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11/11/2006

Désir de nature : fondements sousjacents et motivations personnelles

/archive/2006/11/10/medium_IMG_1598.jpgCe mois-ci, cela fera cinq ans que je suis devenu ce qu'on appelle un peu péjorativement un néorural, ou un rurbain, si vous préférez. Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'exprimer ici même, nous sommes tous, moi, vous, cher lecteur ou chère lectrice, quelque part des ruraux. Regardez bien autour de vous, vos origines, vos parents, vos voisins... Chacun de vous peut revendiquer une origine campagnarde (au sens large du terme) : bretonne, picarde, auvergnate ou méridionale, voire même plus lointaine encore. Pour certains, leurs sources sont aussi là-bas, loin, dans le bled. Là où un soleil incandescent et une terre âpre rendent l'homme humble et mystérieusement attaché à ses racines. Mêmes nés en ville, nous disons souvent et assez fièrement : "Je suis fils ou fille de..., petit-fils ou petite-fille d'un authentique...". Nous disons beaucoup plus rarement "je suis un pur parisien !". Comme si la facinante capacité d'attraction qu'exerce cette magnifique ville sur nous était contrebalancée par la volonté de ne pas s'y identifier.

Beaucoup d'entre-nous avons pour refuge une maison familiale idéalisée située quelque part dans un village ou un hameau ou, pour certains, de l'autre côté de la Grande Bleue. Une maison qui nous sert de matrice et de lieu de retrouvailles avec les nôtres, avec nous-mêmes. Ainsi est faite la France d'aujourd'hui, un subtil mélange de cultures, influences et couleurs qui présage, malgré un difficile travail de fusion de ses différentes composantes et origines, un avenir hors du commun pour notre nation. Serons-nous le Brésil de l'Europe ? Une bienheureuse synthèse du monde. Est-ce si grave de perdre un petit peu de notre identité pour retrouver au final quelque chose de plus complet, de plus abouti ? La France de demain, ce pays que nous aimons et qui est envié de tous. Garder le coeur et accepter de modifier légèrement la coquille externe. Voici quelques pistes tentant d'expliquer une probable origine de ce désir de nature et de campagne basé sur un parcours personnel. Mais chacun d'entre vous concerné par une soif inextinguible de nature pourra remplacer à sa guise les variables de ces observations par ses propres expériences.

 

Enfance


Pour ma part, né dans une banlieue de type "9-3" peu après que les pavés se soient tus, j'avais pour vocation initiale à devenir un citadin, un fils des cités et des tours (ce que je reste à tout jamais puisque c'est, d'une certaine façon, codifié dans mon numéro de Sécurité Sociale. Il faut bien être né quelque part !) si je n'avais eu la chance providentielle d'être mis, dés ma plus primitive enfance et ce plutôt brusquement, au contact de la Nature. Parfois, certains évènements douloureux s'avèrent être des clés inespérées pour comprendre que le bonheur peut être simple. En l'occurrence, vivre au contact permanent de la Nature me rend heureux mais aussi dépendant d'elle. J'ai donc passé quatre merveilleuses années du côté ensoleillé des Alpes, là où on ne sait plus très bien si ces chaînes de montagnes sont dolomitiques, karstiques ou dinariques ! De parents slovènes, j'ai donc vécu en Slovénie à l'époque où celle-ci n'existait pas véritablement. C'était une des six républiques de la fédération de Yougoslavie. Et c'est donc là-bas que mon ADN s'est enrichi du chromosome supplémentaire N comme "Nature". Le territoire de l'ours, du lynx, du chamois et du grand tétras. Le pays des immenses et obscures forêts de sapins dans lesquelles les slovènes et à l'instar de tous les peuples slaves aiment perpétuer les traditions familiales dans leurs cabanons en bois.


Post-adolescence

A ce premier stigmate enfantin, s'ajoute aussi, à l'adolescence, telle une nouvelle strate géologique, une ouverture sur le monde et un parcours vital disons mouvementé. Les années 80 et 90 permettaient encore de voyager en relative sécurité dans des régions du monde qui font rarement partie des brochures touristiques d'aujourd'hui. J'ai donc eu l'opportunité de trainer sans grandes contraintes parentales, mais en contrepartie avec peu de moyens, dans la partie orientale de la Turquie (le Kurdistan), le Pakistan et les fameuses zones tribales, dans la toundra lapone, soit avec des copains un peu fracassés comme moi soit seul. Vous imaginez bien comment ce spectacle, c'est vrai parfois un peu dur, de paysages grandioses et la rencontre de peuples qui vivent simplement entourés de leurs chèvres, sans confort, ou souvent même survivent, peuvent imprimer à tout jamais des sentiments et des points de vue forts dans le coeur et l'esprit d'un jeune homme ! A chaque escapade correspond une expérience presque mystique contribuant à affiner un peu plus le caractère futur du néocampagnard que je suis aujourd'hui.


Age adulte

Même durant mon service militaire, je n'ai pas échappé à ces expériences avec la Nature. Comme par hasard, je suis tombé en 1992 dans un régiment un peu "pêchu" comme on dit, à Mutzig en Alsace, le célèbre 153ème R.I.. Et bien, c'était un régiment plutôt semi-disciplinaire avec des unités commandos. Cette période, encore une fois, m'a permis d'approfondir ma relation avec la Nature. En effet, j'ai participé à de nombreuses manoeuvres en pleine nature, dans les Vosges, le plateau de Valdahon, Bitche, puis en Bosnie Herzégovine dans le cadre du second mandat de la Forpronu en tant que casque bleu. J'y ai vécu des moments mentalement et physiquement difficiles. La nature, à l'Armée, je l'ai reniflée et touchée intimement avec mon corps, en rampant. J'ai trainé ma peau frileuse, sous un treillis F1, dans la boue, le froid et l'humidité. Mais au final, avec ces nombreuses années de recul, l'Armée m'a fait découvrir une nouvelle facette de la Nature, celle de la nécessité de survivre. Et en matière de survie, c'est la Nature qui offre les meilleures options.

Puis, plus tard, lorsque j'ai sauté à pieds joints dans la vie professionnelle, mon histoire de Nature ne s'est pas arrêtée là. Pour des besoins professionnels, j'ai eu la chance de faire deux séjours en Russie. L'un de six mois en 1991 dans la région du Nord-Caucase à Rostov-sur-le-Don, là où le fleuve Don se jette dans la Mer d'Azov puis la Mer Noire. L'autre en 1994-95 dans une petite ville chimique (Torzhok) enchâssée dans la vaste plaine forestière, la taïga, située entre Moscou et St Petersbourg. Ce dernier séjour a duré un an et demi. La Russie est omniprésente de Nature. Elle est recouverte d'une alternance d'étendues, en apparence monotones, constituées d'immenses forêts de conifères, de bouleaux, de steppes, de marécages aux abords desquelles il n'est pas rare d'entendre le hurlement plaintif du loup. Toujours cette présence envoûtante de la Nature. C'est à cet âge aussi de célibat un peu tardif qu'on dispose encore de quelques ressources pour se faire des "trips". On prenait l'avion avec insouciance pour traverser continents et océans, sans avoir conscience d'un quelconque réchauffement climatique. D'autres paysages, d'autres impréssions, d'autres lieux surprenants à découvrir : Dakar, Pétra, l'Amérique... tous avec une dimension nature unique !


L'âge "entre-deux", comme le bon Cantal

Et puis fatalement, on fait un jour la rencontre de sa vie. A ce moment, je me suis dit :"Mon gars, c'est fini ta soif de Nature !". Et bien, j'ai eu la chance de rencontrer celle qui allait devenir mon épouse. Loin d'être une pure citadine, mon épouse, d'origine languedocienne, est aussi proche de la Nature. Elle est fille de la garrigue et de la mer. Certes, les temps ont changé : il est de plus en plus risqué ou coûteux de partir découvrir ensemble le côté encore vierge et sauvage de notre planète. Je ne dis pas que c'est impossible. Or, de tels voyages représenteraient maintenant, pour nous, faute de ressources et de temps, les voyages d'une vie. Ainsi, nous rêvons de Kirgizstan, de Mongolie, d'Inde, d'Himalaya et de déserts du monde entier. Chacun a des rêves de voyages fous. Mais nous sentons bien que cela restera dans le domaine de l'onirique tellement ces voyages nous semblent inacessibles pour le moment, vu notre situation professionnelle, familiale ou individuelle. Et puis, une certaine forme de tourisme de masse commence à me perturber. Je me sens  de moins en moins à l'aise, même si je connais quelques agences qui pratiquent une forme de tourisme solidaire. Il y a quelque chose qui devient de plus en plus artificiel pour certaines destinations.

Nous avons effectué quelques sauts de puces calibrés exactement à la semaine par-ci, par-là plutôt au soleil. Mais cela ne pourra plus durer très longtemps. Le monde est de moins en moins sûr et notre capacité à prendre l'avion va peu à peu diminuer que ce soit pour des questions environnementales, économiques ou géopolitiques. Aujourd'hui, nous découvrons la Nature simple, accessible et proche. Celle de la cueillette des champignons, des randonnées dans la forêt ou la neige, celle des petits animaux du jardin. Il s'agit d'une Nature un peu plus douce, plus pacifiée, plus domestiquée, mais cela reste de la nature.Dans quelques années, cette nature de proximité sera la seule qu'il nous restera.

C'est donc cette patiente accumulation de sensations personnelles distillées par la vie et la chance d'avoir rencontré une compagne qui est enthousiaste à l'idée de migrer vers plus de Nature qui nous a incité à entreprendre ce projet de restauration d'une ancienne maison de journalier située dans le Berry aux portes de la Brenne en pleine Nature. Nous sacrifions  beaucoup d'autres choses et mettons l'essentiel de nos économies dans les travaux, au fur et à mesure des disponibilités. Nous avançons lentement mais nous y mettons beaucoup de coeur. Nous ne sommes pas pressés.


Vieillesse

Ce n'est pas encore le moment pour moi de vous dire quoi que ce soit sur cette période de la trajectoire vitale. Je ne suis pas encore rendu à cette case-là du grand jeu de la vie, même si j'ai le sentiment que l'horloge tourne de plus en plus vite. Je parie que si j'atteins ce stade de la vie, la Nature continuera à jouer un grand rôle. Souvenez vous dans le film Soleil Vert (de Richard Fleischer avec Charlton Heston), les dernières images projetées dans le mouroir sont celles d'une Nature inviolée. Alors passons directement à la conclusion.



Epilogue

Hormis nos motivations individuelles et notre attrait respectif pour la Nature, le choix de tenter l'expérience d'une installation en milieu rural procède également d'une vision assez pessimiste du mode de vie urbain dans lequel il n'y a pas que des aspects sécuritaires, de qualité de vie ou environnementaux qui entrent en jeu. Il y a quelque chose de plus que le seul malaise urbain. Je sais bien que tout est discutable, qu'il y aura toujours quelqu'un pour dire que vivre en milieu rural a tout autant d'impact sur l'environnement que vivre en ville. Que c'est écologiquement plus respectueux de vivre en habitat collectif qu'en habitat individuel, que la campagne c'est le royaume des pesticides et des rivières polluées. Nous savons tous cela. Nous savons que choisir ce mode de vie, après vingt ou trente ans de vie citadine, attire toujours des railleries ou des sourires en coin. Mais, pour nous, ce qui compte c'est de retrouver une vie plus naturelle, plus simple, plus calme avec le sentiment qu'en changeant nos habitudes nous parviendrons peut-être aussi à réduire notre empreinte humaine" sur la planète au quotidien. Il y a tant de maisons qui tombent en ruine à la campagne. C'est bien dommage.

Vivre à la campagne, c'est se fournir localement. C'est aussi composter, recycler, gaspiller moins. C'est la possibilité d'utiliser des matériaux naturels, le bois pour construire et pour se chauffer, par exemple. C'est aussi obtenir des produits de son potager et de son verger ou ceux de voisins. C'est s'adonner à des sessions de cueillettes saisonnières. Il y a de nombreux avantages mais aussi beaucoup d'inconvénients, en particulier pour trouver sa place à la campagne, pour s'insérer discrètement et de façon pérenne dans une organisation humaine préexistante, avec ses codes et ses rythmes que certains néoruraux viennent parfois bousculer, comme récemment à Sainte-Offenge-Dessous, où un habitant exaspéré a porté plainte contre un éleveur pour une histoire de tintamarre de cloches (clarines) de vaches. Même si dans le match mode de vie urbain vs mode de vie rural on peut arriver à un match nul, de mon point de vue, la campagne offrira toujours un degré de liberté supplémentaire, celui d'être proche de la Nature et de se retrouver soi-même.

Bien sûr, les motivations ou l'histoire personnelles qui poussent quelqu'un à devenir un néorural ne sont pas nécessairement les mêmes pour tous. Pour certains, s'installer à la campagne correspondra à une fuite de quelque chose. Pour d'autres, ce sera des retrouvailles avec un monde idyllique ou idéalisé. D'autres encore, chercheront à reproduire leur mode de vie urbain mais en remplaçant leur décor urbain par un décor rustique. Toutefois, ce que je puis affirmer, sans grand risque d'erreur, c'est que le néorural authentique aime la Nature. Son amour pour la Nature l'emporte sur son désir de confort. Même si les deux ne sont pas en opposition, surtout quand on a compris que la Nature nous fournit l'essentiel de ce dont nous avons besoin, depuis le logement jusqu'à l'estomac en passant par la paix intérieure. On ne s'engage pas dans une telle aventure, si on considère la Nature comme un élément hostile. Ainsi, si cette expérience s'avère peu concluante d'ici quelques années il ne sera jamais trop tard pour (re)devenir, cette fois-ci, un néourbain.

Commentaires

Très beau texte. C'est peut-être normal quand l'hiver se montre le bout du nez de penser à rereredevenir un néourbain...
Pour notre part, nous vivons dans ce qu'on appelle un bungalow (très américain). Dans une petite ville autour de Montréal. Cela nous permet d'avoir un grand terrain, des plantes, des arbres, des petits animaux et le coût est très respectable comparé à Montréal. On décore l'intérieur à l'ancienne pour compenser. Mais au moins, le toit est en terre cuite, ce qui donne du cachet à cette maison. Nous venons tous les 2 de petits villages, avec nos oncles et tantes agriculteurs ou maraîchers pour la plupart. C'était de grosses familles.

Mon mari travaille à temps partiel dans une école d'ici et moi à temps partiel aussi, à l'université de Montréal, à Montréal. Je prends les transports en commun, au moins je respecte l'environnement du mieux possible !

Mais on aurait pas pu faire cette vie à 30 ans (50 maintenant !). On faisait la même chose mais 5 jours par semaine, ce qui n'est pas une vie, vous en conviendrez.

On prend le temps de vivre maintenant, mais ça passe encore plus vite. Ya pas moyen d'arrêter le temps ? Juste pour quelques années !!!

Les maisons dans le Berry, c'est vraiment beau. Vous mettrez des photos de la vôtre ?

Merci de prendre le temps de nous faire partager vos expériences.

Ecrit par : raymonde | 14/11/2006

après avoir parcouru le monde, Candide a retrouvé Cunégonde (qui était à la vérité fort laide mais excellente cuisinière ;-) ). Entre temps ils sont allés sur les lieux d'un terrible tremblement de terre où l'ami de Candide essayait de trouver un peu de bien au milieu de tant de mal... et en conclusion : il faut cultiver son jardin !

C'est en racourcis l'histoire (pleine d'ironie) de Candide de Voltaire qui m'a toujours paru très sage, et qui fait un peu aussi que j'aime les jardins, les vergers, les toits de tuiles rouges...

Merci de nous livrer votre parcours plus qu'intéressant !

Moi je suis né à la campagne, pas toujours facile l'isolement complet quand on est ado... et de venir d'une ferme quand on est enfant et qu'on est mis à part à l'école. Bref, je suis allé étudier en ville après le bac et j'y suis resté. Maintenant, je retappe la ferme avec ma femme et mon frère, c'est vrai que c'est vraiment super d'avoir un lieu comme ça pour faire des fêtes entre amis ou en famille.
En plus, cet endroit fait partie de moi, on me pose parfois la question de savoir si je suis dépendant de ça ou si je suis libre, je ne pense pas être libéré du passé, mais ce n'est pas grave.
En tous cas je suis urbain dans la vie réelle, mais dans ma tête, je suis à la campagne, c'est là qu'on peut se cacher, se réfugier s'il y avait un problème, c'est là qu'on peut se reposer du bruit de la vitesse et du travail de fou qu'on fait...

Bonne chance pour votre choix de vie à la campagne, et que vous trouviez les moyens de vivre vos rêves.

Ecrit par : Luxe-Campagne | 18/11/2006

A Raymonde,
A ce propos nous avons pas mal de canadiens dans le Berry. Moi j'en connais un, boucher de son état. Il existe de bonnes vibrations entre les québecois et les français. J'aimerais bien (re)visiter le Canada et surtout sa prodigieuse nature.
Vous pouvez avoir un petit aperçu de ma "bicoque" dans les albums photos (partie droite du blog, album intitulé "L'autre vie").
Bonne continuation.

Ecrit par : HK | 19/11/2006

A Luxe-Campagne,
Oui, vous avez raison, Candide, fait partie des personnages qui m'inspirent y compris dans la vraie vie. Moi aussi j'aimerais abandonner toutes les contraintes quotidiennes pour "cultiver mon jardin". Cette phrase métaphorique sous la plume de Voltaire avait un autre contexte et signifiait, si ma mémoire ne me fait pas défaut, qu'il est préférable de se consacrer à soi et de vivre dans la simplicité plutôt que de passer son temps à philosopher sur le monde. Il faut dire qu'à son époque penser un peu trop haut pouvait conduire à la mort.
Je suis tout à fait dans le même état d'esprit que vous : urbain une grande partie de mon temps, mais 100% campagnard dans mon coeur et mes aspirations. La campagne c'est un système de valeurs différent. La campagne est non seulement un refuge contre les pressions de la vie urbaine mais c'est aussi un nouvel espace de liberté et une ligne d'horizon plus étendue.
Bonne continuation dans votre restauration de ferme. Attention aux "ponts thermiques", l'un de mes prochains sujets ;) !

Ecrit par : HK | 19/11/2006

Bonjour,

c'est vrai que je fais une lecture un peu plus au pied de la lettre de cette histoire de cultiver son jardin, quand je l'ai lu j'avais 16 ans, (il y a 25 ans maintenant). C'est bien aussi de s'occuper de questions de philosophie, n'est-ce pas, hein ?
Cultiver son jardin est un symbole qui reste compatible avec l'idée de vivre à la campagne en harmonie avec ses idées et avec le monde de maintenant, en essayant de changer les choses dans son environnement proche, son potager, sa maison à la campagne et ailleurs, ou avec le monde entier en communiquant ses idées sur son blog, ou ses impressions sur son site internet...

Je suis pressé de voir ce qu'est un pont thermique !

à bientôt...

Ecrit par : Luxe-Campagne | 22/11/2006

A Luxe-Campagne,
Non seulement "cultiver son jardin [...] reste compatible avec l'idée de vivre à la campagne", mais c'est surtout consubstantiel. Le jardin ce n'est pas un esclavage, c'est la liberté ! La liberté d'être dehors, d'être au coeur des mystères de la vie, d'imaginer qu'on est aussi libre qu'un insecte ou un oiseau. C'est aussi un moment de méditation et de solitude nécessaire. Vous n'avez pas remarqué que de nos jours il est très difficile d'avoir des moments de solitude (d'autres diraient l'inverse, ceux-là sont les citadins qui peuvent se retrouver seul au sein d'une foule. C'est un véritable drame humain.) ?
Je serai pleinement satisfait de mon changement de mode de vie lorsque j'aurai accès à l'Internet depuis ma maisonnette située au bord des champs. Mais comme le disent certains blogeurs, on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre ! Alors je cultive mon jardin.
Merci pour votre commentaire enjoué. Bonne continuation.

Ecrit par : HK | 25/11/2006

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