28/06/2006
Bricoler, retaper et restaurer une maison : partage d'expérience (2)
La restauration de notre bicoque campagnarde est loin d'être achevée et notre plan" de départ est loin d'être respecté. Toutefois, nous avons adopté quelques partis pris qui pourront vous être utiles si vous aussi vous restaurez une ancienne maison. Le billet suivant fait suite à un texte intitulé Bricoler, retaper et restaurer une maison : l'approche générale (1) publié ici même en mai.
Signalons, tout d'abord, que notre maison présentait des murs et une toiture saine. Mais la maison, sorti de là, n'a(vait) aucun confort : les vieilles fenêtres qui laissent passer l'air et le frimas, les murs qui présentent des trous secrets par lesquels passent les lérots, les poutres apparentes qui attirent les toiles d'araignées, le "réseau" électrique qui transforme toute tentative de séjour en hiver en un bivouac de haute montagne, la plomberie qui saute au moindre gel prolongé, le désordre général qui casse le moral...
Alors question. Comment affecter les priorités ? Chronologie d'un bricolage prévu pour durer :
1) Années 1, 2 :
Dormir. Aménager un endroit potable pour dormir. En effet, quand on bricole plusieurs jours d'affilée sur un chantier, il faut pouvoir se reposer au sec, au chaud et au propre. C'est pour cela que très rapidement, nous avons :
- aménagé les combles en ouvrant une trémie et en y installant un escalier (en bois de type Lapeyre). L'escalier en bois (matière naturelle) passe bien particulièrement dans une maison rustique,
- installé une fenêtre de toit (attention déclaration en mairie nécessaire !).
Ce sous-chantier n'était pas indispensable la première année mais moralement il nous paraissait important d'avoir un peu de lumière du jour pénétrant dans les combles avec vue sur le verger situé côté nord.
Se laver. Nous avons bricolé un coin salle de bains de chantier. Très important : quand on bricole on se salit vite et cela peut agir rapidement sur le moral. En gros, cela a consisté à :
- débarrasser un poêle à fioul qui ne nous servirait pas (pas de chauffage à énergie fossile chez nous !),
- isoler rapidement des courants d'air en provenance du toit en fibrociment (ce coin un peu "favella" est situé dans un module plus récent attenant à la maison principale),
- dépoussiérer et passer une couche de peinture juste pour donner un aspect propre provisoirement,
- tirer deux câbles électriques : un pour une ampoule et l'autre pour un ventilateur chauffant !
Manger. Nous avons "propréfié" la pièce cuisine initiale. On peut très bien se passer d'une cuisine durant la période de chantier. En revanche, pour que ce ne soit pas le bagne de venir à la campagne, il est important de simuler un coin cuisine même basique. Cela permet de retrouver une cohésion familiale autour d'un repas normal. La table est l'endroit privilégié ou prennent forme les chantiers futurs et où s'affine le projet commun. Mêmes opérations :
- dépoussiérage et coup de peinture,
- un peu de plomberie provisoire.
Jardiner. A défaut d'aménager tout de suite un joli jardin ou mieux un potager, il s'agit tout simplement de lutter contre la jungle. La première année nous n'avons pas tondu jusqu'en juin-juillet car nos weekends ont été accaparés par le bricolage de survie. Grosse erreur ! Nous nous sommes retrouvés avec des herbes hautes d'un demi mètre ! Pour normaliser la situation, je me suis tapé près de 1000 m² à la faux puis ensuite la tonte.
Conseil : tondre régulièrement entre mars et juillet, puis espacer ensuite. Nous avons trouvé une combine pour ces opérations. Nous sollicitons les services de gentils voisins en recourant à un procédé du type échange de bons et loyaux services ;)
2) Années 3, 4 et celle en cours
Autant les trois premières années ont été consacrées à l'aménagement d'un confort de survie, autant ces deux-trois dernières années sont consacrées à la restauration proprement dite. Cette phase peut s'étaler dans le temps car il faut bien réfléchir à l'aspect "déco" des choses. Ce sont des discussions sans fin, des décisions et aussi des retournements... Très animés les débats !
Nous avons privilégié la salle de bains. C'était la pièce la plus miteuse et pour nous la plus stratégique. Se sentir propre nous paraissait beaucoup plus important que d'avoir une jolie chambre ou une cuisine fonctionnelle. Ainsi, nous achevons actuellement la salle de bains par la pose du carrelage et le lambris au plafond. Ensuite, il faudra consacrer quelques heures par-ci, par-là pour des finitions. Mais nous avons aussi privilégié le repos, le jardinage ainsi que des moments pour le mûrissement de nos idées. Nous avons dorénavant une vision consensuelle de la disposition définitive des futures pièces. Maintenant, commencent les chantiers de confort.
Les projets en cours : nous attaquons dans l'ordre et c'est dans notre ambitieux programme de cette année :
- le perçage d'un mur porteur pour faire communiquer la future cuisine avec le reste de la bâtisse (la nouvelle cuisine qui sera orientée plein sud-ouest est en fait actuellement une chambre externe !),
- l'installation d'un conduit de cheminée et du réseau d'air pulsé qui nous permettra de produire une partie de notre chauffage grâce à une cuisinière à bois de type Deville (que nous avons acquise localement presque neuve pour un prix vraiment sympa),
- le coulage d'une dalle de béton permettant d'agrandir notre petite terrasse. Cette terrasse (dont la surface sera inférieure à 20 m² pour des questions administratives) sera en fait vitrée, permettant ainsi de bénéficier d'une pièce supplémentaire,
- l'électricité générale (tout le réseau électrique est à revoir),
- l'aménagement de la future cuisine (carrelage, électricité, plomberie, etc.),
- l'aménagement de la cuisine actuelle en chambre à coucher qui sera isolée d'une couche de lambris,
Les projets futurs
- perçage d'une nouvelle porte d'entrée un peu plus rationnelle (actuellement l'entrée se fait dans la pièce à vivre, pas très rationnel tout ça !),
- installation d'un nouveau chauffe-eau électrique de 150 L près de la salle de bains (actuellement nous avons un chauffe-eau situé dans le cellier),
- fermeture de la terrasse (sorte de véranda),
- isolation des combles,
- remplacement des portes et fenêtres par des éléments en double-vitrage,
- aménagement du cellier "fourre-tout" en véritable cellier-garde manger avec un congélateur,
- installation de quelques panneaux solaires pour le chauffage de l'eau sanitaire,
- installation d'un système de récupération des eaux pluviales enterré.
22:55 Publié dans Rubricolages | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : campagne, bricolage, restauration, maison






Commentaires
Petite expérience personnelle, il faut essayer de prévoir les travaux et leur enchaînement. Refaire une salle de bain, cela veut dire risquer de ne plus avoir le confort (même minimum) pendant quelques jours. Descendre un mur, et c'est toutes vos affaires dans des cartons au fond de la remise (c'est pas super pratique pour trouver une chemise au petit matin). Alors pour limiter ces désagréments, il faut penser aux détails avant d'entreprendre les travaux.
Ainsi par expérience, je ne bricole rien qui puisse foirer un dimanche ou un grand week-end (jours de fermeture du magasin vendant le joint indispensable au remontage d'un chauffe eau).
Autre problème d'organisation : la sortie et le stockage des gravats. Casser un mur, rénover un enduit ou changer une poutre, ça peut produire énormément de gravats, et si vous avez refait à neuf le couloir ou l'escalier il risque de prendre un coup de vieux avec les traces de brouette. Avant de commencer des gros travaux, collectionner les vieux cartons, les couvertures, les bâches plastiques... Ou refaite le couloir après. J'ai essayé aussi la méthode travaux provisoire (juste un coup de propre) , travaux lourd juste à coté, puis re-coup de propre, re-travaux, re-coup de propre ... c'est démoralisant.
Ecrit par : jérôme | 28/06/2006
Eh oui pas évident et beaucoup de courage. Mais il faut bien encore des fous comme nous pour redonner de la vie à la campagne et surtout faire partager notre plaisir.
Aller faire un tour sur notre blog
http://blogs.aol.fr/auclosdulit/Auclosdulit
Cordialement
Ecrit par : Claudine et Thierry | 29/06/2006
Bonjour HK,
Il y a quelques tempsje vous racontais que j'avais, suite à de longues recherches, enfin trouvé la "bicoque" de mes rêves (en Creuse). J'ai enfin les clefs de mon refuge et les travaux commencent dans 15 jours.. Et j'avoue que malgré le plaisir éprouvé, il y a aussi une certaine forme d'angoisse.. La crainte de ne pas bien s'organiser, d'avoir oublié des choses. Vos conseils et votre experience me sont d'une grande utilité, je trouve beaucoup de choses à prendre dans vos articles...MERCI.
J'ajouterai un détail, comme mon refuge se trouve à 300 Km de chez moi, je "prépare" donc mes travaux à distance, il me parait donc indispensable d'établir des plans trés precis de la maison et de ce que l'on veut y faire... le moindre tube de cuivre doit etre mesuré afin de faire ces achats de materiaux à l'avance. De cette manière chaque week-end passé à la campagne est pleinement exploité à bricolé dans la maison.. je pense que l'on gagne beaucoup de temps de cette façon... Le but étant de profiter le plus vite possible de son petit refuge....
Encore merci et merci aussi à toutes les personnes qui interviennent sur ce blog
Ecrit par : philippe | 29/06/2006
A Jérôme,
Merci pour votre contribution très, très pertinente. Effectivement, comme vous le soulignez, il faut penser à tout ! Même si la salle-de-bains est en chantier elle doit continuer à être fonctionnelle en mode "minimal" durant toute la durée des travaux. C'est quelque chose que j'ai omis de mentionner et vous faites bien de le remarquer. Il faut penser au sequençage et à la priorisation du chantier. En général, dans une construction neuve les corps de métiers se succèdent logiquement (gros oeuvre vers finitions). Mais cette logique n'est pas forcément vraie en cas de rénovation d'une ancienne habitation. Là c'est un mélange de logique, d'opportunisme et de nécessité qui prévaut.
Je vous donne un exemple : si je devais être logique avec moi-même j'aurai dû changer toutes mes fenêtres et leurs bâtis en premier pour du double-vitrage avant de faire la salle-de-bains. Or, faire venir un artisan pour ne changer que la fenêtre de la salle de bain puis le faire revenir pour la cuisine, etc. aurait été très coûteux. En même temps, je n'avais pas le budget pour changer les six fenêtres d'un coup ! Et je ne pouvais pas non plus attendre d'avoir le budget et ne pas avancer sur les autres chantiers à ma portée. Vous voyez, maintenant pour changer mes fenêtres je devrai ruser sachant que la salle-de-bain est toute lambrissée. La ruse dans notre cas est simple : attendre pour les finitions ultimes du lambris (ne pas mettre les cornières tout de suite).
Nous avons opté pour des chantiers par modules. Il faut dire que nous avons de la chance car nous n'avons pas beaucoup de travaux de gros oeuvre à faire mais plus de la déco.
Un autre point essentiel, dans le cadre d'une résidence secondaire, c'est le fait de ne pas y habiter en permanence. Cela rend beaucoup plus supportables les longs mois de chantier. Mais parfois, cette configuration n'est pas possible. On peut imaginer que vous trouvez une opportunité professionnelle et que vous devez envisager de vous installer vite fait... en plein chantier. Aïe, aïe, aïe.
Mon opinion est qu'il faut en premier s'assurer que la maison puisse être habitable même si elle est en chantier. L'important c'est que le chantier soit propre. Habitable signifie au chaud, au sec et au propre et aussi fonctionnelle (escalier, ouvertures dans le mur, etc.). A partir de ce moment, vous pouvez vivre plusieurs mois sans la finition et la déco qui viennent ensuite selon vos moyens et le temps disponible.
Ecrit par : HK | 29/06/2006
A Claudine et Thierry,
Le plaisir est je crois le mot clé qui caractérise toutes ces activités de la campagne : plaisir dans le bricolage et ses nombreux défis, le jardinage, l'observation de la nature ou même l'oisiveté des longues soirées d'hiver devant un feu qui crépite. Ce plaisir est décuplé à la campagne et plus rare en ville où l'on a tendance plutôt à subir les contraintes et le stress. C'est donc en bon "campagnard" qu'on retrouve le plaisir des grandes cités.
Bonne continuation dans votre restauration et bonne chance pour votre activité de gîte en Bretagne.
http://www.auclosdulit.com
Ecrit par : HK | 29/06/2006
A philippe,
Toutes mes félicitations. C'est le début d'années passionnantes. J'imagine à quel point vous et votre famille êtes excités. Je vous garantis maintenant que vous deviendrez "accros" de la campagne malgré les 600 km de trajets que vous effectuerez plusieurs fois par mois. Il y a toujours de l'énergie en réserve pour aller à la campagne, chez soi, dans une maison situé dans un écrin de Nature.
L'angoisse que vous mentionnez est naturelle. Elle n'a rien de négatif. C'est à mon avis plus une forme de projection vers l'avenir, vers un résultat imaginé de votre maison telle que vous la désirerez. Vous verrez tout se déroulera bien. Vous ne ferez aucune erreur si vous prenez le temps de réfléchir, de demander des avis, d'écouter votre épouse et la belle-mère :-)
Vous avez raison de prendre toutes les côtes précises afin d'avoir des plans fidèles. Toutefois, je vous recommande aussi de filmer ou photographier les moindres coins de votre maison dans son état actuel. Cela vous aidera à vous représenter les choses. Autre conseil, ne consacrez pas tous vos weekends à bricoler. Profitez aussi de quelques weekends de répit pour découvrir la région et les habitants de votre hameau. Même si votre chantier durera plus longtemps, vous verrez vous serez récompensé par l'aide spontanée qui vous sera proposée par quelques voisins, et aussi par le sentiment de ne pas être esclave de sa maison. Je vous assure, octroyez-vous quelques weekends de farniente quittes à sacrifier un peu le délai pour profiter de votre petit refuge.
Merci à vous pour votre soutien et votre fidélité sur ce blog. N'hésitez pas à partager vos galères et vos plaisirs. Je suis même prêt à vous prêter la plume de ce blog si vous souhaitez intervenir ponctuellement.
Ecrit par : HK | 29/06/2006
Enfin je trouve un site qui parle de retapage de vieille bicoque, je commencais a desesperer et me sentais bien seule dans mon coin.
J'ai achete un vieux corps de ferme en 1993 en bretagne, a 23 ans, alors que je vivais a 600 km sur la region parisienne, j'etais folle pour beaucoup ( pensez donc, une jeune nana, parisienne et celibataire de surcroit...doit avoir un pet' au casque, celle-la !) pas d'eau..enfin si, mais dans la cour, pas d'edf, en plein milieu des champs, premier voisin a 1 km. Voyez le tableau..et bien apres 9 ans, j'ai quitte Paris pour venir retaper plus vite ( j'en avais marre de n'y passer que mes 5 semaines de conges payes annuels ) et je suis venue vivre dedans ou comme vous, je m'etais amenage un coin dodo, un coin miam, un coin lavage et un coin bureau (je suis commerciale)... apres 5 ans, un chien, un mari, 2 bebes et un divorce plus tard (sic!), je vis dans mon reve ...mais il me reste encore 2 dependances a attaquer et le grand jardin a amenager.
Enfin bref tout cela pour dire que si cela prend du temps et de l'argent, une fois que vous etes chez vous, vous pouvez etre fiers de tout ce qui a ete accompli et quand vous regardez ou ecoutez les remarques autour de vous, c'est plutot "oh, c'est chouette" ou " oh, tu as de la chance d'avoir une baraque de cette taille au bord de la mer" il n'y a rien qui me rende plus fiere de moi ....Alors a tous ceux qui veulent se lancer dans l'aventure, sachez que les week-ends, c'est fini et beaucoup, beaucoup de boulot, pour ceux qui comme moi font tout eux-memes bien sur...mais une enorme satisfaction a la fin...
Ecrit par : virginie | 12/09/2006
A Virginie,
Merci pour ce partage d'expérience. Vous avez été bien courageuse de vous coller à un tel projet si jeune ! C'est aussi une sécurité pour l'avenir. Etre au grand frais avec peut-être un peu plus d'espace qu'à Paris, une vie sociale différente et nouvelle, voilà l'un des enjeux d'un tel projet. Mais dites-nous comment avez-vous réussi à vous réinsérer professionnellement ? Car c'est tout de même un grand défi à la campagne.
En tout cas bonne continuation.
Ecrit par : HK | 13/09/2006
A Virginie:
j'ai 23, comme toi à l'époque.
Ma mère a acheté une vieille battisse il y a 15 ans, en Haute-Marne.
J'y ai passé toutes mes vacances d'enfance, puis celles d'étudiante.
J'ai travaillé tous les été en prévision des travaux à y effectuer, et aujourd'hui, j'y suis installé pour mon stage de fin d'études.
Le "pet au casque", je dois l'avoir aussi: j'ai laissé mon compagnon qui râle en Alsace, je me tape les aller-retour tous les WE, je me bats tous les matins pour arriver propre au bureau, je travaille tous les soirs 2-3 heures sur le chantier,et parfois, quand même, je me dis que je suis cinglée et que si mon stage n'aboutit pas sur une embauche, je vends la bicoque à un Hollandais (non, jamais de la vie, je suis sure qu'elle s'écroulerait sur ma tête le jour de la signature du contrat de vente ;) )
On a travaillé tous les WE sans interruption depuis mai, 6 heures de route + des journées de 15 heures de travail, pour que ça soit "habitable" pour mon stage.
J'espère que ça ne va pas se solder aussi par un divorce (ou plutôt dépacsage :) ), parce que mon homme n'aime pas:
le bricolage, (mais qu'est ce qu'il se débrouille bien !!!)
la taille de la maison,
la Haute-Marne,
les Haut-Marnais,
le manque d'infrastructures (on va jamais en ville en Alsace, mais bon)
mon obstination...
petit détail: j'ai fait des études d'aménagement du territoire en milieu rural, ça doit être le domaine où il y a le plus à faire dans le coin :)
Ecrit par : Sarah | 12/02/2007
@Sarah !
Merci de partager ton expérience ici même. Je suis surpris que ce genre de projets intéresse aussi des jeunes femmes de 23 ans. Même si je ne suis pas très vieux, parfois on me prend pour un mec par rapport à cet attrait pour une vie au vert. C'est vrai que dans le regards de certains ça fait un peu ringard !
Tu pourrais nous dire en deux mots tes motivations par rapport à la campagne ? Ca serait intéressant de les comparer.
A bientôt et bon courage pour créer l'indispensable confort dans ta maison.
Ecrit par : HK | 12/02/2007
il faut etre motivé et pas tout seul ? moi ca fait 2 ans que je vis dans une "ruine" car la tache est trop grande pour un seul homme,ca m'a coupe les jambes alors au lieu de m'y mettre tous les jours 1 ou 2 heures au moins ,et bien non ,je m'assoi devant la tele et je deprime en me disant que je n'y arriverais jamais.pourtant comparer a ce que je vois sur internet sur les blogs...ca n'a rien a voir j'ai juste a rafraichir : creer salle de bain,cuisine,chambre,la toiture quand j'aurais les finances.j'ai pas les moyens d'acheter ne serais-ce que les materiaux meme d'occasion sur internet,j'aimerai,ca serait bien si il y avait quelqu'un qui pourrait m'aider benevolement a son niveau,car c'est pas que je ne sais pas faire c'est que je ne peut pas faire tout seul.je suis a cote des vaches dans le limousin,region que je ne conseille pas soit dit en passant.mauvaise experience.
Ecrit par : pretre | 02/09/2007
A pretre,
Oui si possible envisager un tel projet soit dans un couple soit en petite communauté. Sinon on risque la marginalisation, l'isolement et l'ermitisme. Enfin vivire comme Robinson Crusoë pourquoi pas ? Mais c'est quand même un signe de désespoir. Pour éviter ton syndrome "télé" que je voyais venir gros comme une maison, je n'en ai tout simplement pas installé.
Ecoute si tu m'envoies quelques photos de ta "ruine" et la liste de tes matériaux et chantiers à faire, je peux poster une annonce sur mon blogue. Peut-être que de bons samaritains feront un acte généreux. Il y a parmi les blogueurs un peu "campesinos" et "alters" des gens sympas.
Bonne continuation !
Ecrit par : HK | 02/09/2007
Mon premier message ici date déjà un peu, mais entre-temps, tellement de choses ont changées...
Mes, ou plutôt nos motivations pour la vie à la campagne sont assez simples: en Alsace, nous habitions en appartement, alors qu'ici, nous avons une maison, un jardin,un potager, un verger, des granges, une écurie, un bout de pré... et deux chevaux, avec un peu de chance un poulain l'année prochaine. Tout ça, notre amour commun pour la Nature et surtout les chevaux nous ont poussés à quitter la plaine urbanisée qu'est l'Alsace. Mon ami a été muté, et nous habitons maintenant pour de bon dans notre "baraque" comme il aime à l'appeler.
J'ai un CDD pour l'été, si rien ne se présente à l'automne, je resterais à travailler dans la maison, et je pense que j'intensifierais mon travail de pigiste, que j'ai commencé au printemps, pendant mon stage de fin d'études.
Pour ce qui est des travaux, nous avons pu faire nos première finissions (peinture...), notre porte d'entrée vient d'être changée, le chauffage de masse est terminé, le carrelage est commandé, l'électricité au rez de chaussé est presque opérationnelle... ça avance à grands pas, quand on y pense, même si on ne s'en rend pas compte au jour le jour.
Et surtout, quand quotidien, ne pas oublier de prendre du temps pour soi, pour des activités extérieures, rencontrer du monde, visiter, découvrir sa région, c'est très important pour le moral!!!
Bon courage à tous les bâtisseurs campagnards, et aux autres aussi...
PS: je n'ai pas de télé non plus, même pas le temps, avec les doubles journées travail + rénovation ;)
Ecrit par : Sarah | 02/09/2007
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