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04/10/2005

Glaner et cueillir ou comment marier le plaisir gustatif et la vie au grand air

En complément du jardinage et du potager il est une activité campagnarde qui combine plusieurs avantages : glaner.

De nos jours, le mot "glaner" est presque toujours associé à une notion d'information. En fait, il s'agit d'une activité primitive qui a été (et qui est toujours dans certaines régions du monde) à la base de la survie de l'humanité.

Pourtant, si vous tapez dans Google.fr, la combinaison glaner et fruits vous ne trouverez pas plus de 94 réponses ! Et encore, la plupart des réponses ne concernent pas ce vieux métier de l'humanité ! Essayez aussi glaner et champs. Vous serez surpris. Glaner s'apparente à une activité alimentaire au même titre que la chasse et la cueillette. Elle renvoie à une notion de survie et nous rappelle humblement que l'être humain est aussi un animal.

GLANER, verbe trans. : Ramasser dans un champ les épis qui ont échappé aux moissonneurs. Elle a glané assez d'épis pour avoir de quoi se nourrir tout l'hiver (Ac. 1932).

Glaner était une activité très codifiée dans les campagnes et une cloche indiquait à partir de quel moment "glaner" n'était plus considéré comme du vol.

Par extension, si vous vivez à la campagne et en pleine nature le glanage et la cueillette peuvent contribuer à diminuer votre besoin en ressources financières et diminuer tout au long de l'année une certaine part de votre budget alimentaire. La nature fournit des denrées à pratiquement toutes les saisons.

Au printemps : pissenlits, cresson sauvage, asperges sauvages (dans le Sud), divers champignons (morilles), crosses de fougères...

En été : fraises des bois, cerises sauvages, petites pommes, champignons, myrtilles (régions montagneuses), raisins, camomille et autres plantes et fleurs pour tisanes, épis de blé (pour nourrir les poules par exemple !)...

En automne : châtaignes, raisins (grapillages), champignons, maïs (pour les animaux), poires sauvages, pommes tombées à terre sur les bords des chemins...

En hiver : il n'y a pas grand choses, peut être quelques feuilles de choux laissées par-ci par-là ou des poireaux et les premiers pissenlits ?

Le grand avantage est aussi de pouvoir conserver ses trouvailles pour agrémenter un repas : les champignons par séchage, les fruits en pots ou en confitures.

NB : ce weekend le kilo de bolets et de cèpes se vendait à 19,90 euros dans les supermarchés de campagne. Vous ramassez 10 kilos et vous avez gagné votre weekend. A bon entendeur salut.

Ce blog est un des rares à parler de glanage, http://dindiu.canalblog.com

Commentaires

Sur le glanage, ramassage et autre grapillage, je conseille le très joli et très personnel film d’Agnès Varda « Les Glaneurs et la glaneuse » (2000, disponible en DVD).

Ecrit par : Pascale | 05/10/2005

Le glanage est un noble principe de récupération, un peu comme l'économie du pain perdu.
J'ai commencé un site sur l'art de vivre à la campagne (je restaure une ferme), j'y ai inséré des images gratuites et libres de droits, que vous pouvez venir "glaner" pour votre site ou vos documents commerciaux ou privés...
(Cliquez sur Luxe Campagne ci dessous)

Ecrit par : Luxe Campagne | 05/10/2005

bonjour,
dans le cadre d'une étude sur le glânage et les glâneurs -glâneuses, je cherche des personnes qui souhaitent apporter leur(s) témoignage(s) sur leur passion de glâner, sur l'origine de leur pratique....
merci d'avance et à bientôt,
anne

Ecrit par : anne | 21/03/2008

Bonjour Anne,
Merci pour votre message. Bien entendu, je suis à votre disposition pour témoigner. Voyez aussi du côté de la glane urbaine.
Laissez-moi votre adresse email au prochain commentaire afin que je me mette en relation avec vous.
Bonne continuation.

Ecrit par : HK | 21/03/2008

bonjour,
très contente d'avoir une réponse si rapide.
Je vous laisse mon adresse email:
nanourouq@yahoo.fr
l'échange sera plus simple comme cela.
Par contre je n'aurai pas accès à Internet ce week end de Pâques, je vous invite donc à commencer la conversation dès lundi.
Merci encore de votre collaboratio,
Anne

Ecrit par : anne | 21/03/2008

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