03/02/2007

Campagne et logement : une question d'opportunité !

medium_P1052087.JPGToujours dans le cycle "Un journaliste s'intéresse à ce blog" ("Vers un début de notoriété pour ce petit blog"), voici le second sujet sur le logement à la campagne.

Une fois que l'envie de campagne s'installe presque quotidiennement dans vos échanges du soir, la question du logement devient vite centrale. Evidemment, si l'on hérite d'une maison de campagne familiale le choix est pratiquement fait. Toutefois, chacun n'a pas la chance d'avoir une filiation ou un lien campagnard. Dans ce cas, il va bien falloir trouver un port d'attache et sa demeure.

Avant même de commencer à chercher une maison, il est nécessaire de choisir une région. Dans les tout débuts de ma démarche de recherche, vers 1995-96, la région m'importait peu. Seul le critère prix m'intéressait. Je consultais les petites annonces de type PAP ou autres journaux d'annonces (sur papier à l'époque). J'identifiais un bien à 50 000 Francs (env. 7600 euros) et je prenais rendez-vous. L'autre critère était vaguement géographique. A savoir, à deux, trois ou quatre heures de la région parisienne, pourvu que ce soit un lieu de dépaysement. Cette façon de faire s'avéra inefficace et exigeante sur le plan nerveux.

Je me souviens avoir effectué deux déplacements particulièrement épuisants. L'un en Bourgogne, pour m'apercevoir que le bien en vente était en fait une quasi ruine, mitoyen à une autre maison, au bord d'une route et de surcroît exigu. C'est décevant, trois heures de route à l'aller et la même chose au retour. Pour rien ! L'autre expérience s'est déroulée en 2001 dans le Cantal à plus de 600 km de Paris ! C'était un peu plus vicieux. Un site internet immobilier affichait une annonce pour une ancienne ferme cantalienne avec une photo. Sur la photo on voyait une bâtisse en pierres et un toit qui semblaient en bon état. Je prends rendez-vous en demandant bien évidemment les caractéristiques complémentaires au téléphone (état général, surface, voisinage, proximité d'une route, etc.). Le Cantal est une région magnifique. Mon coeur battait la chamade à la vision des paysages traversés. A l'arrivée ce fut plutôt la grande déception. La photographie ne présentait que le côté "sexy" de la ferme. L'autre côté était en voie d'effondrement. De plus, il s'agissait d'une des annexes d'une vaste ferme, une ancienne étable probablement. Le tout assez loin de la première bourgade. Visiblement, il s'agissait d'un exploitant agricole qui cherchait à ne vendre qu'une partie de sa ferme ! A partir de ce moment, j'ai commencé à m'organiser autrement.

Attention, ces techniques de vente font partie de l'arsenal du vendeur. Il vous propose un bien à bas prix sachant à l'avance que vous serez déçu. Ensuite, lorsque vous passez à l'agence, il vous propose des alternatives à un prix nettement plus élevé. Le vendeur compte alors sur votre déception, votre stress et le long chemin parcouru en vain pour essayer de vous vendre autre chose, à un prix plus élevé.


La démarche de recherche adoptée suite à ces mésaventures


J'ai privilégié Internet et les annonces qui proposent une voire plusieurs photos du bien. Internet permet au vendeur de proposer une annonce très détaillée s'il souhaite vendre rapidement son bien et à l'acheteur de se faire une idée avant tout déplacement. Ensuite, je souhaitais m'établir plutôt vers le sud de Paris dans un rayon maximum de 300 km. Le dernier critère était le prix : pas plus de 250 000 Francs (env 38 000 euros). Ces trois axes ont constitué une sorte de méthodologie pour mieux cibler mes recherches. Il ne faut pas oublier tous les autres critères : état du bien, éloignement d'un centre de vie, proximité de nuisances, situation de la maison, terrain, maison de village ou isolée, etc.

Pour ce faire, je me suis focalisé sur le portail immobilier des notaires, immonot.com. Ce portail est remarquablement bien conçu. Il s'agit d'annonces issues du réseau des notaires. Toute la France est couverte et le site est bien documenté. Cela rassure. C'est ainsi que j'ai déniché cette maison de journalier "coup de coeur" aux confins de la Brenne, dans l'Indre. J'ai ensuite contacté le notaire. Deux jours plus tard, je recevais par courrier les détails de la maison, un extrait du cadastre et une photocopie avec plusieurs photographies. Et là, mon coeur s'est réellement mis à battre. Le weekend suivant, je me suis déplacé pour la visiter (265 km) et je signai une promesse d'achat. Ensuite c'est une question d'argent et de possibilité de crédit. Ce premier voyage en voiture m'a permis de m'apercevoir de la singularité et des attraits de la région : tranquilité, bocages, bois et forêts, troupeaux de vaches limousines, châteaux, histoire, petits villages avec des infrastructures... Pour ne pas commettre d'erreur, nous avons rempli la voiture et sommes partis à plusieurs (mon épouse, ma soeur, son compagnon). Histoire de partager cette expérience et d'avoir des avis externes. Toute l'équipée convint que cette maison enfouie dans la végétation était "the" coup de coeur !


Comment trouver à se loger ? Quel canal d’information privilégier (Internet, bouche-à-oreille, agence…) ?

A cette question, il n'y a pas véritablement une seule réponse. Tous les canaux sont bons. Il s'agit avant tout d'opportunité ! Pour bénéficier du bouche à oreille il faut déjà exprimer dans votre entourage votre souhait. Il est possible que sur votre lieu de travail ou dans votre cercle d'amis quelqu'un vous dise :"Ah, mes parents, qui habitent en Bretagne, cherchent un acquéreur." Dans ce cas, vous n'avez pas trop le choix de la région. Vous pourriez aussi identifier un village et aller taper aux portes des gens et en leur demandant s'ils connaissent des gens qui vendent. Ils vous regarderaient certainement d'un drôle d'air et vous orienteraient vers une agence. De plus avec ces méthodes, vous ne verriez pas les petites perles situées en dehors des bourgs.

C'est le métier des agences de mettre en relation des vendeurs et des acheteurs. Or, comment trouver l'agence qui met en vente le bien que vous correspond ? Il faut bien se déplacer pour regarder la vitrine avec les annonces ! Vous pouvez par exemple passer des weekends dans une région qui vous plait et en profiter pour visiter quelques agences en alliant l'utile à l'agréable. Certaines agences font partie de grands réseaux nationaux et disposent d'un site Internet.

Effectivement, de mon point de vue, la meilleure manière pour chercher un bien est d'utiliser Internet. Cela permet d'écrémer plus facilement et d'écarter d'emblée les mauvaises affaires.


Peut-on encore trouver des maisons à prix abordables en province, à la campagne ?

La réponse est : "Oui, on peut !". Ceci étant dit, il faut savoir que certaines régions sont actuellement surcôtées : la Bretagne, le Languedoc-Roussillon, la Côte d'Azur, Marseille, le Périgord, par exemple. La moindre ruine à restaurer se vend en un clin d'oeil. En revanche, il reste des régions où vous trouverez des biens à retaper avec du terrain à partir de 40-50 mille euros. Ainsi, les départements de l'Indre, Creuse, Cantal et certains coins de Bourgogne et du nord-est de la France restent attractifs. En revanche, on peut être déçu au niveau du climat et des loisirs. Il faut bien réfléchir aux aspects sociaux de votre projet. Cela est un autre sujet souvent abordé ici.

Si vous n'aimez pas la campagne, vous pouvez trouver de belles opportunités qu'on appelle "maisons de village" ou "maison de bourg". Il s'agit la plupart du temps de maisons mitoyennes. L'un de mes proches a acquis, il y a deux ans dans l'Indre, une telle maison d'une surface de 76 m² à laquelle il faut ajouter des combles à aménager. Le coût d'achat de ce bien a été de 22 000 euros. Il s'agit d'une personne qui a vécu toute sa vie en région parisienne. Un fois à la retraite, elle s'est aperçue que sa pension ne lui permettait plus de payer le loyer de son appartement de banlieue. Pour éviter l'engrenage du surendettement, je lui avais recommandé de quitter Paris et de devenir propriétaire dans l'Indre. Ce monsieur encore vaillant a donc pris un crédit à la consommation sur quatre ans pour devenir propriétaire de sa maison. Il y a fait quelques travaux d'isolation, plomberie et électricité qui ne lui ont pas coûté trop cher. Son poste logement lui coûte actuellement 400-500 euros par mois sous forme d'un remboursement de crédit. Dans deux ans, le crédit sera remboursé et sa maison ne lui coûtera plus grand chose. Son loyer en région parisienne était de 900-1000 euros !

Ceci étant dit, un projet de maison de campagne peut aussi concerner des familles plus jeunes avec des enfants. Ce sera alors une occasion de se ressourcer et de s'investir dans un projet de rénovation sur plusieurs années en bénéficiant d'un cadre agréable pour les weekends et les vacances. Au bout de quelques années, vous vous rendrez compte si vous êtes fait pour la campagne et si vous parvenez à vous intégrer dans le tissus local. A ce moment là, votre bien retapé et confortable aura probablement pris de la valeur. Vous aurez alors le choix de venir vous installer ou bien de le revendre avec une plus value. A n'en pas douter, des acquéreurs d'Europe du nord seront intéressés. Vous pouvez aussi donc avoir aussi une autre vision des choses, une logique d'investissement. Investir intelligement en profitant des bienfaits de la campagne.


Le plus souvent, faut-il faire de travaux ?

La réponse est oui. On ne peut pas avoir quelque chose à bas prix et qui ait en même temps tout le confort. Or, il y a travaux et travaux. Si le bien acquis est une ruine ou presque, il est évident que votre projet sera une source de coût et de stress. En revanche, s'il ne s'agit que de travaux de mise en confort ce sera un peu plus "fun". Mon conseil est de ne pas se lancer dans la réhabilitation d'un moulin en ruine si vous n'avez pas la patience et le budget pour le faire. Vous risquez de vous décourager et de vous ruiner vous ! Regardez bien la toiture et les murs de la maison. Si la maison est saine et qu'elle tient solidement sur ses fondations, le reste n'est que "bricolage" que vous pouvez étaler sur le temps. Attention à l'absence de fosse septique et à la présence d'amiante. De nombreux toits (dépendances) sont constitués d'un matériau amianté appelé "fibrociment".


Acheter à la campagne, est-ce difficile pour
un citadin ?


Oui et non. Si vous avez quelques économies (les salaires de la ville le permettent parfois), vous trouverez un bien à acquérir pour un prix nettement inférieur à ceux pratiqués en ville. Vous aurez, de plus, des surfaces de logement généralement plus grandes à la campagne. La difficulté pour un citadin n'est pas tellement d'acheter à la campagne mais d'être prêt à changer de mode de vie. On peut tout simplement s'apercevoir qu'on n'est pas fait pour la campagne. Ou bien, votre attrait pour la campagne s'érode suite à un changement de votre situation familiale, personnelle ou professionnelle. Dans ce cas, si vous changez d'avis, vous pouvez toujours revendre et en retirer une plus-value éventuellement.


Quel budget faut-il prévoir ?

On ne peut pas donner une réponse uniquement financière. Cela dépend du type de bien acheté, des frais nécessaires pour le rendre confortable. Ce n'est pas pareil d'acheter une maison de journalier, une longère ou un moulin ! J'ai tendance à croire que la partie restauration coûte autant que la partie achat. Cependant, vous pouvez étaler vos frais de réhabilitation sur plusieurs années. Vous engagez un ou deux chantiers par an selon vos ressources. Pour ce faire, il ne faut pas être trop pressé et savoir bien identifier les priorités dans la séquence des travaux.


Restaurer sa maison ? Comment l’avez-vous vécu ?


Ce n'est jamais fini ! Il me reste à faire l'isolation des fenêtres, une partie de l'électricité, la cuisine (la vraie, la campagnarde !), l'insert ou le foyer, l'isolation des combles, le garage, le cellier, la chambre à la place de l'actuelle cuisine. Vous pouvez consulter la note suivante "Bricoler, retaper et restaurer une maison : partage d'expérience (2)" en forme de pense-bête pour vous rendre compte de l'ampleur des travaux et de l'organisation adoptée.

Conclusion

En guise de conclusion, je dirais que pour trouver un logement à la campagne aujourd'hui il faut user de méthodes modernes (Internet, appareil photo numérique), d'être patient et de croire qu'une réelle opportunité peut un jour se présenter. Il faut aussi provoquer l'opportunité en parlant de votre projet à toute personne que vous rencontrez ou bien d'aller passer quelques weekends (en amoureux, par exemple) dans une région que vous ciblez. Enfin, sachez que si vous optez pour une maison sans grand confort, elle vous coûtera moins cher à l'achat mais vous aurez des frais de restauration. Vous pourrez alors effectuer les travaux nécessaires à votre rythme. Sachez aussi que pour les meilleurs plans, la "petite maison dans la prairie", ça ne se trouve pas facilement. Pour cela, il faudra véritablement prospecter sur le terrain et par conséquent sympathiser avec les gens des hameaux qui sauront vous guider vers le "coup de coeur". Cette démarche est essentiellement humaine, il faut donc être à l'aise dans les relations humaines avec, en face de vous, une culture parfois différente de celle qu'on rencontre en ville. Finalement, à un moment donné, vous risquez de vous rendre compte que les acquéreurs étrangers (britanniques, hollandais entre autres) sont très organisés pour dénicher ces opportunités immobilières de nos campagnes. Il fonctionnent en réseau efficaces. Ce qui peut parfois nous agacer, nous autres français, qui aimons bien prendre le temps de se poser des questions, d'évaluer et comparer. En un mot : soyez opportunistes et faites vous plaisir en même temps.

 

Pour aller un peu plus loin...

Immonot, l'immobilier des notaires
Laposte.net, les petites annonces immobilières
Pap.fr (de particulier à particulier)
Leboncoin.fr, les petites annonces près de chez vous.

Commentaires

Bonsoir HK

Une question que tu as juste effleurée.
S'assurer que l'on bien envie de vivre à la campagne.
Que l'image de l'isolement révé est bien le mode de vie que l'on souhaite.

J'ai connu des gens charmés par le discours marketo-paillettes de la vie à la campagne puis profondément déçus par la réalité. Tout l'attirail de distractions de la vie urbaine manque souvent aux neo-ruraux. Il faut savoir vivre avec soi-même.

Un exemple : la convivialité à la campagne existe... mais cela ne veut pas dire aller toujours (trop souvent) chez son voisin. Il faut accepter et "aimer' être seul.

Madame Furtive insiste pour que je mentionne que l'excès d'isolement n'est pas une solution de vie toujours souhaitable. Le coté "ranch des vallées perdues" c'est bon au cinéma , par pour conduire les enfants à l'école puis à la musique puis au patin puis au foot puis.....ça pour les 30/40 pour les autres comme nous....Le pain, la poste, l'électricien, le gaz à 10 mètres, la pharmacie pas trop loin , les enfants du voisin qui viennent dans le jardin récupérer on ne sait quoi...ou qui viennent car tout leur est espace de jeux....C'est aussi ça la vraie vie. Elle m'a aidé il y a quelques années à renoncer à certains clichés "homme des bois".

Salut , nous n'aurons donc pas d'hiver , les mousses envahissent tout



Furtif

PS: j'habite de l'autre coté de La Brenne, je me suis baigné une fois dans la Gabrière

Ecrit par : Le furtif | 04/02/2007

@Le Furtif,
Merci pour ton message et passage. Effectivement, dans cette note j'ai juste effleuré le sujet. Mais, sur la précédente note du même thème je l'ai carrément pris à bras le corps. Ceci dit, ton avis vient judicieusement compléter le débat. En effet, il y a un risque avec une idéalisation trop poussée de la vie à la campagne, c'est celui de sombrer dans une sorte d'ermitisme (pas fait exprès pour le jeu de mot). C'est la pub qui nous vend une campagne idyllique depuis trente piges : le fromage Belle des Champs et Président, le Ricoré, le jambon Herta, les pots de yaourts de toutes sortes... Et nous tous on gobe !

Comme tu dis, il y a ensuite un écrémage qui se fait parmi les néo-ruraux. Moi-même, je ne suis pas un urbain ou un campagnard, je suis même ni l'un, ni l'autre à vrai dire. En fait, je suis les deux ! Je vis une double vie en quelque sorte. Je vis cela en fonction de mes humeurs et de mes envies. Actuellement, en cette période hivernale, je suis plutôt urbain. Paris (la ville je veux dire) me plait énormément. Mais la campagne me manque. C'est une sorte de déchirement. Dans mon cas j'arrive à le gérer assez bien. Je suis chanceux faut dire car une jolie maison dans le pré m'attend chaque fois. C'est un bonheur sans cesse renouvelé que d'arriver au seuil du jardin. C'est comme si on changeait de pays.

J'aime bien ton passage sur la solitude à la campagne. A mon avis cela mérite de développer un sujet complet. C'est une solitude mais pas si esseulée que cela. On est en pleine nature, il y a des animaux, des bruits, des parfums, des textures. Au contraire, la campagne est peuplée et vivante. Mais toi tu parlais de la solitude contemplative ou méditative je suppose :).

Et puis comme tu le soulignes, tout cela évolue aussi avec les différentes phases de la vie. J'aime bien une certaine solitude qui me permet de prendre du recul. Mais il me faut aussi du tumulte, du mouvement et de l'action.

Le weekend dernier, un crocus jaune a pointé sa tête conique. Ce weekend je suis resté urbain.
Salutations.

Mes hommages à Mme La Furtive.

PS1 : il est possible que je recherche parfois un peu le côté "homme des bois". Mais cela ne peut en aucun cas être un idéal de vie. Je ne suis pas fait pour ça. J'ai toujours aimé vivre à la lisière de deux mondes. Question de degré de liberté.
PS2 : Ah, la Gabrière et sa petite auberge qui propose du filet de Sandre avec sa sauce au chêne (brevet exclusif de La Gabrière) ! Hein ? Qui peut fort bien s'accompagner d'un Reully. Même le rouge peut se boire avec du poisson.

Ecrit par : HK | 04/02/2007

Le sens de mon propos serait Non pas le goût forcené de la solitude, j'aime bien les gens. Mais avec ou sans eux savoir vivre avec soi même.

J'ai déjà rencontré la même idée chez P. Adam ou chez Marsu...
Il est des lieux où il faut savoir "apporter son manger". C'est à nous d'alimenter la vie de l'enrichir , de la remplir.

Il est de faux contemplatifs qui sont de vrais passifs. Ils sont là attendant qu'on leur arrache un sourire ou qu'on les énerve...ils n'avancent jamais une idée , un projet; ils attendent le spectacle de leur vie ...Tout comme à la tele.
On ne va pas vivre à la campagne sans n'avoir rien à y faire. J'en connais des " je m'installe" et qui pratiquent le

pas de jardin j'ai mal au dos,

je fais venir quelqu'un pour mes arbres parce que je n'y connais rien,

moi la lecture ça n'a jamais été mon fort....Ils ne tiennent pas en place , on va à Poitiers faire les boutiques , chez les enfants passer quelques jours, à la Rochelle pour faire les soldes, ...En fait ils se déplacent d'un canapé à l'autre d'un écran de tele ici pour un autre là bas. Et avec ça des reflexions de gens surchargés...au point d'en venir eux aussi à souhaiter l'ouverture des magasins le dimanche. Des presque voisins enseignants tous les deux n'ont jamais accumulé autant de Km . La bagnole la bagnole. ! à 65 ans !!!

Beaucoup découvrent qu'installer à la campagne un mode de vie urbain est une grosse erreur. Ils ne savent pas tenir en place, ils n'aiment pas la pluie, ils n'aiment pas le froid, ....

La contemplation ça aussi ça se travaille et ça s'apprend.

Mais ...comment le dire à des gens pleins de leur chimère , plein de leurs espérances ? Comment leur dire que la campagne ne va combler aucun vide? Comment détruire sans faire mal ce fichu angélisme rural?

Ecrit par : Le furtif | 05/02/2007

Il est vrai que vivre à la campagne, c'est vivre autrement, reproduire un mode de vie urbain à la campagne conduit à mon avis à beaucoup de frais, de pollution (déplacements fréquents), de frustrations, et de dépression (?).
Peut-être, avant de franchir le pas et d'acheter vaudrait-il mieux louer, tenir un hiver entier (parce que, reconnaissons-le, l'hiver, la campagne, c'est tristounet, boueux, et loin des clichés Ricoré), et voir si la vie réelle est en accord avec la vie rêvée.
Et puis, ceux qui voudraient fuir la ville ne doivent pas oublier que "ailleurs, c'est toujours soi", et se demander si une vie à la campagne règlera leur mal-être...

Ecrit par : Sophie | 07/02/2007

@Sophie,
Merci pour ton avis sur la question. Dans la ligné de ce que tu suggères (location), on peut aussi commencer par de brefs séjours en gîte rural ou en maison d'hôte. Ce que tu dis sur l'hiver est absolument vrai. Quel ennui une journée humide en pleine période de solstice d'hiver. Le soleil est bas, il ne chauffe pas du tout et il fait nuit très tôt. Mais ces moments peuvent être mis à profit pour méditer ou pratiquer des activités manuelles, lire, faire de bons petits plats, jouer à la belotte avec des voisons... En effet, attention au rique de devenir ermite ! Campagne ne doit pas rimer avec isolation.

Psst ! Pour visiter le blog de Sophie " Le petit détail qui cloche" c'est par ici que ça se passe http://sofye.blogspot.com/. Sophie y parle de tricot, couture, campagne, nature, lecture, bricolage et des choses simples de la vie.

Ecrit par : HK | 08/02/2007

Désolé que vous n'ayez pu vous installer dans notre beau département du Cantal...

Ecrit par : Lightman | 05/04/2007

@Lightman !
Votre joli département, que j'ai eu l'occasion de visiter rapidement hélas, n'est pas mis en cause. Justement, pour qui aime le grand air et la Nature le Cantal est THE destination à prendre en compte. En tout cas, merci pour votre passage par ici ;)

NB : Lightman est un jeune entrepreneur amoureux de son département du Cantal et qui anime un blog (Testadaz, "tête d'âne" en Occitan) dédié aux spécialités des divers terroirs de l'Auvergne. Retrouvez-le vite sur http://www.testadaz.com/blog ! Faites un tour dans la boutique gastronomique et le blog associé, on en saliverait !

Comme quoi on peut réussir à la campagne en valorisant ses nombreux atouts !

Ecrit par : HK | 06/04/2007

Écrire un commentaire