombre d'activités somme toute restreint.

Que se passe t-il à votre avis pour une personne spécialisée dans l'activité de vente si les clients restreignent leur consommation ou changent de fournisseur ? La réponse est simple : baisse de son revenu, perte d'emploi. La suite n'est pas compliquée à imaginer.

Ce fonctionnement spécialisé des sociétés créé donc de fortes interdépendances entre les différents acteurs qui la composent et génère des risques importants au niveau individuel en cas de crise. C'est à dire lorsque la chaîne vertueuse de l'interdépendance économique est rompue.

Comprenons-nous bien, je ne rejette pas le fonctionnement de ces principes. En revanche, n'aimant pas dépendre à 100% des autres et a fortiori d'un "mode de fonctionnement ou système" je me fais la réflexion qu'en matière de stratégie de vie à mon échelle individuelle, j'ai intérêt à disposer de plusieurs compétences qui me permettent d'augmenter ou du moins de préserver un maximum de degrés de liberté.

Je cite quelques exemples. J'ai et par extension "nous" avons intérêt à maîtriser au maximum quelques domaines de vie de base sans dépendre des autres tels :

  • nous procurer quotidiennement une alimentation diversifiée et équilibrée,
  • préserver notre santé, mon hygiène même si je sais par expérience que nous ne sommes hélas pas tous logés à la même enseigne,
  • détenir notre propre logement ou un terrain si possible cultivable afin d'y construire son habitation associé à un jardin vivrier, l'entretenir et assurer un confort minimal pour ne pas grelotter six mois par an sous nos latitudes.


C'est notre partie "animale" qui exige cela même si le fait de fonctionner en société nous permet de limiter nos besoins animaux impérieux. Et oui, l'être humain est AUSSI un animal (mais pas que...). Il serait vain de le nier. Notez bien que je comprends qu'on puisse être en désaccord avec le point de vue développé dans ce billet. Mais nous pouvons en parler.

Alors bien sûr, même s'il n'est pas complètement impossible d'imaginer sécuriser ces domaines de vie (en France nous sommes plutôt nombreux à réussir ce défi), encore faut-il parallèlement développer les savoir-faire et talents associés : jardiner, bricoler, se soigner pour les maux les moins graves, entretenir de bonnes relations avec autrui, etc. sans quoi nous sommes complètement dépendants d'autrui.

Si nous parvenons au niveau individuel à ces quelques objectifs qui peuvent sembler tellement évidents, je considère que chacun de nous se donne de sérieux moyens de ne pas dépendre d'un mode de vie ou d'un système qui nous est finalement imposé par d'autres ou pire par un "système" qui se traduit par une interdépendance forcée !

Je me doute bien que mon point de vue est une pure utopie (peut-être même une fixation maladive) et que toute vie sociale est faite d'interdépendances. Dans ma représentation d'un monde idéal, si j'en avais les moyens, je privilégierais non pas un type de relations faites d'interdépendances mais plutôt de solidarités. La différence entre interdépendance et solidarité ? Tout simplement dans le second cas il s'agit, d'une part d'une dépendance librement consentie avec la possibilité de s'en libérer en cas de crise ou si le contrat "moral" est rompu et, d'autre part, d'un mode de relation fondé sur la générosité et l'entraide également librement consentis. Or, actuellement, cette interdépendance nous est imposée.

Pour préserver donc un maximum de degrés de liberté, je réfléchis à adjoindre à mes compétences de vie et professionnelles actuelles un éventail d'autres talents et atouts plus en rapport avec les bases de la vie comme évoqué plus haut : disposer de mon propre toit, savoir bricoler, jardiner, entretenir de bonnes relations avec les autres (être solidaire et apprendre à partager donc), rendre heureux mes proches et mon entourage...

Cela passe peut-être par introduire dans ma vie un soupçon d'autarcie et d'autosuffisance c'est à dire se suffire à soi/nous-même(s) pour des domaines de vie clés. L'alternative étant une totale interdépendance imposée par un vaste système dont personne n'a véritablement la maîtrise ni la vision.

Pour lever tout malentendu, il ne s'agit pas de se fermer au monde extérieur car dans une société humaine maintenant mondialisée les échanges avec l'extérieur ne sont pas une menace mais un prodigieux atout pour s'enrichir mutuellement.

Toutefois, être ouvert aux autres (cela vaut aussi bien pour un pays que pour un individu) n'est pas en opposition avec le fait de disposer d'un maximum de compétences et d'atouts pour augmenter sa propre liberté. Cela passe probablement par associer à un mode de vie fait d'interdépendances un mode de vie permettant parallèlement plus d'autonomie à travers un peu d'autarcie et d'auto-subsistance, dans la mesure du possible.

Et vous, quel est votre avis au sujet de cette utopie ?


NB 1 : il serait utile de ré-étudier ces phénomènes de déséquilibres à la lumière de quelques économistes classiques (Adam Smith, Karl Marx, Keynes) et voir s'il n'y a pas des enseignements utiles à en retirer dans le cadre d'une stratégie de vie individuelle par rapport aux évolutions et évènements du monde actuel.

NB 2 : chacun de vous peut retrouver aisément sur Internet (Wikipedia, par exemple) les diverses définitions des concepts présentés dans ce billet.

24/11/2007

Récup : un chauffage à accumulation fait de "briques" et de broc

/idees_concepts/834456d6a6a50f5b411104d1c309ec57.jpgLa sagesse populaire (folksonomique) nous annonce un hiver plus tranchant que ceux, mièvres il faut l'avouer, auxquels on s'est un peu trop habitué ces dernières années.

Le grand défi du futur proche est la capture et la conservation de l'une des plus grandes ressources de la vie, à savoir : les calories !

Non, non je ne parle pas de celles qui sont stockées de façon lipidique dans nos organismes de quadras !

Voyez-vous, on croit faussement que les tendances caniculaires et le réchauffement climatique vont nous permettre de vivre toute l'année en T-Shirt. On s'imagine une terre uniformément douce.

Mais il n'en est rien ! Le climat, d'après les spécialistes, à toutes les chances d'être chaotique et imprévisible. Ne nous mettons pas dans l'esprit que nous bénéficierons d'une douceur méditerranéenne généralisée. Ce n'est pas tant les moyennes qui vont beaucoup évoluer mais les écarts types (autrement dit les extrêmes).

En Europe, et ceci à des degrés divers, nous vivons avec le chauffage allumé durant en moyenne six ou sept mois par an (plus ou moins de la mi-octobre à la mi-avril).

Rendez-vous compte que nous sommes contraints de recourir à un moyen de chauffage entre 50 et 60% de notre temps de vie. Cela en fait de l'énergie consommée la plupart du temps avec émission de gaz à effets de serre !

Dans certains cas on peut réduire dans une certaine mesure le recours à des énergies problématiques en apprenant à piéger les calories, à les attraper !

C'est ainsi que j'ai eu l'idée de mener une expérience qui vous paraitra insignifiante mais qui permettrait d'amorcer une réflexion plus globale.

Je dispose d'un ancien chauffage électrique avec un corps de chauffe en pierre (terre cuite ? faïence ?, bref je ne saurai pas vraiment vous dire).

Les anciens, qui étaient souvent astucieux, concevaient des chauffages robustes et fonctionnels. Bien sur, ils n'étaient pas régulés par des thermostats ni un mécanisme électronique. Bon, ce chauffage (voir photo) n'appartient pas du tout à ces chauffages ultra-légers de type convecteurs ou radiants. C'est un pur chauffage massif et lourd traversé par une résistance.

Je m'en sers dans la maison pour réchauffer un peu les combles en attendant qu'ils soient isolés. La maison est autrement chauffée par une cheminée. Mais vous connaissez tous bien le problème. Dés que la dernière bûche est consumée vers trois ou quatre heures du matin, on se réveille en grelottant.

L'expérience consiste donc à faire la soudure entre 1) la fin de la dernière bûche dans la cheminée et 2) le moment où le tarif de jour d'EDF redémarre vers 6h30 du matin.

Le but est donc d'emmagasiner un maximum de chaleur pour que quand on coupe le chauffage électrique qui aura fonctionné depuis l'extinction de la dernière bûche vers 3h00 et le moment du réveil on évite le plus possible d'allumer les chauffages électriques en tarif EDF heures pleines. Et bien sûr, lorsque vous vous réveillez vous courrez remettre une bûche dans la cheminée.

C'est donc ces quelques heures qui séparent le moment de la dernière bûche et celui du réveil qui sont critiques. C'est à ce moment qu'il faut conserver la chaleur, l'accumuler.

Alors, la ruse que j'ai trouvée est de piéger les calories délivrées par le vieux chauffage électrique en le transformant en chauffage à accumulation primitif. Pour cela, j'empile sur le plateau en marbre plusieurs couches de briques réfractaires. Ce matériau qui sert à la construction des cheminées et des barbecues a la propriété de bien retenir la chaleur et de continuer à la restituer ensuite.

Et donc, grâce à cette astuce, lorsque je coupe le chauffage (je l'éteins donc pour qu'il ne puise plus sur le réseau électrique), je constate que ce petit assemblage de briques réfractaires continue à dégager de la chaleur pendant au moins une bonne heure.

Une heure, c'est pas grand'chose et ça peut vous paraitre relever d'une attitude de pingre. Mais c'est une heure de moins d'EDF et donc moins cher sur la facture au final. C'est aussi un petit geste pour la planète.

Je n'ai pas fait de calculs. Mais on pourrait s'amuser à identifier toutes les fois où la chaleur est tout simplement gaspillée car elle s'évacue dans l'atmosphère froide sans servir à rien !

Certaines centrales électriques dites de cogénération fonctionnent déjà sur ce principe. L'énergie dégagée et perdue sert à chauffer un réseau d'eau chaude par exemple. Beaucoup d'industries rejettent de la chaleur, et de plus en plus la récupèrent pour le chauffage collectif.

Maintenant, il faudrait se poser la question de savoir si au niveau individuel et domestique il n'y a pas une optimisation calorique envisageable et des gains de calories à réaliser. Ce type de réflexion reste bien sûr valide pour un grand nombre d'autres sujets.

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08/04/2007

Réponse à Le Furtif sur "Pour une "campagne" sur Internet... l'autre, pas la même !"

/idees_concepts/medium_IMG_1840.2.jpgCe billet est une réponse @Le Furtif, l'un des lecteurs et commentateurs régulier et assidu de ce blog, qui a fourni son point de vue franc et sincère sur la précédente note "Pour une "campagne" sur Internet... l'autre, pas la même !". Ce billet est donc une réponse à son commentaire. Ma réponse se veut être un miroir d'un point de vue que je ne partage pas mais que je respecte.

Cher Furtif,

Merci pour cet intéressant commentaire qui exprime un point de vue qui mérite respect mais invite aussi à débattre. Mon but n'est pas ici sur cet espace d'être en désaccord ou en accord avec qui que ce soit. Ici on peut parler librement entre personnes éclairées car il n'y a pas d'enjeux majeurs, ni stratégiques ! En somme rien ne se décide au nom de la collectivité ici sur ce petit blog. Ici nous sommes dans un espace d'échange et de partage d'expériences sur le vécu, en particulier par rapport aux modes de vie urbain et rural. Toutes les opinions, même différentes des miennes sont appréciées.

Agoravox aurait pu être créé par quelqu'un d'autre, j'aurai tout autant soutenu le principe d'un média "citoyen". Il y aurait eu dix initiatives de médias dits "citoyens" en France que je les aurais toutes soutenues. Je n'en aurais utilisé probablement qu'un seul car une journée de vie ne m'offre que 24 heures pour lire, modérer et rédiger. Aujourd'hui, je me reconnais dans l'esprit Agoravox, non parce que ce sont Carlo Revelli ou Joël de Rosnay qui en sont les fondateurs. Je me reconnais dans le sens où un canal existe qui puisse se faire converger des avis divers, mais aussi des attentes et besoins de citoyens. Le fait qu'Agoravox commence à être pris en compte et peut-être écouté d'un peu plus haut, de ceux qui décident  à notre place, ne peut être que bienheureux. Sur Agoravox, les 11 000 rédacteurs sont d'origines très diverses. Le système ne peut pas être véritablement noyauté. Les sujets qu'il porte collectivement sont : l'écologie, la citoyenneté, le développement, l'économie, la justice, le travail et le chômage, le social, la vie locale... bref tous les sujets qui nous concernent dans la vie de tous les jours y sont peu ou prou représentés.

Imagines-tu un TF1 (intérêts privés), un Canal+ (intérêts privés) ou un RTL (intérêts privés) organiser un "grand débat politique" ou un "Grand Jury" ?  Imagines-tu le 14 juillet le Président de la République s'exprimer aux Français sur TF1 ? Oui ? Et bien pourquoi Agoravox serait-il plus illégitime pour organiser un débat politique sur Internet en France qu'un autre média "privé" de la TV ou la radio ?

J'admets volontiers qu'Agoravox souffre de quelques imperfections. Pas dans la volonté de ses fondateurs qui en sont profondément conscients et qui se cassent la tête chaque jour pour trouver un fonctionnement optimal. Mais plus dans le fait qu'il est très difficile de modérer des centaines d'articles par jour. Des articles pertinents soumis par des auteurs qui ont consacré souvent plusieurs heures à les rédiger, avec le coeur. Quand un article est refusé, l'auteur peut se sentir frustré. C'est une réaction humaine, naturelle. Une édition quelle qu'elle soit c'est de l'espace et du temps. Sur un espace réduit il faut faire tenir X articles traitant de divers sujets sur une période de 24 heures en général. Nécessairement, cela mène à des choix : refuser certains articles. C'est le principe d'un média. Il est basé sur la rareté de l'espace et du temps et la sélection (grand moment de déchirements au sein d'une rédaction).

Agoravox est l'un des premiers médias Internet potentiel d'ampleur en France et en Europe. Mais je sais par ailleurs que d'autres médias comparables apparaissent de-ci et de-là... Bientôt différents médias de ce type coéxisteront et se feront concurrence au même titre que coexistent des chaînes de télé et radio dans un écosystème qui peut être remis en cause à tout moment par de nouveaux entrants ou sortants !

Qui sait si dans un avenir proche, le téléphone mobile ne sera pas non plus en média en puissance ?

Je persiste à dire qu'Agoravox est une démarche avec une volonté citoyenne. Certes imparfaite mais qui aspire dans sa volonté à un mode de fonctionnement citoyen. Toutes les prémisses de la démocratie y sont présentes. La représentation (par un collège de rédacteurs qui n'est pas limité en soi, certains y entrent, d'autres en sortent), le vote pour choisir et décider (modérateurs + employés) et finalement une instance (souvent collégiale) qui tranche en cas d'évènement important. En quoi est-ce bien différent d'une démocratie, d'un parlement, de députés, de ministres et d'un Président à qui l'on confie nos destins ?

Je ne sais pas ce que sera l'avenir d'Agoravox. Je trouve l'idée belle et défendable. C'est sûr, certains auraient préféré que cette idée jaillisse spontanément du peuple. Que le peuple s'auto-organise pour faire vivre une telle initiative. C'est déjà arrivé par le passé au début du 20e siècle en Russie, en Chine, et aussi avant en 1789, etc. Dans tous les cas, des leaders apparaissent qui sont alors des porte-voix pour ceux qui en sont démunis. Alors, laissons la chance à Agoravox et à d'autres projets similaires d'émerger et de se hisser dans un écosystème médiatique féroce, et si possible soutenons les. Autrement, la seule alternative qu'il nous restera c'est de continuer à nous laisser bercer par le ronron de la vingtaine de médias majeurs en France détenus par des groupes affiliés au monde industrialo-militaire et souvent de connivence avec certaines ailes du pouvoir politique.

Au final, cher Furtif, je ne crois pas que nous soyons en total désaccord. Je pense juste que nous ne devons pas accorder autant d'importance aux "mots" (citoyen, démocratique, etc.) mais plus aux intentions. Je crois sincèrement que durant les années qui vont suivre nous vivrons de grands bouleversements (modes de vie, marche du monde, environnement, progrès technologiques...) et de ce fait de nouvelles manières de communiquer et s'informer vont apparaitre qui changeront radicalement notre façon de vivre la citoyenneté. Je parle notamment d'une démocratie beaucoup plus participative et aussi plus locale. Mais ça, je ne suis pas un gourou. Ce sont juste des choses que je ressens.

Bien à toi.

06/04/2007

Pour une "campagne" sur Internet... l'autre, pas la même !

medium_debat-presidentiel326.jpg L'idée a été lancée presqu'en même temps par certains candidats à la Présidentielle 2007 et les internautes eux-mêmes : organiser des débats AUSSI sur Internet.

L'idée de départ est de dire que les médias télé et radio, puisqu'ils sont soumis aux règles d'équité et d'égalité des temps de paroles et d'antenne imposées par le CSA, doivent donner un temps d'accès juste à chacun des candidats. Il convient d'éclaircir ce que sont vraiment les notions suivantes "équité" "égalité", "temps de parole", "temps d'antenne". C'est pas franchement très clair pour la plupart d'entre nous.

Je vous invite donc à consulter la recommandation du CSA intitulée "Annexe - Guide d'application de la recommandation (165 Ko)".

Je crois comprendre que l'"équité" correspond à la représentativité de chaque candidat(e)  relevée dans les sondages et les résultats obtenus par le parti représenté lors des précédentes élections ainsi que par rapport à la consistance du programme de chacun. L"égalité" implique, si j'ai bien compris, que les temps d'exposition médiatique sont égaux entre les candidats (un gâteau partagé équitablement entre les douze candidats donc) ! A partir du 9 avril, nous serons en période dite de campagne. C'est donc l'égalité qui doit s'appliquer si on se réfère au document du CSA ci-dessus.

Voici le dernier "relevé des temps de parole pour la période du 1er décembre 2006 au 19 mars 2007".

Or, plusieurs candidats craignent que ces règles d'égalité ne soient pas vraiment appliquées. En même temps, ces médias ne leur donnent pas suffisament de temps pour exposer leurs idées complètement d'où le souhait de certains de pouvoir s'exprimer et prolonger le débat dans d'autres supports comme Internet. C'est François Bayrou qui a jeté le pavé dans la mare le premier. Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen ont accepté, tandis que Nicolas Sarkozy est resté sur sa réserve, pour le moment. Il est probable que d'autres candidats s'exprimeront sur ce sujet très rapidement.

A cela, il faut ajouter que de plus en plus d'internautes s'informent presqu'exclusivement sur Internet à travers les blogs, les podcasts et les vidéos en ligne. Certains d'entre eux ne regardent pratiquement plus la télé ! Ils s'informent online ! Les internautes, en effet, ne représentent pas TOUTE la France. Mais il est normal quand même de prévoir des débats pour ce public sur un medium de plus en plus ancré dans le quotidien. N'oublions pas tout de même que près de la moitié de la population française (28 millions) sont des internautes réguliers ou occasionnels.

Parallèlement, Agoravox, qui prône depuis maintenant deux ans l'émergence de médias citoyens en ligne, se propose d'organiser ces débats sur Internet. Bien sûr, il n'y a pas un média Internet plus légitime qu'un autre pour se décréter comme l'organisateur officiel de ces débats. Cependant Agoravox a prouvé qu'il avait l'énergie et la représentativité nécessaires de par la diversité de ses contributeurs (près de onze mille) et sa notoriété pour proposer une plateforme de débats démocratiques sur le net.

De ce fait, l'initiative de Carlo Revelli "Appel pour un débat entre les candidats avant le premier tour des présidentielles" me semble pertinente. Si d'autres médias en ligne souhaitent rejoindre cette idée pour une mise en commun des forces alors tant mieux ! Pour le moment, seul Agoravox propose quelque chose.

Je soutiens donc ce projet malgré les grands défis organisationnels, techniques et politiques qui se profilent d'emblée dans un délai encore une fois intenable (J -17).

Pour en savoir davantage rendez-vous maintenant sur :



En tant qu'électeur et internaute impliqué dans la citoyenneté et parce que je suis fier de vivre dans un pays démocratique et moderne, j'ai envie moi aussi de faire partie de ces millions de Français qui souhaitent prendre en main leur destin. Les candidats doivent enfin prendre en compte nos envies et attentes et nous répondre par une véritable vision de notre avenir et notre pays y compris par le canal Internet s'il le faut. Bien sûr, il est urgent aussi que l'on s'occupe un peu de la "fracture numérique" afin que l'autre moitié de la France, les populations exclues et les habitants des "zones blanches" (celles qui n'ont pas accès au haut-débit), puisse rapidement rejoindre leurs concitoyens déjà en ligne.

22/03/2007

L'Unité


L'Unité - Nuttea
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18/05/2006

Un ballon gonflé à l'hélium pour produire de l'électricité : ce n'est pas du vent !

Encore une fois, beaucoup de bonnes idées viennent du continent nord-américain. Non pas que les idées manquent en Europe, mais disons que les américains n'ont pas peur de mettre en oeuvre des concepts qui peuvent paraitre farfelus au premier abord. Dans ce domaine, chez nous, une idée est souvent accueillie avec scepticisme. C'est dommage, cela bride un peu la créativité.

Là il s'agit d'une idée assez intéressante pour produire de l'électricité décentralisée. On connaissait, les panneaux solaires photovoltaïques, les micro-barrages et les éoliennes. C'est à cette dernière technique que nous nous intéresserons ici.

Aujourd'hui, il est possible en France pour un particulier d'installer une éolienne sur son terrain. Bien évidemment, ce type de projet est possible à certaines conditions et avec la validation des autorités (mairie, préfecture) après une période d'étude et d'observation qui peut durer de quelques mois à quelques années.

Lorsque vous installez une éolienne deux cas de figure peuvent se présenter :

  • soit votre objectif est de produire de l'électricité pour votre propre usage (cas où vous n'êtes pas raccordé au réseau EDF),
  • soit vous réinjectez le courant produit par l'éolienne dans le réseau. Dans ce dernier cas, l'opérateur électrique est obligé de vous racheter le courant réinjecté à un tarif fixé par un décret (Décret n°2000-1196 du 6 décembre 2000 et l'Arrêté du 8 juin 2001 fixant les condtions d'achat de l'électricité produite par les installations utilisant l'énergie mécanique du vent telles que visées à l'article 2 (2°) du décret n° 20000-1196).


Il faut savoir, que monter une éolienne est un projet coûteux qui s'amortit sur huit à dix ans. Par ailleurs, d'aucuns y trouvent des nuisances. C'est un point de discussion qui n'est pas l'objet du présent billet.

Voici donc une innovation qui pourrait venir bousculer la suprématie des éoliennes à pales sur le marché de la production d'énergie mécanique du vent. Il s'agit du système MARS, proposé par la société canadienne Magenn.

Cette société a conçu une série d'éoliennes, les Magenn Power Air Rotor System (MARS), qui ont la particularité d'être en fait des ballons gonflés à l'hélium. Au final, il n'y a plus de mât. Le ballon est en sustentation dans l'air à une hauteur se situant entre 65 et 265 mètres (200 à 800 pieds). La gamme initiale du MARS peut produire jusqu'à 4 kW d'électricité dans des conditions de vent optimales.

L'avantage direct de cette technologie est que le système est complètement mobile. Vous pouvez le démonter et le déplacer. Toutefois, ce type d'installation nécessite l'intervention d'un service spécialisé agréé Magenn. En l'occurrence, il faut dégonfler le ballon, le récupérer, le débrancher, etc. Le ballon est fixé au sol, apparement par une bloc en béton.

L'autre avantage est que le MARS peut être opérationnel à des vitesses de vent assez faible, de l'ordre de 2 à 28 mètres/s.

Et enfin son prix est relativement attractif, à partir de 9,999 USD. Mais on s'aperçoit que le coût total est en fait plus élevé car il faut y inclure les appareillages de branchement au réseau électrique ou le système de batteries si on souhaite l'utiliser pour son propre usage.

Les marchés cibles de ce dispositif sont très complémentaires des éoliennes classiques puisque le MARS s'adresse avant tout à des habitats isolés, les opérations sur le terrain (exploration), pays en voie de développement, lieux nécesitant une intervention urgente (catastrophes, opérations humanitaires) et évidemment les applications militaires ne sont pas exclues.

En résumé, cette technologie a l'air (plutôt "à l'hélium") attrayante. Il reste à savoir si la vision de ballons multicolores flottant au-dessus des maisons va convaincre l'opinion publique européenne et surtout les autorités qui y verront probablement de prime abord l'aspect négatif des choses (sécurité aérienne, par exemple). Bonne continuation tout de même à Magenn et son MARS !

NB : le produit est en phase de pré-commande. Il sera commercialisé durant le second semestre 2006.

Source : Une éolienne flottant à 300 mètres, Le Monde du 7 mai 2006 (disponible dans les archives)

28/04/2006

Idée de business écologique urbain et campagnard en lien avec le compostage

Le sujet qui suit est à la fois une piste de réflexion, un constat et pourquoi pas une idée de business à vocation écologique. Ô lecteur, si vous êtes aussi un investisseur et si vous êtes intéressé par le développement de cette idée, n'hésitez pas à vous faire connaitre. Je suis prêt à creuser le sujet et à m'impliquer avec sérieux dans un tel projet.

Le sujet est la valorisation de certains déchets ménagers par du compostage, même en ville et en appartement !


Le constat

Aujourd'hui, selon le portail Réduisons nos déchets, en France, 46 millions de tonnes de déchets sont collectés par les collectivités et sont traités dont 24 millions de tonnes d'ordures ménagères soit 19 millions de tonnes de biodéchets par an. Vu le mode de vie actuel, le volume global des déchets produits continuera d'augmenter. Cette évolution est due, notamment, à l'augmentation de la part des emballages constituant les déchets.

Concernant la part "organique" (végétaux, épluchures, restes de nourriture...) des déchets ménagers à savoir tout ce qui est putrescible aussi appelé "fermentescible", il faut savoir que le taux de recyclage reste marginal. En effet, aujourd'hui, le tri sélectif concernant les déchets organiques est encore peu développé. Les déchets ménagers sont en fait constitués d'un mélange d'emballages, de matières synthétiques et de matière organique. De plus, les filières de collecte et de valorisation des déchets organiques sont encore balbutiantes concernant ce type de déchets.

En revanche, en ce qui concerne les déchets municipaux des filières existent. Ainsi, toujours selon l'Ademe, 1,54 millions de tonnes de compost ont été produits en 2002 à partir des déchets municipaux. Le compostage est une technique de valorisation des déchets qui consiste à transformer des déchets organiques principalement en terreau. C'est une technique que beaucoup de jardiniers pratiquent individuellement dans le fond de leur jardin afin d'obtenir du bon terreau pour amender leur terre de jardin. En matière de déchets verts, il existe d'autres techniques telles la méthanisation (la transformation en biogaz servant de combustible).

Toujours d'après le portail sur les déchets de l'Ademe, sur les 24 millions de tonnes d'ordures ménagères pris en charge seulement 6% ont été envoyés vers un traitement biologique de type compostage ou méthanisation. Sachant que les biodéchets constituent près de 80% (19/24) de l'ensemble des déchets ménagers, on constate que la valorisation de ce type de déchets est loin d'être optimale. Autant dire que c'est du gaspillage : mélangé avec les autres déchets ménagers c'est soit enfoui, soit incinéré ce qui génère et de la pollution et du réchauffement climatique tout cela parce que :
  • rien n'est prévu pour trier ce type de déchets dans les foyers,
  • les filières de traitement restent rares en particulier en zones urbaine et péri-urbaine même si des efforts sont faits.

Seulement 5 millions de ménages compostent individuellement (ceux qui disposent d'un jardin).


Que faire ?

1) Organiser un processus de tri au niveau des foyers

En France, contrairement à d'autres pays tels que la Suisse ou l'Autriche, par exemple, vu qu'il n'existe pas de collecte de déchets organiques, les systèmes de tri individuels ne sont par conséquent pas répandus (hormis chez certains jardiniers).

Pourtant des solutions existent y compris pour les appartements. Il existe au moins deux dispositifs de compostage spécial appartement :
  • compostage classique à base de charbon actif pour neutraliser les odeurs,
  • compostage grâce à des lombrics (lombricompostière ou vermicompostage), enfin grâce à l'action de vers.


Sans aller jusqu'aux lombrics qui peut se révèler gênant pour certaines âmes sensibles, on trouve en vente aux Etats-Unis des composteurs de très petite taille pour environ 17 USD + 6 USD le lot de trois recharges de charbon actif. Voir le produit "Kitchen Compost Pail" vendu par la société Burpee.
Je note toutefois deux inconvénients à ce "Kitchen Compost Pail" :

  • le composteur est fait en matière plastique donc à base de pétrole, ce qui peut sembler en contradiction avec des principes écologistes. Mais bon si ça contribue à long terme à améliorer la situation écologique,
  • cette société Burpee n'expédie pas sa gamme de produits en Europe, d'où l'idée du business (voir ci-après).


2) développer un système de collecte et de transformation des déchets organiques (créer des plateformes) en vue de produire du compost qui peut ensuite être revendu.

Là, il s'agit d'une grosse démarche de sensibilisation des autorités, des collectivités et des sociétés d'environnement. L'idée est de monter une association ou bien un département spécifique au sein d'un grand groupe type Véolia qui irait développer une filière complète de tri sélectif des ordures organiques en complément des containers pour le tri des verres et des papiers, emballages plastiques et conserves. Ensuite, il faudrait organiser une collecte (des tournées de camions qui passent une fois par semaine pour récupérer le contenu des containers). Il faudrait également construire des plateformes de transformation en compost sur un terrain autorisé. Et au final mettre en place la distribution du produit obtenu, le terreau. Fort heureusement, cette industrie existe déjà. On peut imaginer que les plateformes fournissent aux fabricants de terreau.


Idée de business

Pour le bac de compostage pour la cuisine, je propose :

  • Soit de mettre en place un circuit d'importation depuis les Etats-Unis de ce produit. Ensuite, on se charge de le "marketer" en Europe (et là je suis partant pour faire de la vente !),
  • Soit tout simplement s'inspirer de ce produit et en faire une version adaptée au marché français et européen avec des améliorations ou des innovations (et déposer le brevet). Cela nécessite de convaincre une société de plasturgie d'ajouter une ligne de fabrication spécifique (là aussi je serai motivé pour la commercialisation du produit).


Pour le système de tri et collecte urbain :

1) Monter une société de conseil dédiée à cette problématique (ou créer un département dans un cabinet existant),
2) Démarcher des collectivités locales,
3) Convaincre un grand groupe (ceux qui collectent les déchets classiques) de développer cette filière.
4) Trouver des débouchés (export de terreau pour créer des jardins dans des zones désertiques, vente aux maraîchers qui font tourner de vastes serres, fabricants de terreau, agriculteurs...).

Là, il s'agit déjà d'un gros business pour lequel il s'agirait de calculer le ROI (Retour sur investissement escompté).


Donc voilà, malgré l'apparente naïveté de mon propos, il me semble qu'il existe vraiment des opportunités à explorer. Si vous ne me croyez pas, vous n'avez qu'à regarder ce que vous jettez pêle-mêle dans votre poubelle de tous les jours et vous imaginer que la majorité des foyers français en font de même. N'est-ce pas dommage alors qu'il y aurait peut-être un business à faire à partir d'ordures et la possibilité de créer des emplois tout en contribuant à diminuer notre impact sur l'environnement ?
Réflechissez-y.


Quelques liens utiles :

Ademe (1)
Ademe (2)
Sénat

15/04/2006

Vers une prédiction météorologique sociale grâce à l'observation de la nature et au Web 2.0 ?

On le sait, la météorologie est une science visant à étudier le temps qu'il fait et idéalement celui qu'il fera.

Elle se décline en plusieurs disciplines telles que l'aérologie, la météorologie aéronautique et marine, la météorologie agricole et la prévision numérique du temps.


Les principaux phénomènes météorologiques observés sont :

  • pression atmosphérique,
  • température,
  • orages,
  • tempêtes,
  • ouragans,
  • précipitations de pluie et de neige,
  • vents,
  • courants aériens,
  • gel et canicules.


Notons que la météorologie se base sur la collecte et l'analyse de données numériques. Les météorologues utilisent des instruments de mesure pour mesurer les phénomènes observés. Ces instruments vont du plus simple (la girouette) au plus sophistiqué comme les satellites.

Certaines données sont même calculées et extrapolées telles que :

  • le point de rosée,
  • le facteur humidex,
  • le facteur vent (température ressentie),
  • l'indice de rayonnement UV.


Une bonne introduction à la météorologie est consultable sur ce lien météo de Wikipédia.

Il faut savoir que même si la science météo est capable d'expliquer de façon relativement fiable les phénomènes du passé, la discipline de prévision, elle, se révèle nettement plus complexe et imprévisible du moins pour ce qui concerne l'ampleur et la durée de certains phénomènes.

La Prévision numérique du temps (PNT) combine la science météorologique à l'informatique.

Au coeur de la prévision, il y a la résolution d'équations mathématiques complexes par des logiciels permettant d'obtenir une simulation du temps futur. Pour cela il existe plusieurs modèles dont le modèle "Arpège" (développé à l'échelle planétaire) et "Aladin" (mis en oeuvre sur une zone limitée) utilisés par Météo France.

En effet, les phénomènes météorologiques suivent la plupart du temps un certain nombre de tendances qu'il est relativement aisé de prévoir telles que les variations saisonnières, les températures, les changements de pression atmosphérique ou encore la direction et la force des vents.

En revanche, il demeure difficile de prévoir l'évolution des phénomènes subits et localisés de façon très précise du fait des comportements chaotiques qui caractérisent les manifestations atmosphériques.

Pour cette partie prédicitve de la météo, il serait utile de compléter notre connaissance scientifique et mathématique des phénomènes par la pure observation de la nature et en particulier par l'observation du comportement des animaux. Cela existe, mais les deux approches sont aujourd'hui dissociées.

Il ne s'agit pas d'introduire un quelconque charlatanisme ou une science parallèle. Il s'agit simplement de s'interroger si les animaux et les plantes, par les comportements qu'ils adoptent selon la tendance météo, sont capables de nous fournir des indications sur le temps qu'il fera ? Ici, contrairement à la science météo qui se base sur l'analyse et l'extrapolation des données du passé pour prévoir le temps qu'il fera dans le futur, nous allons plutôt nous intéresser à la capacité instinctive des animaux à anticiper un phénomène climatique ayant une probabilité de subvenir à très court terme et de façon locale.

Il s'agit donc de vérifier sur le terrain si certains dictons de nos campagnes n'ont pas une valeur météorologique.

Voici quelques exemples tirés à partir de l'observation des...

...animaux

  • "Les abeilles qui demeurent près des ruches ou qui y retournent en troupe, demi-chargées, marquent la pluie."
  • "Lorsque le mauvais temps va arriver, les ânes secouent la tête sans raison apparente et braient très fort."
  • " Si l'araignée renforce sa toile et raccourcit les haubans, c'est qu'elle sent qu'il va pleuvoir ou venter. Si elle reste inactive, la pluie est très proche."
  • "Mauvais temps si la carpe saute."
  • "Chauves-souris très tard le soir, pour plusieurs jours de beau temps et d'espoir".
  • "Lorsque les chiens, le museau en l'air, semblent flairer le vent, la pluie arrive."
  • "Le chant du crapaud promet en général le beau temps."
  • "L'hirondelle volant bas, bientôt il pleuvra."
  • "Juste avant un orage, les pêcheurs ont remarqué que les poissons se mettaient à mordre plus facilement, à s'agiter à la surface, sautent hors de l'eau. Là encore, c'est la pression atmosphérique qui explique ce phénomène."
  • "Beau temps si le rouge-gorge chante le matin."
  • "Le chamois est capable de prévoir une tempête de neige deux jours avant qu'elle ne se produise (dans ce cas il descend vers la plaine)".


...des plantes

  • "Si la fleur du mouron se ferme: pluie."
  • "Si la fleur de l'oxalis s'ouvre:beau."
  • "Si la fleur de pissenlit se referme il va pleuvoir."
  • "Certains jardiniers assurent que le parfum des fleurs est plus marqué lorsque la pluie approche."
  • "Les écailles des pommes de pin s'ouvrent quand le temps s'annonce sec et se referment avec l'arrivée de la pluie ou du brouillard."


Vous pouvez compléter votre moyens de prédiction par l'observation visuelle des nuages, du vent et des couleurs du ciel.

Vers une prédiction météo sociale en 2.0 ?

En conclusion, sans remettre en cause les acquis de la science météorologique, qui prouve chaque jour l'amélioration de sa capacité prédictive à grande échelle et à horizon de quelques jours, interrogeons-nous si l'observation de la nature ne permettrait pas d'affiner la prévision météo à court terme (de quelques heures à quelques jours) et au niveau local. Ce serait une bonne idée de développer une "météo sociale" en 2.0 grâce aux nouvelles technologies. Par exemple, les bloggeurs signaleraient sur un portail dédié leurs observations des comportements naturels observés dans une zone donnée. Toutes ces données seraient alors mises en commun sur le portail, zone par zone (une carte de France zoomable) et permettraient d'avoir une image instantanée de la météo future de façon alternative (codes postaux INSEE et coordonnées GPS en option). Chaque utilisateur devrait ensuite valider sa prédiction naturelle par les données réelles a posteriori. Bien sûr, ce type d'initiative viendrait en complément des prévisions météo officielles et pas en remplacement !


Les informations illustrant ce billet ont été obtenues à partir des liens suivants :

"Alertes-meteo",
"Meteonet",
"L'Auberge Espagnole",
"Plein Champ",
"Météorologie populaire" avec les dictons.

01/01/2006

2006, vers une France comme nouvelle puissance du bien-vivre ?

Tout d'abord bonne année à tous !

Que cette nouvelle année 2006 vous apporte joie, bonheur et réussite dans la concrétisation de vos projets de vie... à la campagne ou ailleurs.

Les campagnes françaises ne sont pas des déserts, contrairement à ce que l'on croit. Les choses bougent. Des initiatives locales naissent ça et là. Certains discours gouvernementaux, encore assez timorés, visant à promouvoir la protection de l'environnement et à développer une France "numérique", par exemple, commencent à émerger et à devenir des préoccupations de tout premier plan y compris au sein des instances élyséennes. Quant à l'action, elle ne peut pas venir uniquement de l'état. Les projets doivent être incarnés par des individualités courageuses et dont souvent, et au-delà des difficultés quotidiennes, leur seule richesse réside dans la capacité à mettre en oeuvre des idées inédites et des rêves d'une vie meilleure.

Au-delà d'un patriotisme économique vantant la puissance d'une France industrielle, celle du TGV, d'Airbus, d'Iter, du luxe, de l'agro-industrie ou voire même de l'armement, force est de constater qu'une France alternative se dessine localement : celle d'une nature diversifiée, de terroirs préservés, d'un environnement respecté et d'une ruralité locale dynamique et créative.

Face à la mondialisation, la France peut devenir une puissance surprenante et originale : une super-puissance de la qualité de vie, de l'accueil touristique, d'une solution honorable pour ceux des citadins qui n'auront pas peur de briser le cycle d'une vie urbaine certes trépidante mais de plus en plus en rupture avec l'essence native de l'humanité.

J'ai envie de dire pour 2006, et ce sans faire montre d'un optimisme lénifiant, que "campagne et modernité" sont deux nouvelles options permettant de rendre envisageable une certaine idée d'un bonheur collectif différent.

Alors je vous réitère mes meilleurs voeux de bonheur et que vos idées et projets en campagne foisonnent !

13/12/2005

Vers des toits de maisons utiles et écologiques ?

C'est bien utile un toit de maison !

Que ce soit pour une maison individuelle ou pour un immeuble collectif, on n'exploite pas suffisament ces surfaces que sont les toits.

Pourtant un toit permettrait de :

- Récupérer une grande partie des eaux de pluie : des dispositifs de cuves à enterrer existent comprenant une pompe et un filtre pour une réalimentation du circuit d'eau domestique (Document de Terre Vivante) ;

- Exploiter le rayonnement solaire : panneaux solaires pour chauffer l'eau, mais aussi, une innovation assez discrète pour le moment, les tuiles photovoltaïques (voir un exemple de démarche sur ce site Nord Nature) ;

- Jardins suspendus : potagers et espaces verts sur les toits plats des immeubles d'habitation. Très adaptés en ville ou l'espace vert vient à manquer, il offre en plus une couche d'isolation thermique en plus (Greenroof).

Pourquoi donc ces toits ne sont-ils pas exploités plus utilement ?

Retrouvez cet article et ses commentaires sur Agoravox, le premier "think tank" citoyen de France !

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