18/10/2007

Voilà, on a trouvé un nouveau coupable au changement climatique : la maison individuelle !

6ca6b44ee68e0c61410027993fa95570.jpgLa population commence à prendre conscience des conséquences de la modification accélérée du  climat. Et c'est une bonne chose.

Toutefois, on voit émerger de façon de plus en plus prégnante, en particulier dans la blogosphère mais aussi dans les médias, une tendance à stigmatiser tel ou tel style de vie ou population.

Typiquement, le doigt accusateur est porté sur les propriétaires de voitures et les 4x4, les voyageurs en avion et plus récemment sur les propriétaires de maison individuelle. A juste titre d'ailleurs. Certaines options du modèle de développement humain sont en effet directement responsables du changement climatique sans précédent dont la planète fait l'expérience ces dernières décennies. On ne peut plus vraiment douter du rôle de l'humanité dans ces processus en cours même si de-çi ou de-là des voix sceptiques se font encore entendre. Des voix qui cette fois-ci accusent plutôt les phénomènes naturels !

Alors, face à un défi planétaire, on voit donc poindre une culpabilisation très ciblée de certaines catégories de population. Encore une fois, ce genre de messages délivrés dresse une population contre l'autre.

Ainsi, en ce moment, les messages subliminaux sont que vivre en ville dans des tours et de façon compacte est la solution à retenir pour minimiser les émissions de gaz à effets de serre tandis que la maison individuelle serait la source de toutes les déperditions.

Dans l'absolu, c'est vrai. Lorsque les logements sont attenants ils se chauffent mutuellement et il y a donc moins de déperditions énergétiques. Par ailleurs, le fait de vivre rassemblés en de grands centres urbains minimise aussi le recours au transport individuel en faveur des transports collectifs sur de courtes distances logement-travail.

Cependant, j'aimerais apporter quelques nuances à ce discours dominant sur la maison individuelle comme source principale de gaspillages énergétiques.

Que devrions-nous faire ? Détruire les logements individuels existants et reloger tout le monde dans des tours en centre ville ? Arrêter de construire les maisons ? Ou bien casser les immeubles haussmaniens jugés comme étant parmi les plus énergivores en termes d'habitat ?

Soyons sérieux un moment. Il y a un existant et cela serait encore plus catastrophique globalement pour l'environnement et les GES que de reloger tous ces habitants situés en zone péri-urbaine vivant dans des maisons individuelles dans des tours de verre. Car il faudrait d'une part détruire ou reconvertir ces habitats sans impact pour l'environnement, puis reconstruire ailleurs avec de nouveaux matériaux et d'autre part réorganiser complètement la société sans oublier la dimension emploi. C'est un processus qui ne peut probablement pas se faire sur quelques années. Il sera trop tard pour la terre le temps de le mettre en oeuvre tellement l'impact du changement climatique va changer nos vies en quelques années.

De ce fait, il faudrait plutôt améliorer l'habitat individuel existant par une véritable politique incitative pour ces habitants. Effectivement, une meilleure isolation, des systèmes de chauffages durables (chaudières bois, panneaux solaires, géothermie, etc.), la remise au premier plan des transports collectifs mais verts cette fois-ci y compris dans les zones péri-urbaines ou en miliue rural. Donc une politique plutôt de l'offre.

Par ailleurs, il faudrait faire preuve de la même incitation, voire dans certains cas imposer, pour ce qui concerne les programmes immobiliers neufs, y compris pour l'habitat individuel (mélange de déductions fiscales et d'obligation de construire aux nouvelles normes écologiques). Comment peut-on tolérer encore en 2007 qu'une résidence neuve soit construite sans panneaux solaires ou systèmes de récupération des eaux de pluie ?

En résumé, au lieu de stigmatiser tel ou tel usage, il y a plutôt un grand travail à faire pour améliorer les différents types d'habitats actuels. Cela passe par une accélération de la recherche et développement, les nouveaux matériaux, l'urbanisme, l'architecture, des dispositions fiscales et parfois l'obligation de construire écologique par des normes contraignantes.

Une autre piste, pour diminuer les transports individuels entre le domicile et son lieu de travail , est de favoriser et instituer l'idée de télétravail lorsque cela est pertinent. Bien sûr, cela va de pair avec la généralisation des réseaux à haut-débit et la réduction de la fracture numérique dans une société qui s'oriente vers de plus en plus de services. En somme, cela revient à refondre la société autour d'une vie plus locale nécessitant moins de transports en mode individuel et favorisant l'auto-suffisance (même partielle avec le jardinage quand cela est possible) et l'autonomie énergétique, en assainissement et dans le traitement des déchets.

Un retour à la période avant l'exode rural ? En quelque sorte, mais avec les apports technologiques du XXIe siècle. Ainsi, on fera preuve de pragmatisme et réalisme au lieu de chercher à culpabiliser des segments de population qui ont souvent mis l'énergie d'une vie entière à réaliser ce rêve de devenir un jour propriétaires d'une maison que ce soit en rénovation ou neuve. Vivre en maison individuelle n'est pas forcément incompatible avec l'idée de réduire les émissions responsables du changement climatique (les maisons passives et à énergies positives sont une réalité en Allemagne alors pourquoi pas chez nous ?).

Bien entendu, ce texte n'a pas pour vocation d'imposer une ligne de conduite unique. Mais il s'agit plutôt d'ouvrir le champ des possibles et le débat d'idées.


Sources

Le blog de Laurent Jauffret, "Les trois péchés de la maison individuelle" article également relayé par NaturaVox
France3, émission spéciale "Pour quelques degrés de plus..." du 17/10/2007

 

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11/10/2007

"S'installer et vivre à la campagne" devient mobile !

Désormais, vous pouvez consulter le blog "S'installer et vivre à la campagne" aussi connu sous l'intitulé "www.campagnard.net" depuis votre mobile ! Ainsi les nouvelles fraiches de la campagne peuvent vous suivre où que vous soyez. On n'arrête pas le progrès... même à la campagne !

 

Pour ne pas manquer une seule miette de ce blog, ajoutez dés maintenant dans vos favoris de mobile le lien suivant : http://m.mofuse.com/campagnard

Joyeuse consultation !

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09/10/2007

Apiculture ou "Happy culture" ? Une récolte de miel dans la Brenne.

Mais pour combien de temps encore ?

/album/martinique_authentique/b81bb5534d1e721625634323816bb8c6.jpg Je vous avais déjà parlé des ruches et des abeilles situées sur mon bout de prairie dans le cadre d'un article sur les spectaculaires essaimages qui se sont déroulés fin mai.

Cette fois-ci, on a fait tout aussi fort ! Voici pour vous, en exclusivité depuis le blog campagnard, une récolte de miel en vidéo !

Je ne suis pas moi-même apiculteur. Je prête à un professionnel local mon petit terrain coincé entre un verger en pleine nature, un étang, une prairie et un champ. Non pas que cette noble activité ne m'intéresse pas, bien au contraire, mais pour s'occuper sérieusement d'apiculture il faut être disponible, attentionné et surtout présent. Ces conditions ne sont pas réunies pour le moment car je vis actuellement une vie hélas trop urbaine pour des raisons professionnelles.

Cependant, ayant manqué l'essaimage, j'ai cette fois-ci eu la chance d'assister à une récolte de miel en direct.

L'apiculteur a disposé douze ruches sur le terrain. Deux de plus que l'an passé. Selon lui l'emplacement est favorable aux abeilles. C'est un indicateur de la qualité du secteur qui est aussi rassurant pour les humains qui y vivent.

Mais qu'on ne se méprenne pas ! J'ai eu un échange intéressant avec l'apiculteur au sujet de l'effondrement des colonies d'abeilles. La France aussi est touchée. Certes elle l'est moins que d'autres pays d'Europe ou les Etats-Unis. Toutefois, l'apiculteur me précise que la production de miel a diminué de 40% (à moins que ce soit 50%) depuis ces cinq dernières années.

Très impliqué auprès des instances de la profession, l'apiculteur précise que la cause des effondrements de colonies d'abeilles reste inexpliquée. Dans les ruches affectées, on ne constate aucun cadavre d'abeille à l'entrée des ruches contrairement aux maladies précédemment identifiées.

C'est comme si les abeilles, une fois sorties de la ruche, étaient désorientées et ne retrouvaient plus le chemin du retour. On désigne les pesticides (Regent & Gaucho) comme la cause la plus directe de ce mal. Bien que l'utilisation de ceux-ci ne soit plus autorisée, la disparition des abeilles ne s'est pas arrêtée pour autant. Il doit y avoir autre chose. Les apiculteurs n'ont pas de réponses et sont dans le désarroi complet. Certains montrent du doigt le changement climatique, d'autres la multiplication des ondes dans l'air (téléphone, radio-transmissions de toutes sortes...), la modification des champs magnétiques voire une contamination du pollen. Beaucoup d'hypothèses, peu de certitudes qui rendent ce phénomène particulièrement sournois.

Il ne reste plus qu'à attendre qu'un diagnostic certain soit établi. Quoiqu'il en soit, si les abeilles venaient à disparaitre prochainement, ce ne serait pas un bon signe pour l'espèce humaine non plus.

 

 

Le résultat de la récolte

Les douze ruches ont produit 35 kg de miel. L'apiculteur note que compte-tenu du problème affectant les ruches, cette récolte est exceptionnelle ! D'après ses dires, le terrain est très productif. Il faut dire que la situation est idéale : verger, prairie, étangs, arbres divers (acacias, tilleuls, châtaigners...).

L'apiculteur m'a offert 3 kg de "mon" miel (il ne l'a pas mélangé). C'est tout simplement le meilleur miel du monde !

 

Quelques photographies

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04/10/2007

S'installer et vivre à la campagne devient www.campagnard.net !

/album/martinique_authentique/736a7e1a1a35a84455d4e2a8a1905f2e.jpgS'installer et vivre à la campagne est désormais aussi www.campagnard.net !

Vous pouvez donc accéder au blog au choix par les deux adresses.

A bientôt pour de nouveaux sujets ! 

07/09/2007

Vu sur les bords de Marne, à à peine quelques km de Paris, des martins-pêcheurs !

875e58ef000d6504c3af9fd1ec01d56f.jpgAprès quelques longues semaines estivales de paresse intellectuelle, il est temps de me remettre à partager avec vous mes pensées sur le monde comme il est... et des soupirs sur comment il aurait pu être.

C'est donc en allant faire mon tour rituel sur les bords de Marne dimanche dernier que je suis tombé sur une rencontre impromptue : un oiseau avec un dos bleu métallique qui a escampé de la berge pour aller se réfugier dans les taillis de l'une de ces paisibles îles du fleuve.

Comme je n'avais jamais vu un tel oiseau irisé sous nos latitudes j'ai pas mal gambergé pour savoir à quelle espèce il aurait pu appartenir. Je ne l'ai vu que furtivement de sorte que sa forme générale et le détail m'ont complètement échappé. D'emblée je me suis mis dans l'esprit que c'était un oiseau tropical qui s'était enfui d'une volière ou d'une cage.  Je me  suis souvenu vaguement de ces tonalités similaires chez les colibris que j'avais pu observer de près dans le magnifique jardin de Balata à la Martinique. Bref, quelques jours se passent...

***

J'habite (pour plus très longtemps) dans un secteur pas mal éloigné d'un transport en commun. Pour accéder à une station du RER A, j'ai le choix de longer les bords de Marne. Ainsi, en habituellement vingt-cinq minutes de marche soutenue le long de la berge, j'accède à la station Neuilly-Plaisance.

Il faut s'imaginer la Marne à cet endroit. Nous sommes à quelques 10 km à peine du centre de Paris ! La Marne dans ce secteur est un fleuve assez fréquenté. D'une part il y a les péniches, mais aussi les écoles d'aviron, les pêcheurs et souvent des m'as-tu-vus avec leurs puissants bâteaux à moteur. De plus, les berges sont la plupart du temps bétonnées. Il y a certes quelques arbres et massifs tout le long, mais nous sommes dans un milieu assez urbain et sous affluence surtout les fins de semaine. Je passe l'aspect pollution. On y voit de tout ! Depuis les bouteilles et des caddies de supermarché jusqu'à des drôles de mousses... Un jour, j'ai même aperçu une peluche géante qui dérivait les membres ballants. Le genre de peluche qu'on trouve à la Foire du Trône.

C'est donc en revenant du RER que j'ai pu tomber presque nez à nez avec ce même oiseau. Cette fois-ci il observait paisiblement le fleuve debout sur le chemin de la berge. J'ai bien reconnu ce profil caractéristique d'oiseau trappu au bec long et fort. Je me situais à environ quatre ou cinq mètres. Au moment où j'ai sorti mon téléphone mobile pour le prendre en photo, évidemment il s'est envolé !

Puis hier matin en faisant le trajet inverse, j'en ai revu un dans les mêmes circonstances. Et lors de son envol j'ai bien perçu son dos bleu métallique.

Cela signifie donc que malgré la pression exercée sur le milieu par l'urbanisme et la pollution, une troupe de martins-pêcheurs a réussi à s'installer entre grosso-modo la passerelle de Bry et la pont de l'A86 à Nogent. Je n'en avais jamais vu jusqu'à ce jour. Pourtant je vous garantis que j'emprunte plusieurs fois par semaine les bords de Marne.

C'est plutôt réjouissant. Toute la question est de savoir si ces martins-pêcheurs ne sont que de passage (ils iraient vers le nord suite au réchauffement climatique ?) ou bien s'ils s'installent ou se ré-installent de façon durable parce qu'en fin de compte ils se sont adaptés à ces conditions urbaines.

Je ne suis pas sûr de la sous-espèce observée, alors il se peut que la photographie de cet Alcedo atthis (Martin-pêcheur commun) ne soit pas fidèle. Celui que j'ai vu me semblait moins roux, plus noir...

 

Pour en savoir plus sur cet "oiseau fabuleux" visitez la page Wikipedia sur le Martin pêcheur d'Europe et le portail Oiseaux.net.

Crédit photo : NaturePhoto-CZ 

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